Une toile, une journée, une ville

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Lun 28 Nov - 21:47
Nacro avançait comme à son habitue à la capitale. Une tenue de tête haute, fixant les passants et le paysages d’un air inquisiteur sous un sourire léger. Son foulard d’un rouge sang serrait doucement son cou, comme s’il tentait d’épouser sa peau. Habillé, d’une tenue ne laissant aucun doute sur son rang, il attirait le regard des passants et beaucoup murmuraient sur son passage. Le légendaire peintre était de passage à la capitale ? Cela faisait des années qu’on ne l’avait pas vu se balader ainsi. Quand il venait à la capitale, c’était surtout pour livrer une toile à la royauté et donc il volait directement jusqu’au palais… Le voir à L’Acropole ? Etonnant… Surprenant même. Son frère se tenait derrière lui, en bon garde du corps, près à réagir au besoin. Ce dernier avait sous le bras une toile empaquetée, et on devinait, dans son sac, le matériel d’écriture. Un peintre et un écrivain. Un silencieux et un soldat. Un frêle et un fort. Un partenariat qui se complétait mais qui restait étonnant. Les Sorelio… Famille guerrière et noble du Clan du Vent, connue pour le prodigieux peintre et le tendre écrivain… Paradoxe quand tu nous tiens.

Le vent souffla plus violemment, comme pour saluer l’arrivée des êtres connus sur la place de l’Acropole. Nacro se posa sur le bord de la fontaine et sorti son carnet à croquis. Il inspectait les gens qui passaient, en interrompant certain d’un geste, Fornio se chargeant d’expliquer la demande du muet. Il offrait ses dessins rapides. Signés et authentiques, ils pouvaient valoir une fortune. Le peintre se fichait de ce que devenait ses œuvres. Il espérait juste faire réagir des émotions. Ces dessins n’étaient qu’éphémère, seuls ses toiles restaient éternelles.

-Mon frère, je pense que nous avons une petite heure d’avance sur notre rendez-vous.

Une indication qui n’attendait aucune réponse. A part un léger hochement de tête de la célébrité. Il dessinait un petit enfant humain qui tenait une fleur, le modèle se tenant droit aux côtés de sa mère qui en pleurait de joie. La place était bondée. Les gens faisaient la queue pour se faire dessiner ou simplement regarder. Au milieu de cette foule, une personne attira le regard de Fornio, une personne blonde qui semblait pressée d’avancer.

-Mesdames, Messieurs. Reculez je vous prie.

Le géant blond fit reculer le peuple jusqu’à se tenir devant la blonde qui avait attiré son regard. Nacro regardait lui aussi cette femme, belle il ne fallait pas en douter.

-Jeune dame. Puis-je avoir l’honneur de connaître votre demande ?
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Dim 4 Déc - 20:13
Azelle marchait non loin de la place de la fontaine, vu le monde, l’artiste ne devait pas être très loin.

La nymphe était arrivée la veille. Pour une rare fois, elle avait loué une chambre dans un hôtel. Un bain chaud parfumé à la rose, il n’y avait rien de mieux sur terre pour relaxer. Maintenant, propre de la tête au pied, malgré le voyage qui avait précédé. Maquillé et préparé pour la rencontre importante d’aujourd’hui.

C’était une journée importante qu’elle attendait et avait prévu depuis plusieurs mois déjà. Un de ses clients exigeait une toile de ce grand peintre. Malheureusement, les toiles en vente sur le marché étaient rares, la plupart étaient déjà dans des collections privées. Ayant plus d’un tour dans son sac, elle avait réussi à remonter jusqu’à l’artiste lui-même pour lui commander une toile. Le prix vaudrait la grande qualité de l’œuvre et son client était tellement ravi qu’il se souciait peu du prix au final.

Azelle avait peu de clients particuliers qui n’étaient pas des marchands, mais ce client particulier était beaucoup trop payant pour refuser de faire avec lui sur le principe qu’il n’était pas un marchand. Avec un peu de chance, elle pourrait lui racheter une ou deux pièces qu’il ne désire plus dans sa collection privée pour faire de la place pour cette toile de grand maître.

Les grands moyens avaient été mis en place pour assurer l’arrivée de la toile des mains de l’artiste à son client. Tous les frais étaient couverts par son client. Une chance unique pour la femme qui devait s’assurer de l’arrivée sainte et sauve de la toile. Des mercenaires et gardes personnels de son client avaient été mis en place pour le transport. Azelle devait simplement coordonner le tout et réceptionner elle-même la toile. Elle devait tout de même justifier sa présence dans ce processus tout de même.

Pour la peine, Azelle était retournée voir la couturière qui faisait ses robes du temps qu’elle vivait telle une bourgeoise dans la haute société. En moins de temps qu’il en fallut pour dire bonjour à la couturière et lui expliquer la raison de sa présence qu’elle avait à sa disposition une robe.

C’était dans cette tenue, une robe de dentelle et de soie ivoire et verte, parfum léger de rose pour accompagner et d’un lys dans les cheveux, qu’elle marchait dans les rues de la capitale du vent. Sous sa robe, elle portait un short et l’un de ses fouets juste au cas où. Elle jetait régulièrement son regard autour. Son attention fut attirée par les murmures et excita de la foule. L’artiste devait être d’avance pour qu’il y ait autant de gens à cette heure.

D’un pas décidé, elle passa au travers de la foule pour arrivé devant, ce qui devait être, le garde personnel de l’artiste. Ses yeux de glace se posèrent sur l’homme sans gène, mais sans excitation particulièrement. Son regard divergea légèrement vers l’artiste qui confirma qui était l’homme qui venait de l’interrompre.

Avec politesse elle fit une légère révérence en ne faisant que baisser les yeux et la tête. Hors de question de faire la grande révérence avec la robe. Elle avait tout de même de la fierté et ne comptait pas passer pour une simple fille de joie prête à relever sa robe.

– Je suis Azelle Blancvent, la marchande qui a fait la commande de la toile pour le client qui désire agrandir sa collection privée.

Ses yeux blancs ne se posèrent pas sur l’homme, mais sur l’artiste. Ce n’était pas une façon d’ignorer le garde, mais une façon polie de s’imposer et de s’adresse plus directement avec l’artiste sans pour autant dépasser le garde et empiéter dans la bulle de protection que maintenait le garde de l’artiste.

– Si je puis me permettre, vous êtes d’avance, ce n’est pas pour me déplaire. J’ai réservé le salon de thé pour que nous puissions discuter en discrétion et sous protection. Si cela vous convient toujours.

Son regard parti de biais vers le garde, pour savoir si elle avait l’autorisation d’approcher l’artiste. Question de politesse et de respect de l’étiquette. Qu’il respecte cette étiquette ou non, elle le ferait pour représenter son client qui n’avait aucune envie que l’artiste change d’avis.



Lentement, je vais reprendre le RP. ENFIN

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Lun 12 Déc - 22:23
Nacro continuait de fixer la blonde, ses doigts finissant le croquis du jeune homme. Elle était belle il était vrai, elle ferait même un excellent modèle mais il venait pour offrir une toile en échange d’un paiement et rien d’autre. L’argent n’intéressait pas trop Nacro, il ne fallait pas le croire vénal, mais toute personne doit bien vivre et puis le client avait tant insisté pour payer… L’argent était la source de bien trop de maux, si seulement les races pouvaient se séparer de ce fléau ou du moins apprendre à le contrôler…

L’air s’échappa de ses lèvres dans un soupir silencieux alors qu’il rendait le croquis à l’enfant, allant jusqu’à le serrer tendrement dans ses bras. La mère manqua de s’évanouir, alors que l’enfant tremblait de joie. Il fit un signe à son frère, laissant la jeune femme approcher, avant de lui envoyer un dessin étrange qu’il avait griffonné. Le blond l’attrapa entre ses doigts puissants et le parcourut du regard avant sourire et de faire une profonde révérence à la nymphe, tout comme son frère.

-Noble dame Blancvent, c’est un honneur de vous rencontrer. J’ose espérer que vous ayez fait un excellent voyage et vous remercie d’avoir réservé le salon. Puis-je vous tenir compagnie pendant que vous nous y guidez ?

Nacro s’avança en laissant une distance d’un peu plus d’un bras entre eux d’eux, et il offrit sa main à son hôte. Il souriait doucement alors que Fornio attrapait leurs affaires et se chargeait d’éloigner la foule.

-Elle a de la chance…
-Cet homme est un excellent parti et il est d’une gentillesse légendaire.
-Madame Sorelio est encore dans les bonne grâce de la Reine j’ai entendu, se marier à l’un de ses enfants et c’est la porte ouverte à la cour royale.
-Mais j’ai entendus dire qu’ils ne cherchaient pas l’amour, c’est fort dommage pour de si beaux garçons…

Fornio eut un soupir irrité et il osa s’approcher de la jeune Azelle afin de lui parler tout bas.

-Veuillez excuser les rumeurs… Mais c’est quelque chose de quotidien quand nous paraissons en ville. Je vous promets que nous ferons le plus vite possible.

Il se sentait gêné pour elle, tout comme Nacro qui semblait pressé de trouver le salon de thé pour enfin pouvoir parler tranquillement.
HRP:
 
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