Premiers pas vers une louve.

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Jeu 1 Sep - 19:09
Voilà déjà quelques jours que la forêt se faisait calme. Il faut dire qu'avec l'été et le temps lourd, tous préféraient se réfugier dans un abri frais pour fuir la chaleur accablante. Même sous l'épaisse frondaison, la lumière filtrait comme désireuse de toucher les malheureux de ses rayons ardents. Cela offrait aux rêveurs des jeux de lumières qui avait le don de plaire à celle qui errait dans les bois.
En effet au milieu du vert majeur de la forêt se tenait une forme blanche qui avançait lentement, le regard se perdant ça et là d'un air qui pouvait paraître distrait. Parfois l'un de ses oreilles se redressait légèrement comme pour mieux capter les sons qui lui parvenaient au-delà du chant des oiseaux et des stridulations des grillons et autres insectes bourdonnants. Derrière son masque elle observait la nature autour d'elle, son couteau à la main.

Parfois elle s'arrêtait, se penchant et coupant une ou deux plantes avec lenteur, les reniflant, en prenant un bout pour le porter à sa bouche avant de le recracher entre ses doigts pour le jeter au sol, conservant son masque. Puis elle reprenait sa route toujours aussi tranquille comme si rien ne semblait pouvoir la surprendre en ces lieux.

Après un petit quart d'heure de cette marche, elle arriva dans une petite clairière alors que le jour semblait désireux de se laisser aller contre l'horizon, mourant dans ses bras au profit d'une nuit qui se promettait salvatrice. La clairière bien que petite, restait convenable pour y établir un campement et c'est ce que fit la donzelle qui entreprit de se préparer un feu qu'elle envisagea d'allumer qu'une fois la nuit vraiment posé sur ses terres.

En l'attendant elle entreprit de sortir les herbes qu'elle avait ramassé, commençant à les trier avec lenteur, les observant, sélectionnant les parties qui l'intéressaient et mettant de côté ce qui lui serait utile pour un autre moment. Elle préparait tout cela avec tranquillité, relevant parfois le visage comme si quelque chose la troublait dans les sons ambiants de l'épaisse forêt. Ses yeux semblaient se perdre dans l'épaisse toison de feuillage avant de redescendre sur ce qu'elle faisait, continuant de préparer la suite de son opération. Ainsi fioles, cuillères, couteau, planche, huile, graisse, herbes, racines, baies furent de la partie puis elle sortit un mortier et entreprit de commencer ses préparations.

La lumière déclinait lentement mais pourtant la faune ne semblait pas s'en inquiéter, son feu étant prêt à être allumé. Cependant il lui semblait percevoir un son qui sortait de l'ordinaire, aussi prit-elle la parole. Sa voix était douce, légère mais restait audible pour toute créature à proximité.

"A celui ou celle qui erre et tourne. Soyez le bienvenu et si l'envie vous sied, je vous invite à vous joindre à moi ce soir. Je ne suis point riche mais j'ai toujours assez pour calmer la faim et la soif de ceux qui le demandent."
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Ven 2 Sep - 22:39
Cela faisait plusieurs jours que j’avais quitté l’elfe et son abri rocheux. J’avais récupéré mes forces et avait décidé d’enfin quitter la grotte pour aller voir de mes propres yeux ce qu’il s’y trouvait autour. Malheureusement mes quelques connaissances en survie de forêt ne pouvaient suffire à une jeune citadine comme moi. Car oui, je n’avais aucune réelle expérience en survie en forêt sous forme humanoïde et ces quelques jours m’en avaient convaincue. Mon chignon était à moitié défait, mon visage et mes bras avaient été griffés puis avaient guéris là où les branches et ronces m’avaient agrippé, le bas des vêtements que mon ancienne compagne de survie m’avait passés étaient abimés et je ne parlais même pas des chausses qui semblaient avoir été lacérées jusqu’à la moelle.

Cependant, je profitais pour la première fois de mon odorat semi-humain sans parasites bipèdes. Je n’arrivais toujours pas à croire que j’avais pu me passer de toutes ces choses en restant dans une ville. J’étais certes profondément triste d’avoir abandonné mon père et ma fratrie mais ce que je que je découvrais à chaque respiration, à chaque fois que je tendais l’oreille, était juste magique. J’aurais tant voulu faire découvrir tout cela à mes frères et sœurs : leur permettre de voir les rayons ardents du soleil bondir de feuilles en feuilles dans un chatoiement de lumière et toutes les autres merveilles qui m’entouraient.

Mais trêve de rêverie. Il fallait arrêter de ressasser le passé. Je devais trouver un abri car même sans avoir vécu longtemps en ces lieux je me doutais qu’une chaleur si étouffante ne pouvait qu’être dissipée avec un très fort vent ou une averse impressionnante et quelque soit la solution je voulais être à l’abris lorsque cela arriverait. Les rayons du soleil commençaient à se faire plus discrets et je n’avais mangé que quelques  fruits et une lanière de viande séchée depuis ce matin: j’avais besoin de plus consistant. C’est à ce moment-là qu’une odeur connue fit frémir mes narines : le feu. La senteur de  bois qui noircissait et de la pierre qui chauffait se mélangeait, discrète, aux fragrances presque habituelles de la forêt. Je n’étai s pas une professionnelle mais j’étais presque certaine qu’un feu de forêt aurait eu un fumet bien plus prononcé et je décidais de trouver d’où provenait cette odeur.

Je tournais un certain temps avant de comprendre d’où venait le feu que je traquais. Je flânais, le nez en l’air, veillant à ne pas perdre une miette de ma nouvelle proie, aussi immatérielle soit-elle. Trop concentrée, je trébuchais sur une racine, menaçait de tomber mais me rattrapais au dernier moment grâce au tronc qui menaçait de rencontrer mon crâne. Je grognais de mécontentement et me redressais en frottant ma main contre le tissu de mon ample chemise sale lorsqu’une voix presque chantante retenti à mes oreilles. Je jetais un œil dans la direction de cette dernière puis m’approchais de la clairière.

Celle-ci n’était qu’à quelques mètres de moi, je fis attention ou je mettais les pieds tout en humant l’air : le feu que je suivais depuis tout à l’heure était celui de l’étrange créature qui se tenait derrière le feu. Cette dernière ne semblait pas avoir de pieds mais des sabots poilus et un étrange masque recouvrait son visage entouré d’une crinière de cheveux presque tout aussi blancs. Je restais là, un instant, à la lisière de cette clairière, pour observer cet étrange individu. J’hésitais sur la marche à suivre : pouvais-je lui faire confiance ? Très certainement pas. Ceci étant, sa pose ne me semblait pas agressive et je choisis de m’approcher lentement. Je lui laissais ainsi la possibilité de réagir et me laissait l’occasion de dévisager ouvertement mon hôte. Je finis par m’agenouiller, laissant le feu entre nous et pris la parole à mon tour :

- Merci de bien vouloir m’accueillir autour de votre feu. Je n’ai malheureusement rien à ajouter à notre diner si ce n’est une ou deux lamelles de viande séchée.


J’agrémentais ces paroles d’un sourire qui se voulait chalereux.


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Dim 4 Sep - 11:32
La fauve avait pris la parole, conservant sa posture assise, jambes croisés en position du lotus. Ce n'était pas la plus pratique pour se lever en cas d'attaque mais c'était la plus agréable pour travailler. Elle avait son bâton posé près d'elle ainsi que sa besace, elle mise de l'autre côté, toujours ouverte et offrant à la vu de ceux qui s’approcheraient, un contenu assez diversifié entre objets courant et matériel de guérisseur.

La faune tourna la tête en direction des arbres d'où émergea une demoiselle qui semblait en bien piètre état. Sa tenue semblait avoir souffert dans les bois et laissait sous entendre que ce genre de vie n'était pas dans ses habitudes. Pourtant la créature de neige percevait une certaine suspicion de sa part et pouvait le comprendre. La vie en solitaire obligeait souvent à la méfiance et Vahani ne dérogeait pas à la règle. Elle la laissa prendre place face à elle, l'écoutant en penchant un peu la tête. Un sourire invisible à l'inconnue se dessina sur ses lèvres et elle répondit simplement.

"Il n'y a pas d'inquiétude à se faire. Je n'ai que peu de bien mais la nature m'offre ce dont j'ai besoin. Si le coeur vous en dit partagez votre viande sinon profitez de ce que j'ai."

La brebis reporta son intérêt sur ses préparations et acheva ce qui semblait être un baume, déversant la mixture dans un pot de verre qu'elle ferma avec un bouchon de liège. Avant de sortir une gourde dont elle se servit pour arroser son mortier afin de le rincer puis sortit un sachet de graines qu'elle écrasa, y ajoutant des baies, quelques fruits sec qu'elle écrasa grossièrement rendant le mélange gluant et hétérogène. Il y avait près d'elle une pierre plate et elle s'en servit, posant deux galettes de l'étrange mixture et arrangea un peu le feu afin de pouvoir poser la pierre sur des braises.

"Puis-je savoir la raison de votre présence ici ? Vous ne me semblez fort peu équiper pour errer dans les bois seule donc je me questionne."

La demoiselle avait pris la parole de sa voix calme et douce. Une voix qui pouvait donner envie de rêver, propice aux berceuses et à la paix. On pouvait presque sourire en imaginant cette faune courir et sauter l'éternel haie servant à conduire les humains au pays des songes en comptent les moutons. Mais ce masque en revanche pouvait laisser la méfiance s'égrainer dans l'esprit des plus prudents.
Soudain un léger bruit de vent se fit et deux yeux prirent forme auprès de la brebis. Deux yeux bleus et froids semblable à des flammes dans l'halo de fumé noir et une voix grave et profonde vint troubler le silence du duo.

"Veux-tu que j'aille chercher de quoi étayer ton frugal repas Vahani ? Car là tu offres une bien maigre pitance à ton invité."

L'ombre se tourna vers la demoiselle au-delà du feu et sembla prendre la forme d'une tête de loup alors que la faune continuait de cuisiner, ne semblant pas faire cas de l'étrange créature à son côté, répondant sans un regard.

"Si le coeur t'en dit d'aller chasser, je pense que de la viande fraîche pourrait changer de d'habitude. Qu'en dites-vous ?"

Cette fois ce fut Vahani qui releva son visage masqué vers l'étrangère, la questionnant, lui laissant prendre part à cette conversation alors que l'ombre semblait se désintéresser de l'invité pour se mettre doucement à grandir alors qu'il s'éloignait de la lumière des flammes, profitant de la nuit naissante pour prendre forme, ses traits se matérialisant sous son aura brumeuse. Malgré sa forme de loup, il se contentait d'observer le duo près des flammes, s'asseyant sur ses fesses, restant dans à la jonction des ombres comme si la présence du feu le gênait, attendant semblait-il la réponse de la demoiselle pour agir.
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Sam 17 Sep - 13:38
Il ne me semblait pas avoir vu une telle créature de toute ma vie. Etait-ce réellement quelqu'un ou bien une hallucination magique comme on pouvait en entendre parler dans les histoires ? Le loup au fond de moi semblait aussi intrigué et semblait associer cette créature à une brebis. Je trouvais cela étrange et fronçais les sourcils tout en passant mettant mes mains près du feu comme l'aurait fait n'importe quelle personne ayant froid. Ce devait paraître étrange sachant que les nuits, comme les journées, étaient plutôt chaudes ces temps-ci. La chaleur réelle des flammes m'assura que je ne devais pas être face à une illusion. Je n'étais pas mage le moins du monde mais les sensations et les odeurs me semblaient bien réelles.

Je me demandais à nouveau lorsqu'elle me proposa de me laisser partager son repas. Non seulement le son de sa voix me semblait inhumainement musical et doux mais jamais personne ne m'avait offert un repas entier par pure bonté. Je fronçais les sourcils, méfiante mais m'abstint de tout commentaire. Je la regardais donc vaquer à ses occupations en silence. Je sentais les odeurs se mélanger à mesure qu'elle écrasait entre eux les divers ingrédients nécessaires à sa mixture. C'était une utilisation des plantes que je n'avais jamais vu : en ville les guérisseurs gardaient leurs recettes pour eux et les recettes de grands-mères semblaient extrêmement simples face à ses préparations.

J'étais plongée dans une profonde observation lorsque l'inconnue repris la parole. Pour peu que cette créature en face de moi soit une fille, ou une femme, ou encore une femelle. Je ne savais pas comment elle était considérée dans sa race. Ceci dit, cela n'avait pas d'importance. Je pris un instant pour réfléchir aux informations que j’allais lui donner. Je finis par répondre :

- Je suis partie de chez moi pour découvrir le monde en pensant être à la hauteur de ces lieux sauvages. Comme vous le voyez ce n’est pas le cas. Et vous, que faites-vous ici et de quel peuple venez-vous ?

J’allais esquisser un sourire lorsqu’une étrange créature vint nous rejoindre. Je me redressais subrepticement, prête à contrer une quelconque agression. Je commençais à peine à accepter que la créature blanche en face de moi puisse être réelle quand vint cette fumée à la voix rauque. Je serais un poing, tant pour me préparer à une quelconque agression que pour vérifier que je ne rêvais pas en me plantant les ongles dans la paume. La douleur m’assura que non, je n’étais pas dans un rêve. Un grondement naquit ma gorge lorsque l’ombre commença à prendre une forme bestiale et s’adressa à moi : je ferais baisser les yeux à cette créature pour lui montrer que je lui étais supérieure.

Le grognement se perdit dans ma gorge lorsque ce qui semblait être un loup sombre l’éloigna du feu et donc de moi. Une partie de moi était contente d’avoir fait fuir ce faux loup tandis que l’autre était au courant que ce geste pouvait n’avoir aucun lien avec ma provocation. Je pris à nouveau le temps de juger quelle serait la réponse la plus adaptée mais cette fois-ci j’étais vraiment sur mes gardes : prête à me battre avec les quelques moyens que j’avais :

- Ce serait avec joie, malheureusement je n’ai rien à vous donner en échange. Que souhaitez-vous avoir en contrepartie ?


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Sam 24 Sep - 16:22


- Je suis partie de chez moi pour découvrir le monde en pensant être à la hauteur de ces lieux sauvages. Comme vous le voyez ce n’est pas le cas. Et vous, que faites-vous ici et de quel peuple venez-vous ?


La jeune créature cessa un instant d'écraser ses mélange, semblant assimiler la réponse offerte par son interlocutrice. Une légère brise se leva, remuant l'épaisse toison qui sembla onduler doucement comme une marée crémeuse alors que les mèches de la donzelle qui lui faisaient face dansaient avec plus d'entrain et de légèreté. Puis lentement elle reprit sa besogne, sa voix venant peu après pour accompagner le son de ce qu'elle faisait.

"Allons un enfant n'apprend pas à marcher en un jour vous savez. Le temps vous enseignera à survivre en ces lieux, je le fais bien alors tout le monde le peut."

Elle releva son visage vers l'inconnue, esquissant un sourire invisible à ses yeux, penchant un peu la tête sur un côté comme un animal curieux avant de reprendre, rinçant ses affaires après avoir mis sa mixture dans un contenant en verre, le fermant avec soin.

"Quant à moi je me nomme Vahani. Je suis une faune et je vais là où l'on requiert mes services... Quant à mon peuple je suis enfant de la terre mais je pense que c'est ma race qui vous intéresse. Si c'est le cas sachez que je suis une faune. Enfin je le crois."

Alors qu'elle parlait, Loup vint se mêler à l'échange, prenant forme près de sa maîtresse qui sentit son invité se tendre face à cette apparition peu naturelle. La faune, elle n'y fit pas grand cas, habituée depuis bien longtemps aux caprices de cette ombre étrange et lointaine, lui répondant tranquillement alors qu'elle cuisinait. Elle sentit l'ombre s'éloignait, surement désireux de retrouver sa forme. La brebis releva son visage masqué vers la demoiselle qui ne semblait toujours pas décidée à se détendre et écouta sa réponse, penchant une nouvelle fois la tête, répliquant du tac-au-tac.

"Allons bon, il n'est pas courant qu'un voyageur réclame quoi que ce soit pour sa générosité. J'ai déjà bien du mal à demander mon dû quand j'apporte mes dons aux malades, ce n'est pas pour le faire avec une invité."

La faune se leva, époussetant ses jambes de caprins lui donnant une allure et une démarche étrange et alla chercher un peu de bois d'un pas tranquille se dirigeant vers l'ombre qui semblait attendre qu'elle passe sa main dans son pelage de fumée pour disparaitre dans le sous bois, offrant un dernier regard bleu à l'étrangère tandis que sa maitresse se penchait pour se saisir de deux trois bûches avant de revenir, reprenant la parole, d'une voix un peu gêné par le poids de son fardeau.

"Par contre je vous demanderais de ne pas vous en prendre à Loup. Je sais qu'il est étrange. Beaucoup le craignent mais sachez qu'il est aimable quoiqu'un peu bourru. Je vous prierais donc de vous détendre car je n'apprécie guère la violence."

Sa voix, quoique douce alors qu'elle posait son chargement à côté du feu, semblait laissé poindre une légère menace comme si l'usure de violence face à elle pouvait avoir des répercussions peu agréables. Cependant son ton était si serein qu'on pouvait presque en douter, surtout qu'elle continuait de s'activait comme si elle venait de parler de la pluie et du beau temps.

"Au faites quel est votre nom ? Que faisiez-vous en ville ?"

Une conversation bien anodine au coin du feu. Vahani semblait détendue, sereine comme si elle connaissait cette demoiselle depuis longtemps. Elle remit un peu de bois au feu avant d'aller chercher sa gourde à laquelle elle but en première, relevant son masque, laissant ainsi entrevoir le bas de son visage et ses lèvres à la demoiselle quelques secondes avant que le bois noir ne le recouvre à nouveau alors qu'elle lui tendait la gourde en peau de chèvre à la demoiselle, l'invitant à s'y désaltérer. Il s'agissait là d'un vin de basse qualité offert par les fermiers du coin. Il n'était cependant pas mauvais pour un vin du coin et avait au moins le mérite de ne pas risquer des intoxications comme avec l'eau.
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Sam 1 Oct - 15:30
Je pris le temps de la laisser parler. C’était donc ça un faune ? Je n’avais pensé en voir une fois dans ma vie. Ceci étant, elle avait beau sembler sereine, j’avais très bien compris le sous-entendu dans sa voix lorsqu’elle avait parlé de son « animal de compagnie ». Ce dernier s’appelait Loup semblait-il.

Je ne comptais pas me laisser impressionner par ces deux être aussi étranges mais ne voulais pas non plus baisser ma garde. Je choisis donc de m’assoir sur mes talons : une posture plus calme que celle que j’avais avant mais qui me permettait de réagir en cas de soucis. Je me rapprochais même du feu, non pas parce que j’avais froid mais plus pour montrer que je n’avais pas peur d’eux. Je la regardais donc amener le bois près du feu avant de nourrir ce dernier.

Je renflais discrètement avant de boire à la gourde et, comme l’odeur l’indiquait, ce n’était pas de l’eau. Je n’étais pas vraiment habituée à boire de l’alcool et me désaltérais donc le strict minimum avant de la lui rendre en la remerciant. Je lui répondis ensuite :

- Je me nomme Anya et je travaillais avec ma famille en ville.

Je posais mon sac à mes côtés pour sortir ma viande séchée au cas-ou le loup ne ramènerait rien et enchaînais :

- Je souhaiterais quant à moi savoir : tout d’abord qu’est-ce que ce Loup ? Enfin, je veux dire quel genre d’animal ou de créature est-ce ? Je n’en aie jamais croisé de telles auparavant, quel est votre métier et pourquoi êtes-vous dans les bois ?


Je devais avouer que malgré toute la méfiance que je pouvais avoir, j’étais autant intriguée par ce qu’elle avait fait devant moi que par son apparence quelque peu surréelle.


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