Qui va là ? [PV ° Orion]

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Dim 31 Juil - 19:20



Qui va là ?  

PV Orion






Un martèlement de sabots  brisa le silence calme de la forêt, le rythme des foulées était cadencé et rapide. On pouvait apercevoir une forme équine slalomer entre les arbres avec aisance, apparemment pas gênée dans sa course folle.
Napée avait quitté le groupe pour aller s’isoler un moment, le temps était lourd et quoi de mieux qu’une baignade au fleuve pour se rafraîchir. Or sa destination elle l’avait gardé pour elle pour éviter que les autres ne trouve l’idée intéressante et qu’elle se voit flanquée de tout le groupe. Oslo volait un peu plus haut, ayant un peu plus de mal à se frayer un chemin dans le feuillage des arbres, préférant volant librement. Napée ne voulait pas éveiller la curiosité et lui avait donc demandé de voler plus bas que d’ordinaire. De son côté elle était sous sa forme initiale, c’est-à-dire ses 4 pattes de jument et son buste de femme, elle portait à son taille sa petite dague et un sac accroché dans son dos avec des vêtements, ayant prévu de prendre possession de ses jambes de bipède.

Le fleuve se trouvait à une journée d’où était établit le groupe de centaure auquel elle appartenait. Elle avait donc quoi prit de quoi se restaurer durant les pauses, Oslo lui chassa de son côté, se trouvant des rongeurs par ci par là. La jeune centaure s’arrêta lorsque le soleil fut au zénith, elle attendit qu’Oslo trouve son casse-croûte puis mangea aussi. Elle prit son temps et profita du calme environnant, tendant l’oreille pour écouter les bruits propres au sein de la forêt. Des craquements de feuilles ou de branchettes, des couinements, des grattements. Napée perçut quelques respirations frénétiques, sa course avait dérangeait certains qui se terraient désormais dans leur terrier dans l’attente de pouvoir sortir sans craindre pour leur vie.

Cet environnement était propice à la réflexion, Napée s’y plongea en attendant que le soleil tape moins fort. Tout en mangeant ses fruits elle remonta quelques années en arrière et se remémora de ce fameux jour où sa vie bascula. Comme à chaque fois qu’elle repartait dans le passé, un frisson glacial lui parcourra l’échine, elle s’efforça tout de  même à se souvenir de ce qui s’était passé. Napée n’avait jamais été certains de ceux qui étaient venus troubler leur petite vie paisible et ne pouvait donc rien faire. Et même si elle savait à quel Clan appartenait ces malfrats, que pouvait faire ? C’est à peine si elle savait se battre, savoir chasser ne suffisait pas. Son oncle avait quitté ce monde avant qu’il n’ai pu lui apprendre plus que les bases. Napée ignorait également si cet incident était remonté jusqu’aux dirigeants du Clan de la Terre. A une époque elle avait eu le souhait d’aller les trouver pour demander justice mais ce n’était que pure folie. La centaure avait donc abandonné l’idée pour le moment, se préoccupant de son petit commerce et de refaire sa vie. Ce qui comprenait faire de nouvelles connaissances.

Au bout d’une heure Napée se remit en route, Oslo pas loin. Le reste de la route fut tout aussi calme, sans mauvaises rencontres. Elle croisa quelques marchands sur les routes mais sans plus. Elle dut rappeler Oslo qui s’égarait de temps en temps en partant fouiner à droite à gauche. La nuit était en train de tomber lorsqu’ils arrivèrent à destination, l’eau reflétait les couleurs du crépuscule. Napée se posa au pied d’un arbre pas loin, Oslo la rejoignit, repliant ses ailes dans son dos et s’approchant de sa maîtresse. Celle-ci lui fit une caresse sur sa peau d’écailles et quelques minutes après la petite Wyvern monta dans l’arbre juste au-dessus pour dormir. Napée regarda le cours d’eau un moment, mangeant ce qui lui restait puis ferma les yeux et attendit le sommeil.






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Lun 1 Aoû - 15:22



Qui va là ?


PV Napée




Une sacoche accrochée à son dos humanoide, et remplie de provisions, Orion avait quitté la capitale Woodan depuis maintenant deux jours, après y avoir passé quelques jours de commerces et de ventes des quelques ressources produites par son troupeau durant ces dernières semaines. A présent, le centaure foulait les routes du chemin inverse pour rentrer au bercail, seul endroit où il se sentait entier et libre de se mettre dans la forme qu’il voulait. Alors qu’il était resté sous forme humaine durant son court séjour, c’est que Woodan n’était pas très pratique pour les centaures et autres grandes espèces, il s’était changé en centaure dès que la première occasion s’était présentée. Et alors que la ligne d’horizon montrait au loin les premiers arbres de la foret, allez savoir pourquoi, son esprit lui suggéra un petit détour par le fleuve pour se rafraichir de toute cette route qui avait couvert ses sabots et fanons d’une fine couche de poussière de terre.

Jamais trop prudent, Orion attrapa sa lance, attachée entre son dos et la sacoche, et la garda en main alors qu’il faisait demi tour pour accéder au fleuve, quand bien même cela lui prendrait encore un jour de marche avant d’y arriver.
Prenant son temps, son attention se portait quelques fois sur telle ou telle petite bête qui courrait pour se cacher de lui et de ses gros sabots imposants, pensant sans doute qu’il ne les voyait ou ne les entendait pas. Parfois le centaure s’accordait quelques minutes de repos contre un arbre quelconque, et reprenait sa route peu après.

Finalement, Orion arriva au lieu désiré en milieu d’après midi, alors que le soleil cognait encore assez fort contre son crane brun chevelu. Son premier geste fut de se soulager en posant la lourde sacoche qui accablait son dos, ainsi que la lance, qu’il posa sagement contre un arbre, juste à coté du fameux sac en cuir. Le centaure, nu de tout vêtement, s'autorisa à se changer complètement en humain et s'en alla faire un brin de trempette dans l'eau fraiche et claire du fleuve pour s'y rafraichir. Il trempa d'abord ses pieds, ses genoux, son bassin, son torse, puis finalement il plongea complètement et ressortit de l'eau endormie quelques mètres plus loin, les cheveux raidis par la lourdeur de l'eau, et plaqués contre son dos. Le reste de l'après midi se déroula ainsi pour lui; seul, il profitait pleinement de l'endroit. Cependant, alors que le soleil se couchait, Orion entendit des bruits de sabots fort familiers pour son oreille de centaure, et, méfiant, il sortit de l'eau pour rejoindre bien vite ses quelques affaires tout en reprenant sa forme de centaure.
Fort heureusement, le, ou plutot la nouvelle arrivante ne le remarqua pas, et Orion aurait pu donc saisir cette opportunité pour partir, casanier qu'il était. Cependant, la curiosité le titilla, surtout qu'il s'agissait d'une femelle et que les hormones des beaux jours le travaillaient déjà, et le centaure s'autorisa à jeter un petit oeil intrigué. La sacoche restée sur place, il avait tout de même pris sa lance, et s'approcha silencieusement, enfin aussi silencieux que pouvait l'etre un centaure au corps robuste et lourd, de l'inconnue pour la détailler d'un peu plsu prêt, ne remarquant pas la wyvern perchée au dessus d'eux.








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Lun 1 Aoû - 17:21



Qui va là ?  

PV Orion






Le rêve de Napée ne fut pas ce qu’on peut qualifier d’agréable,  un cauchemar serai plus proche de la réalité. La scène qui se déroulait sous ses yeux ressemblait étrangement à celle qu’elle avait vu la nuit précédente et à celle de toutes les autres. Une des nombreuses séquelles du traumatise de la disparition de sa famille et de sa période d’esclavage. Napée gardait pour elle le contenu de ses songes et c’était surement pour cela qu’elle n’arrivait pas à s’en débarrasser, portant un lourd fardeau.

D’habitude elle se réveillait à un moment précis, ne pouvant en supporter d’en voir d’avantage. Cette fois ce ne fut pas le cas, Napée fut sortie de sa torpeur par les cris stridents d’Oslo. Sa wyvern de compagnie s’était perchée dans l’arbre pour passer sa nuit. Celui-ci ne dormait jamais complétement lorsqu’ils n’étaient pas chez eux, veillant sur sa maîtresse et pour l’alerter de la présence d’autrui.
Comme maintenant. Oslo s’était redressé en entendant un craquement qui avait réveillé son instinct. En effet ils n’étaient plus seuls, le familier ouvrit donc ses ailes pour intimider et poussa un cri à en vriller les tympans à celui peu habitué.

Napée ouvrit donc les yeux en sursautant et son regard tomba sur une silhouette imposante. Sous le coup de la panique Napée se mit debout avec déséquilibre, c’est qu’il fallait le soulever ce corps de cheval. Elle recula de quelques pas, les pattes encore groggy, elle manqua donc de tomber à la renverse. Ce fut seulement une fois droite comme un i qu’elle réalisa que la silhouette était étrangement familière. Un corps de cheval et d’homme ce ne vous rappelle rien ?
C’était donc un centaure qui se dressait devant elle, au premier regard elle ne le reconnut point et ne faisait donc pas parti de son groupe. En insistant un peu plus elle en conclut qu’elle ne le connaissait pas du tout, ce qui l’obligeait à rester dans la méfiance, cependant moindre qui s’il avait d’une autre race.

La jument fouetta l’air de sa queue, comme pour faire comprendre son mécontentement d’avoir été réveillée ainsi. Oslo battait toujours l’air de ses ailes, Napée poussa un hennissement et la créature cessa aussitôt. La question de la raison de l’attardement de ce centaure se posa ensuite mais avant tout chose il fallait rependre une apparence semi-humaine pour pouvoir dialoguer. Napée chercha donc sa cuirasse du regard, celle-ci était avec le reste de ses affaires contre l’arbre auprès duquel elle se reposait. La jument fit quelques pas pour aller la récupérer, baissant la tête pour l’attraper mais toujours en alerte au cas où l’inconnu décide de lui sauter dessus. Elle fit ensuite le tour de l’arbre pour avoir un minimum d’intimité et remplaça tête et encolure par son buste de femme, enfila sa cuirasse et réapparut.

« C’est pas très prudent d’approcher d’une wyvern qui dort »







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Mar 2 Aoû - 13:00



Qui va là ?


PV Napée





Comme il s’y attendait un peu, ce n’était pas une femme, ou même une demie femme, qu’Orion avait sous les yeux, mais une jument, paisiblement assoupie, quoique ses traits contrariés laissaient deviner le contraire.
Alors qu’il allait pour s’approcher un peu plus, le centaure fut surpris par un cri strident au dessus de sa tête. Levant le nez, il remarqua une wyvern, plus petite que ce qu’il croyait selon les récits pour gosse, et fit un pas en arrière par réflexe, tandis qu’à ses sabots, la jument se réveillait de surprise.

L’entendant remuer, Orion quitta la bête du regard pour poser à nouveau ses yeux sur la jument. Il recula encore d’un pas histoire de ne pas rentrer en collision, tandis que l’inconnue se levait péniblement, et le dévisageait. Une fois cette observation effectuée, pas très satisfaisante en vue de ses petits gestes d’agacements et de méfiance, la jument s’en alla faire le tour de son arbre, et Orion en profita pour détailler un peu mieux la wyvern, qui s’était calmée après un semblant d’ordre de la part de sa maitresse. La bête n’était, en elle-même, pas très impressionnante, mais il fallait avouer qu’elle dégageait quand même quelque chose qui poussait au respect.
A nouveau Orion la quitta des yeux, non sans un dernier regard expressif, main serrée sur la lance qu’il tenait toujours, et posa à nouveau ses yeux sur l’inconnue, qui avait enfilée une cuirasse précédemment ramassée, et qui avait repris sa forme de centaure. En l’entendant, Orion haussa un instant les sourcils et répondit presque aussitôt, d’une voix posée et profonde.

« Ce n’est pas très prudent de dormir seule dans un endroit aussi vaste. Qui sait ce qui pourrait arriver.»

Il fallait l’avouer, cette femme était tout à fait à son gout. Orion s’autorisa à la détailler d’un regard purement masculin qui analyse un nouveau corps devant lui, puis dans un gros bruit de sabot typique des Frisons, il recula un peu pour pouvoir avoir dans son champ de vision la bête et sa propriétaire ensemble.

« Au moins vous avez un bon gardien. »

Sur cette dernière phrase, il commença à faire demi-tour, lance toujours en main et prête à servir, et se dirigea vers son sac de provisions qui attendait toujours sagement contre un autre arbre à quelques mètres, non sans un dernier regard envers la bête pour voir si elle s'apprêter à lui arracher les cheveux ou la queue.








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Mar 2 Aoû - 15:30



Qui va là ?

PV Orion






Entourée de centaures depuis sa tendre enfance, Napée savait plus ou moins à quoi s’attendre avec un spécimen mâle. Bien entendu chacun était unique et avait sa particularité. Au premier coup d’œil elle devina que celui devant ses yeux n’avait rien d’un jeunot qui sort pour la première fois sans demander l’autorisation. Ce centaure était à vrai dire clairement l’opposé, plutôt d’âge mûre et bien formé.

La centaure s’efforça d’interrompre sa contemplation pour se concentrer sur ce qu’il lui disait. Elle se fit ensuite la réflexion qu’elle aurait pu tout autant continuer de le détailler. Qui était-il pour lui faire ce genre de remarque, à part un parfait inconnu. Sa madame libido fut cependant soudainement intéressée par ce qu’elle avait sous le nez. Napée chassa rapidement ce genre de pensée de son esprit embrumé.

Elle remarqua que lui aussi avait attardé son regard mais n’en tira aucune conclusion. Lorsque le centaure parla la seconde fois Napée se détendit un peu. Oslo le fixait toujours d’un œil incertain et portait par moment son attention sur Napée en attente d’un geste ou d’un ordre. Sa maîtresse se tenait toujours au même endroit alors que l’inconnu s’en alla récupérer ses affaires posées pas loin. Elle prit un peu plus au sérieux sa remarque et admit qu’elle n’avait pas choisi un endroit approprié pour dormir.

« En effet oui »

Alors qu’il était de dos elle put aisément reprendre là où s’était arrêtée par simple curiosité. Plutôt grand, ce qui devait être pareils sous forme humaine, musclé mais sans que cela devient vulgaire à son goût, chevelure aussi sombre que son corps d’équidé, et des yeux vert. Napée tiqua sur ce détail et fit donc un pas vers lui.

« Vous n’êtes pas de la capitale »


C’était plus une affirmation qu’une question finalement. Oslo décida que c’était le bon moment pour aller se rafraîchir et vola donc jusqu’au bord du fleuve. Napée en profita donc s’approcher de l’eau aussi, elle n’était plus seule mais tant pis. La wyvern s’était approchée de l’inconnu et sniffa ce qui devait être son sac de provisions.

« Oslo tu veux que je t’aide ? »


La créature se redressa en poussant un petit cri et se posa sur la berge, partant ensuite trouver son petit déjeuner en se dandinant.







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Mar 2 Aoû - 22:38



Qui va là ?


PV Napée





Orion se redressa lorsqu'elle lui parla de la capitale. Cette déclaration lui sembla assez évidente, et le centaure se redressa tandis qu'il mettait la lourde sacoche sur son épaule, juste avant que la wyvern ne vienne fouiner dans le sac, d'ailleurs. Orion, une fois redressé, se tourna vers elle, et répondit d'une voix assez ferme, même plutot froide, comme si sa remarque/question l'avait agacé.

« Bien sur que non, avez vous déjà vu un centaure dans la capitale »

Ca n'était pas non plus une question, tellement la chose semblait évidente. Certes la capitale était grande et belle, mais il était fort rare d'y voir un centaure. Déjà parce que là bas, les centaures n'avaient clairement pas la place d'y vivre et circuler librement, mais aussi parce que le caractère nomade des centaures ne permettait pas d'y vivre pleinement sans se sentir oppressé. De plus, pour une raison qui échappe à tout le monde, les centaures étaient assez mal vus, que ce soit dans cette capitale ou ailleurs. Après tout, n'étaient-ils pas des animaux, malgré leur caractère humain ?

« Je viens d'un troupeau, uniquement constitué de Frisons, qui s'est établi il y a plusieurs années dans la grande foret, cela fait quelques années déjà. »

Sur ce, Orion inspira et redressa sa lance qu'il tenait toujours dans sa main droite. Le centaure jeta un oeil à la wyvern qui prenait joyeusement son déjeuner tel un chaton insouciant.
Sur le coup il se demanda pourquoi il racontait ça. Après tout, pour ce qu’elle en avait à faire, cela ne servait pas vraiment à grand-chose de dire tout ça. Retournant dans son mutisme habituel, le centaure remit sa lance dans son dos, et reposa ses yeux sur la dame, se mettant en parfait contraste, dos au soleil couchant, ce qui faisait ressortir se regard vert. L’espace d’un instant il fut tenté de demander son nom, mais se ravisa, et après une cours réflexion, il secoua vaguement la tête.

« D’où venez vous ? »

Son regard s’était planté dans celui de la jeune femme. D’une étrange façon, elle l’intriguait, sans que ce soit sexuel bien évidemment, bande de petit coquinou. Un soupir souleva sa poitrine musclé tandis qu’il attendait la réponse.









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Mer 3 Aoû - 11:50



Qui va là ?

PV Orion






Napée suivit un instant son familier des yeux, un peu amusée de le voir ainsi avec un parfait inconnu. La centaure se fiait assez souvent à l’instinct de son ami, celui-ci s’était montré agressif envers le centaure mais simplement parce qu’il lui avait fait peur. Or elle remarquait la différence de comportement d’Oslo et le fait qu’il aille manger tranquillement lui montrait qu’il n’y avait pas de danger imminent. Oslo était encore jeune et Napée gardait donc une certaine réserve.
Le ton sur lequel l’inconnu lui répondit la mit sur la défensive, elle n’avait fait qu’une simple constatation, il n’avait nullement besoin d’être désagréable avec elle. Sa stature, sa façon de se mouvoir, son regard ne laissait aucun doute sur le fait que monsieur vivait éloigné de la civilisation. Non qu’elle ne le prenait pour un rustre mais Napée devinait qu’il préférait sans doute la tranquillité d’une plaine que l’agitation d’une rue commerçante comme vie quotidienne.

Napée était sur le point de lui répondre sur le même ton pour lui faire comprendre qu’il n’y avait pas lieu d’être aussi renfrogné. Cependant son interlocuteur fut plus rapide et enchaîna en lui apprenant d’où il venait. Cet illustre inconnu était donc un Frison, cela laissait peu de doute en vue de sa moitié équine aussi sombre que les ailes d’un corbeau. Napée ne s’était jamais penchée sur les différentes races de centaures mais certaine se distinguaient plus que d’autres, notamment les frisons qui étaient assez massifs par rapport aux autres. Ce représentant en était la preuve.

La centaure enregistra tout ceci, un peu surprise il est vrai qu’il lui livre ce genre d’information mais soit. Elle essayait de se rappeler si elle avait déjà entendu parler de ce troupeau en question. D’après ce qu’il disait ils devaient constituer une grande famille s’ils étaient là depuis aussi longtemps mais rien ne lui revint en mémoire, tant pis.
Un frisson dans la nuque la sortit de ses réflexions et elle réalisa que l’inconnu la fixait, ses yeux verts étaient plus émeraude que les siens, l’espoir était de tout manière retombait lorsqu’il lui apprit qu’il faisait partie d’un troupeau.
La question qui suivie fut tout aussi surprenante que le reste. D’un côté de quoi de plus normal qu’il lui retourna la question, si on peut dire. Le plus troublant fut son regard pénétrant, c’est qu’il n’était pas moche après tout. Avant de répondre la centaure entra les 4 pattes dans l’eau, de quoi se donner autre chose à penser et puis elle était venue pour ça après tout.

« De la forêt aussi, à une journée d’ici. Initialement je suis des terres cultivées. Je suis avec un petit groupe de centaures mais nous n’avons aucuns liens de parentés. »

Elle s’avança un peu plus, ayant de l’eau jusqu’au poitrail. C’était un réel bonheur par ce temps de dures chaleurs. Oslo refit son apparition, volant au-dessus d’eux. Il plana un peu puis piqua et chopa un poisson.








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Mer 3 Aoû - 16:45



Qui va là ?


PV Napée






Orion notait toutes ces informations dans un coin de sa tête, bien au chaud, tandis qu'il la suivait des yeux alors qu'elle entrait dans l'eau. Pendant un instant il essaya de se souvenir si il y avait eu un jour un troupeau aux terres cultivées, mais sa mémoire lui faisant défaut, il abandonna vite, et reprit, assez étonné.

« Un troupeau sans lien de parenté, voila un bien curieux groupe. »

Après tout, en général les troupeaux se déplaçaient "par famille", tous avaient au moins un lien de parenté avec quelqu'un d'autre, que ce soit le père, la mère, les frangins, ou les grands parents. Une fois cette réflexion faite, le centaure se demanda ensuite comment avait-elle pu se retrouver sans famille, sans attache. Mais parce qu'elle n'était qu'une inconnue, et que ce n'était pas ses affaires, Orion ne demanda rien de plus, gardant ses réflexions pour lui même. Et tandis que ça tournicotait sévère dans sa tête, il ne la lachait pas des yeux alors qu'elle faisait un brin de toilette dans l'eau claire et pure du fleuve. Pendant un instant il se perdit dans sa contemplation de ce corps féminin fort plaisant, puis se souvenant qu'il n'était pas seul il détourna les yeux vers la wyvern qui s'amusait à pêcher le poisson façon oiseau.

Sur ces quelques réflexions faites avec lui même, le centaure rehaussa sa lourde sacoche dans son dos, et sans décrocher un mot vers l'inconnue, qui lui tournait le dos, Orion se détourna et prit le chemin du retour. Quelques secondes plus tard, le centaure avait disparu, laissant la femme seule avec sa wyvern.


S'enfonçant dans la sombre foret, Orion divaguait librement, repensant à tout ça. Quelque part il se demandait si il allait la revoir, et surtout, où et quand. Non plus qu'il soit tombé éperdument amoureux, pas déjà, mais sa curiosité avait été chatouillée, et ce ne fut que maintenant qu'il se rendit compte d'une chose; il ne savait même pas son nom. Et alors qu'il se disait un beau "tant pis", un bruissement de feuille le tira de ses pensées. A peine eut il le temps de se retourner, qu'il vit un corps glissant au sol, corps qu'il ne connaissait que trop bien car ayant déjà eu l'occasion d'en tuer un il y a de nombreuses années. Mais ce n'était pas vers lui que le basilic se dirigeait. Le reptile s'en allait plutot prendre son diner vers une certaine wyvern quelques mètres plus loin.

Et ce ne fut que lorsque le reptile planta ses crocs dans la bête, lui provocant une vive douleur, qu'Orion comprit ce qui s'était passé, à entendre le son ignoble de ce cri de douleur provenant du reptile volant. Le centaure fit alors demi tour, lance en main et prêt à bondir sur la créature. Il ne lui fallut que peu de temps pour revenir, forcément en galopant ça allait beaucoup plus vite, et laissant tomber sa sacoche au sol, Orion lança son arme, qui alla se planter dans le crane du basilique. Mort sur le coup, le reptile lâcha la wyvern.









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Mer 3 Aoû - 18:38



Qui va là ?

PV Orion






Napée n’était pas totalement concentrée sur sa baignade, la présence de cet illustre inconnu ne lui permettait pas de se détendre comme elle l’aurait voulu. Non qu’il soit inquiétant mais plutôt intimidant, dégageant quelque chose de curieux. Napée ne saurait dire ce que c’était et elle fut surprise de s’attarder sur ce genre de détails. D’ordinaire elle ne prêtait guère attention à la gente masculine de son espèce, n’ayant rencontré que des centaures arrogants ou un peu trop familier. Ce…frison, n’avait pas l’air comme les autres mais après tout elle ne le connaissait pas et se trompait peut-être.
Elle poussa un soupire, se trouvant ridicule de tirer de telles conclusions alors qu’elle savait seulement d’où il était, ignorant tout même son nom. Prise d’un élan soudain elle se retourna dans l’intention de lui demander mais il n’y avait plus personne, seulement Oslo qui avait la tête sous une de ses ailes pour se gratter probablement. L’inconnu était reparti sans un bruit, ou alors Napée était bien trop plongée dans ses pensées pour l’avoir entendu s’éloigner. Ca se trouve il lui avait dit quelque chose et elle ne l’avait guère entendu, tant pis.

Elle décida de profita d’être de nouveau seule pour se baigner comme il se doit. Elle revint sur la berge et changea de forme, utilisant très peu la forme humaine les métamorphoses étaient assez douloureuses. Napée s’efforçait de le faire au moins une fois ou deux fois par semaine pour s’y habituer. Le volume de son corps diminua, se sentant beaucoup plus frêle. Une fois sur ses deux jambes elle chancela dangereusement mais Oslo était derrière et l’arrêta avant qu’elle ne tombe. Napée le remercia et se laissa ensuite s’asseoir sur le sol pour tirer une chemise en lin de son sac. Celle-ci était bien trop grande pour elle, une taille d’homme au premier coup d’œil, mais parfaite pour cacher sa nudité pour le moment. Prenant son courage à deux mains elle se remit debout et avança vers le lac, se remettant assise pour mettre ses pieds dans l’eau. Considérant que sa maîtresse était arrivée à bon port sans encombre, Oslo s’éloigna juste un peu pour s’occuper en chassant.

Le jeune reptile ne vit le danger qu’au dernier moment, ne pouvant donc pas s’enfuir comme il aurait du le faire. La wyvern poussa une plainte en sentant la gueule de son assaillant se refermer sur sa tête. La douleur fut immédiate et il en poussa des cris de peur. Alarmée Napée se redressa d’un bond et se précipita vers les cris mais très peu stable elle chuta à quelques mètres. Elle avait une vue parfaite sur le basilic qui tenait son ami dans sa gueule, elle sentit soudain totalement impuissante alors qu’Oslo se débattait comme il pouvait, agitant les ailes. La jeune femme croisa le regard de la bête et sut qu’elle serait la suivante or le basilic ne put en connaître la saveur car une lance lui transperça le crâne.

Lorsqu’Oslo fut libre Napée ne réfléchit pas à deux fois et trouva la force de s’approcha, peu importe si elle marchait plus ou moins. Ce n’est qu’une fois auprès de son familier qu’elle leva le nez pour voir d’où venait la lance. Qu’elle ne fut pas sa surprise de découvrir le centaure à la robe de jais.






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Jeu 4 Aoû - 14:48



Qui va là ?


PV Napée






Alors que le corps du basilique retombait lamentablement par terre, aux pieds de la wyvern, un grand bruit de sabots lourds se fit ententendre, et peu après le centaure revenait. Son premier geste fut de remuer un coup la lance dans le crane du reptile pour s'assurer que celui ci était bien mort, puis une fois ceci fait, il retira la lance d'un geste sec, et l'essuya un coup dans l'herbe, et se tourna vers la centaure, nue comme Eve bon sang quelle vue, et demanda

« Tout va bien ? »

Il ramassa en même temps le corps sans vie du prédateur, et voyant la wyvern assez mal en point dans les bras de sa maitresse à la poitrine divine, Orion fit un geste de "je reviens" et disparu un instant, sans doute le temps d'aller récupérer son sac et d'y fourrer le corps de l'animal -l'herboriste et compagnie pourront en tirer de bonnes doses de venin et de tripes, et revint ensuite auprès du blessé avec son sac. Il posa sa lance prêt de lui en même temps que son lourd corps de cheval se posait au sol, et ses mains expertes de guérisseur inspectèrent doucement la tête de la wyvern, après s'être assuré qu'il pouvait s'en approcher, et surtout qu'il pouvait la toucher.
Un fois l'examen fait, Orion étira son bras pour attraper la sacoche, et fouilla un moment dedans. Il en sortit quelques plantes, sans doute ramassées sur le chemin ou acheter à la ville, et il commença un remède rapide.

Il appliqua d'abord quelques feuilles pour extraire le venin le temps qu'il puisse écraser d'autres sortes de plantes qui serviront à soulager la douleur des plaies et à les faire cicatriser plus vite. Le centaure s'appliqua ensuite à les écraser entre deux pierres, et une fois les plantes bien ramollies et écrasées, il les appliqua sur les plaies.
Lorsque le soin fut terminé, il se redressa et inspira.

«Ca devrait suffire le temps de l'emmener voir un guérisseur plus expérimenté. Heureusement les crocs n'étaient pas plantés très profonds.»

Sur ces mots, il souleva sa lourde masse de cheval pour se mettre debout, en même temps qu'il reprenait sacoche et lance.









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Jeu 4 Aoû - 19:39



Qui va là ?  

PV Orion






A genoux près de son ami agonisant, Napée regardait ses plaies profondes. Ses cris de douleur résonnaient encore dans sa tête, revoyant la vision d’horreur qui se présentait à elle quelques minutes plus tôt. Son cœur battait fort contre sa poitrine, de peur et d’angoisse.
Le basilic était hors d’état de nuire mais la centaure était encore parcourue de tremblements, elle s’était sentie totalement inutile face à cette urgence et l’était toujours. Ce sentiment d’impuissance lui rongeait les entrailles et voir son protégé en train de souffrir faisait grandir en elle la panique et la solitude. Oslo avait des espèces de secousses et gémissait de douleur, la tête posée sur les cuisses de sa maîtresse. A moitié inconscient il ne sentit point de grandes mains se poser sur lui.

Napée réalisa qu’ils n’étaient pas seuls en voyant d’autres mains que les siennes s’approcher des blessures de la wyvern. Elle leva les yeux et découvrit un silhouette familière, c’est à ce moment que lui revint la vision de ce centaure leur venant en aide en tuant d’un coup de lance bien placé, le basilic. Elle hocha à peine la tête lorsqu’il lui demanda si ça allait. Totalement perdue face à la situation elle n’émit aucune objection quand il manipula Oslo pour examiner les plaies. Celles-ci n’étaient pas profondes mais les basilics étaient connus pour leur venin mortel, la panique monta donc d’un cran.

Pourtant l’inconnu procédait avec calme et méthode, montrant ainsi qu’il savait ce qu’il faisait. Tout ceci confirmait qu’il n’était pas le dernier des idiots et savait quoi faire de ses mains. Elle le regarda donc faire avec attention, toujours à genoux, les une main sur le corps d’Oslo et l’autre sur son museau, bougeant doucement son pouce pour le rassurer. Le bas de la chemise qu’elle portait était ensanglanté, la tête de la wyvern tirait un peu sur le tissus et découvrait un peu sa poitrine mais Napée ne s’en rendit pas compte.
Bien que l’inconnu ne disait pas un mot, Napée se détendit un peu en voyant qu’Oslo semblait être soulagé par ce qu’il faisait. Lorsqu’il termina et lui expliqua ce qu’il fallait faire elle posa son regard sur lui. Elle ne pleurait pas mais ses yeux étaient bien humides. Elle inspira et hocha calmement la tête, le laissant se lever avant de répondre.

Elle porta un dernier regard à son ami, qui avait repris une respiration à peu près normale, avant de retrouver l’usage de la parole.

« Je ne sais pas comment vous remercier. Sans vous il n’aurait pas survécu. »

Elle esquissa une ébauche de sourire « Peut-être en évitant de dormir seule dans un endroit aussi vaste. On ne sait pas ce qui peut arriver »  

Sa réaction la surpris elle même et eut un léger moment d'absence, essayant de comprendre pourquoi une telle réaction de sa part face à un inconnu, qui avait certes sauvé son familier, mais tout de même. Pourtant son instinct continua de la pousser sur cette lancée et elle planta son regard dans celui du centaure.

« Comment vous appelez-vous ? »







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Jeu 4 Aoû - 22:34



Qui va là ?


PV Napée






Orion chargeait sa lourde sacoche sur son dos humanoïde, dont le corps du basilic pendouillait lamentablement, tout en écoutant parler la jeune femme. En la voyant sourire, il se sentit étrangement plus serein, comme si on lui avait enlevé une épine de sous le sabot, et s'autorisa lui même un petit sourire lorsqu'elle plaisanta sur ce qu'il avait dit lui même un peu plus tôt.
Sacoche sur le dos, lance en main, il s'apprêtait à partir sobrement, cependant il fut pris de cours lorsqu'elle lui demanda son nom. Sa raison lui hurlait de ne pas répondre et partir, pour éviter les possibles problèmes au troupeau -après tout elle pourrait très bien etre membre d'un troupeau ennemi, tout était possible, mais dans un autre sens il avait tout de même envie de lui répondre honnêtement, allez savoir pourquoi. Ainsi, le centaure soupira, et répondit d'une voix neutre.

« Orion. »

Au départ il ne comptait pas lui retourner la question, mais sa question fut plus forte que son coté casanier, et reprit plus doucement et de façon moins glaciale.

« et vous ? »

Et patiemment il écouta sa réponse, s'en imprégnant pour s'assurer de ne pas l'oublier, comme ce regard qu'elle avait planté dans ses propres yeux, regard qui affolait à nouveau un peu ses hormones de mâle célibataire.

Une fois les présentations faites, Orion lui souhaita sobrement une bonne route vers son troupeau, aussi loin soit il, et reprit lui même son chemin vers les siens, quoique son esprit s'était déjà évadé ailleurs.  
En revenant à son troupeau, après une nuit complète de marche tranquille, le centaure confia le corps du basilic à l'herboriste, et s'en alla se reposer à son endroit habituel, rêvant de wyvern et de centaure femme inconnue aux yeux aussi verts que les siens.









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Ven 5 Aoû - 12:08



Qui va là ?

PV Orion






Napée n’avait plus fait d’humour depuis un bon moment et voilà qu’elle renouvelait la chose avec un parfait inconnu. Ce centaure semblait certes différent des autres mais était-ce une raison suffisante ? Quel aspect de sa personne déclenchait donc ce changement de comportement qu’elle ne saurait expliquer et qui la troublait profondément.
Elle fut interrompue dans ses réflexions par le sourire que cet homme lui rendait, l’effet fut instantané. Quelque chose, dont elle ne saurait dire la nature, se déclencha et elle se retrouva à espérer qu’il lui dise comment il se nommait.
Napée pouvait donc désormais mettre un nom sur ce visage, elle sourit intérieurement en se disant que cela lui allait comme un gant, décidément. Lorsqu’Orion lui demanda à son tour son corps fut parcouru d’un frisson, pas du tout désagréable, un frisson qu’elle n’avait ressenti depuis longtemps. Elle connaissait ce genre de sensations et fut un peu désemparée de ressentir une attirance pour ce centaure qu’elle ne connaissait ni d’Adam ni d’Eve.

« Napée »

La centaure répondit sans même réfléchir, que lui arrivait-elle ? Elle plongea son regard dans le sien un nouvelle fois, essayant de voir s’il allait ajouter quelque chose mais non. Il lui souhaita tout simplement une bonne route et elle lui répondit la même chose. Toujours à genoux auprès de son ami elle regarda Orion s’éloigner et reprendre le chemin de son chez lui. La centaure grava ce visage, cette vois et ce nom dans sa mémoire. Elle se surpris une fois de plus à espérer le revoir un jour, d’une manière ou un autre.

Lorsqu’elle fut de nouveau seule, le silence retomba, mis à part le bruit de l’eau et de la respiration d’Oslo. Elle lui fit une caresse lorsqu’il ouvrit les yeux et la regarda

« Il faut rentrer maintenant »


FIN RP







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