C'est le sang qui scella notre rencontre [Pv Anya Bashstrauss]

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Sam 9 Juil - 0:00


C'est le sang qui scella

notre rencontre



Feat Anya Bashstrauss


Quelques jours plus tôt, j'avais rencontré Epon, une jeune mage du clan de l'eau que j'avais sauvée de quelques brigands. La jeune femme voyageait comme j'avais toujours rêvé de le faire. Sa sympathie avait fait que, après que nous soyons au sec et sustentée, je lui avais révélé mon rêve et la raison pour laquelle je ne l'avais pas encore réalisé. Elle avait été plutôt compréhensive et avait réussit à me donner matière à réfléchir par rapport à mes peurs. Qui aurait pu prévoir que cela aurait pu causer ma perte?

Après une rude journée de chasse, je me rendis compte que le soleil fraîchement revenu n'allait pas faire long feu. Désespérée, je me mis à dépecer ma proie sur place. Un bon gros sanglier qui ferai ma joie pendant une bonne semaine. Il était vrai que j'aurais préféré attraper plus, mais le temps ne me le permettait pas. J'étais donc en train de ranger ma viande dans un sac quand un bruit me fit sursauter. Je me mis en garde rapidement, mais pas assez : un homme se lança sur moi avant que je ne puisse brandir mon couteau et il me poignarda au bas-ventre. Avec la douleur provoquée, je tombai lourdement à terre, une main sur ma blessure qui saignait abondamment. Mais, comme si cela ne lui suffisait pas, il commença à me tabasser violemment avant de me planter son couteau dans la cuisse, jusque la garde. Je hurlai de douleur tant c'était atroce. Quand je me fus tue, presque à bout de force, l'homme me parla :

- Je vais te faire payer pour mes frères que tu as tués, sale pute!

Il retira le couteau avant de le lever comme pour asséner le coup de grâce. Mais il ne vint jamais puisque Equima vint à ma rescousse, effrayant mon agresseur avant de le poursuivre loin de ma vue. Difficilement, je me relevai en gémissant. Puis, faisant preuve de courage, je pris mon sac et arrachait la bandoulière pour me faire un garrot. Mon arc et mon carquois de flèches presque vide étaient déjà sur moi, alors, avec volonté, je me levai et me dirigeai vers ma grotte, m'appuyant d'arbre en arbre.

En cours de chemin, le tonnerre commença à gronder, mais ce n'est que lorsque j'atteignis mon logis creusé naturellement dans la terre que la pluie commença à tomber drue. A bout de force et morte de douleur, je me dirigeai vers ma paillasse sur laquelle je m'assis. Je pris mon arc et une flèche et attendis le retour d'Equima. Je n'arrivai plus à penser tant la peur que cet ennemi imprévu ne vienne me trouver. Tant et si bien qu'au moindre bruit de pas ou "inhabituel" je brandissais mon arc. Ce, jusqu'à ce que je sombre dans la demi-conscience.


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Sam 9 Juil - 21:09
Faim. Très faim. Longtemps que je n’avais pas mangé. Mon estomac criait famine. C’était tout ce qui importait.

Tout ce qui appartenait à l’Avant était flou. La Famille avait disparu, remplacé par l’Errance, la Chasse et la Faim. La Mort de l’inconnu avait été effacée au milieu de toutes mes proies. Faim.

La mousse adoucissait le bruit de mes pattes. Je pourrais peut-être manger de la viande ce soir. Je m’arrêtais, le museau en l’air. L’odeur de viande n’était pas loin. Je partis au trot, je devais être le premier. Faim.

Les insectes étaient arrivés avant moi sur les morceaux de viande encore chauds. Je les ignorais pour plonger ma tête dans les entrailles encore tièdes. La chair était bonne. Excellente pour ma faim. Mes babines gris-brunes rougissaient et mon ventre se remplissait bouchée après bouchée. Moins faim.

La pluie m’interrompit. L’eau dans la fourrure je n’aimais pas ça. Les odeurs étaient toutes celles de l’orage, du mouillé et de la pluie. La caverne. Je l’avais vu en venant. Ce n’était pas loin. Je pris la carcasse entre mes mâchoires et la tirais vers ce trou de montagne. La carcasse était lourde et j’étais malingre pour un loup-garou. Mais j’étais quand même un loup-garou et la carcasse se mit en branle.
Mouillée. J’étais toute mouillée. Mes poils auburn ruisselaient et mon effort comme le froid me faisait trembler. Mouillé et Froid.

Enfin la grotte. Endroit de pierre silencieux. Odeur de sang partout. Pas que celle de la proie. Une autre présence. Il n’y avait pas d’obscurité pour moi. La grotte était claire. Je voyais le corps par terre. Encore mouillé. Je m’ébrouais et tirais la carcasse dans un coin. Toujours faim.

Flic floc faisaient mes pattes sur la pierre. Je m’affalais sur ma proie. Ma proie. Le corps dans la grotte était presque mort. Pas besoin de l’achever. Il serait chaud plus longtemps. Je pourrais vivre là un peu. Pas de meutes de loup dans le coin. Moins faim mais mouillé.


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Sam 9 Juil - 23:51


C'est le sang qui scella

notre rencontre



Feat Anya Bashstrauss


A moitié consciente, j'entendis comme des bruits de pas de loup entrer dans ma grotte. La bête, puisqu'il y en avait qu'une, traînait une proie qui semblait bien grosse. J'espérais juste qu'il ne viendrait pas m'achever puisque, dans l'état dans lequel je me trouvais, je ne me sentais pas la force de le repousser bien longtemps. Heureusement, la bête n'en fis rien, préférant me regarder mourir, couchée sur sa proie. Mais ce qui me rendit réellement de l'espoir fut d'entendre des sabots claquer sur le sol dans cette direction. Mes pensées allèrent vers Equima en espérant que ce soit elle et qu'elle n'ait pas peur du prédateur au point de s'enfuir en me laissant là.

Après avoir mit mon agresseur en fuite, ma licorne blanche était retournée à l'endroit où j'avais été agressée. Il pleuvait, ce qui ne la mettait pas vraiment de joyeuse humeur. Mais ce fut pire quand elle me trouva pas et qu'elle sentit les trace d'un loup qu'elle trouva étrange. Au galop, elle suivit mon odeur qui se dirigeait vers la grotte. Son appréhension grandit encore plus lorsqu'elle remarqua que le loup était allé dans la même direction. Une fois à destination, elle me vit allongée sur ma paillasse alors que le loup me regardait, installé à l'entrée de la grotte. Menaçante envers cet indésirable, elle se montra assez hostile pour être certaine que la bête n'ose pas l'approcher avant de m'avoir rejointe et soigner, ce qu'elle fit rapidement.

Je sentis du soulagement quand la douleur disparu, mais mon corps ne se remettait pas du choc de façon concrète. Je fus tout de même assez éveillée et en forme pour me saisir de mon arc et de la flèche près de moi, m'assoir et viser le prédateur. Je ne savais pas si cela l'intimiderait beaucoup, mais j'osais croire que cela maintiendrait ce loup loin de moi et de Equima qui s'évertuait à rester près de moi comme si j'étais une barrière indestructible.


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Lun 11 Juil - 22:46
Une proie étrange entra dans la grotte. J’avais fini de manger mais j’avais encore faim. J’étais toujours trempée. Je me redressais et montrait les crocs au cheval qui se cabra en hennissant. Je la laissais passer avec satisfaction : cette caverne serait mienne. Ces deux proies seraient le début de mon garde-manger.
Le cheval me tournait le dos et j’en profitais pour avancer lentement. Le possible bruit de mes pattes était couvert par le bruit de l’orage. Je m’étais fondue dans les ombres presque noires de la grotte, seuls mes yeux devaient luire. La Chasse. J’en avais envie.

Je ne bondis pas sur le cheval : il émanait de lui une odeur que je n’avais sentie auparavant que dans certains souvenirs flous. C’était très désagréable et piquait mes narines. Je remuais la tête un instant et me retrouvais non loin d’une pointe de métal. Je n’aimais pas ça du tout : je suis le chasseur pas la proie.

Je pressais la détente : les muscles de mes pattes arrière se détendirent en un bond calculé. Il n’était pas aussi grand que celui qu’auraient pu faire d’autres loups garous plus vigoureux. J’avais pourtant la force nécessaire pour bondir sur la personne qui me menaçait d’un morceau de métal.

L’attaque avait été quasi instantanée. Je n’étais pas loin de ma proie. Elle n’avait aucune chance de s’en sortir à cette distance. Je sentis la chair dans ma gueule, le sang. L’odeur acide était effacée au milieu de d’autres bien plus appétissantes. J’en grognais de plaisir.

La force de l’attaque nous projeta tous deux contre la paroi de la grotte.


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Mar 12 Juil - 12:28


C'est le sang qui scella

notre rencontre



Feat Anya Bashstrauss


Tout d'un coup, je vis le loup bondir sur moi. Une vrai bête enragée. Dans la panique, je laissai la flèche partir et elle alla se ficher dans la paroi rocheuse en face de moi sans toucher ma cible première. Paniquée, Equima se mit à hennir et à bouger dans tous les sens, rajoutant du chaos dans cet espace déjà bien trop petit pour espérer maîtriser un animal sauvage. De plus, le bon du loup m'avait plaquée contre la paroi derrière moi alors que sa gueule s'était refermée sur mon bras. Heureusement que j'avais eu le réflexe de le mettre devant moi comme si je tenais un bouclier, sinon je serais certainement morte.

Désormais, le loup et moi nous faisions face. Il grognait d'une façon qui me plaisait encore moins que s'il me menaçait. C'était malsain! Surtout s'il faisait ça par contentement parce qu'il goûtait mon sang. Fronçant les sourcils, je regardai la bête dans les yeux. Étrangement, derrière sa sauvagerie il me semblait percevoir autre chose. Je lâchai donc mon arc pour empoigner le fauve par la peau du cou fermement. L'adrénaline créée par son attaque avait retiré toute trace de fatigue. Je savais que ce ne serait que temporaire, et que je devais rapidement trouver une solution pour le maîtriser. D'autant plus qu'il y avait autre chose le concernant... je devais savoir quoi.

Faisant fis de ma blessure qui se rouvrit malgré les soins de Equima, je me mis sur les genoux et lui parlai fermement sur un ton qui révélait l'autorité dont je ne me serais jamais cru capable :

- Bon! De toi à moi, j'ai juste à demander à cette jolie licorne de t'empaler si je veux me débarrasser de toi. Alors... Lâ-che-moi, articulai-je pour être certaine qu'il comprenne au moins ça.

Je n'étais pas certaine que ça fonctionne, mais au moins je le tenais fermement, l'empêchant ainsi de pouvoir me faire plus de mal qu'il ne m'en avait déjà fait.

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Mer 27 Juil - 19:47
Elle avait des réflexes. Je ne l’avais pas tué sur le coup. Déception. Son cheval s’agitait. C’était énervant. Très énervant. Je veux le manger aussi. Ce sera plus tard.
Ses yeux. Je la fixais. Elle souffrait, c’était certain. Je grondais, retroussant les babines. J’étais supérieur. Plus fort qu’eux. Pas de doutes. Pas de doutes même lorsqu’elle me tira les poils Sa main était faible face à moi Moucheron. Je resserrais les mâchoires sur elle. Il fallait lui montrer qui était le dominant ici. C’était moi.
Elle me dévisageait, me provoquais de ses yeux. Baisse les yeux. Elle parle. Force de faible. Les mots ne résolveraient pas ce combat. Faible. Faible. Faible. J’utilisais ma force pour la maintenir contre le mur encore. Elle pensait me donner des ordres. Je retroussais les babines pour gronder de plus belle. Je tentais de lui labourer tout ce que je pouvais atteindre avec mes pattes. Elle devait plier à mon pouvoir. Je suis la dominante.

Je secouais la tête dans tous les sens. Ça ferait certainement lâcher son bras et son bras serait trop endommagé pour m’empêcher d’arriver à sa gorge. Sa mort était proche.


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Ven 29 Juil - 1:52

C'est le sang qui scella notre rencontre

Feat Anya Bashtrauss
Ce loup n’était pas comme les autres. Il comprenait, j’en étais certaine ! Pourtant, il continuait de me mordre et la lueur meurtrière qui brillait dans ses yeux ne faiblissait pas. Au contraire, elle me paraissait plus forte, plus intense. Pourquoi ? Que lui avais-je fait ? C’était lui qui s’était invité sur mon territoire et je n’avais rien fait à part me défendre ! La douleur intense qui me déchirait fut mêlée à une colère nouvelle et à la détermination de rester en vie avant tout. Je voulais voyager, voir les paysages magiques du monde, pouvoir être réellement libre ! Ce n’était pas un loup qui m’en empêcherait ! Cette volonté dû atteindre Equima qui ne fit pas que s’agiter : elle se préparait à attaquer mon agresseur dans l’ombre de la grotte.

Me concentrant sur la bête, je fis tout pour qu’elle n’atteigne pas ma gorge. Je suai et je sentais mes forces m’abandonner petit à petit. Le souffle court, je dus faire preuve de beaucoup de courage pour garder la tête froide quand le loup se mit à secouer sa tête, mon bras toujours entre ses dents. Il me déchiquetait la peau et les muscles, me faisant crier de douleur. Peut-être est-ce cela qui donna le courage à la licorne blanche de se ruer sur le carnivore, corne en avant. Cette dernière s’enfonça dans le flanc du monstre qui lâcha partiellement mon bras et l’élan me libéra enfin de son emprise. Essoufflée, je serrai les dents sous l’effet de la douleur. Il fallait que je tienne !

En regardant plus attentivement,  je vis que mon amie se battait à l’entrée de la grotte, tentant désespérément de faire partir le squatteur. Je pris une grande inspiration et m’emparai de mon arc pour viser. Je sentais que je ne tiendrais pas longtemps mais je ne voulais pas blesser l’équidé qui ne cessait de bouger dans tous les sens, à raison pour ne pas se faire charcuter. Mais un évènement me fit agir rapidement : l’homme qui m’avait attaqué plus tôt arriva et il me semblait plus déterminé que jamais de se débarrasser de moi. Pensant certainement que le loup était de mon côté malgré la scène qui se jouait devant ses yeux, il leva son couteau au-dessus de sa tête pour atteindre le loup… mais ma flèche l’atteignit au cœur avant qu’il n’ait commencé son coup. J’eus l’impression que, pendant un instant, la grotte elle-même retenait son souffle tant le silence qui suivit était intense. Le loup allait-il attaquer à nouveau ? Voudrait-il toujours me tuer après ça ? Par précaution, je préparai une nouvelle flèche sans pour autant menacer qui que ce soit. J’étais fatiguée, meurtrie, et je ne demandais qu’un peu de temps pour me remettre de tout ça. Je ne savais même pas si j’étais capable de survivre à un nouvel assaut.

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Jeu 11 Aoû - 19:49
J’allais la manger. La dévorer. Son cheval suivrait. Ce n’était qu’un vulgaire cheval. Je grondais de contentement en sentant la chair céder sous mes dents. Son cri plaintif était doux. Plus qu’une morsure et ce serait la fin. Et puis la douleur me fit chanceler. J’aurais dû faire attention à ce maudit cheval.

Pas un seul bruit ne sorti de ma gueule. Mais la douleur dans mon flanc était réelle. L’élan me fit lâcher ma proie. J’en emportais tout de même quelques souvenirs entre mes crocs. Je me tortillais pour échapper à l’objet qui m’avait empalée et finit par en sortir. Je sautais immédiatement sur l’équidé dans le but d’en découdre avec lui. Ma blessure me faisait souffrir et me rendais imprudente. J’évitais de peu les sabots de mon adversaire et mordait tout ce que je pouvais sans distinction : le poney devait payer ! Trop de colère. Trop d’imprudence. Je ne vis pas la silhouette dans mon dos. Une flèche fusa à coté de mon oreille. Bruit strident qui s’arrêta net. Le corps tomba alors mes côtés.

Même le gros poulain décida de ne plus bouger. Il était surpris aussi. Je tournais la tête en grondant, les oreilles baissées et les babines relevées. Je n’avais pas peur de ce petit bout de personne à moitié mort qui pouvais me menacer.

Mes pattes se dérobèrent alors sous moi tandis que la douleur remontait d’un coup. Le coup de corne que j’avais reçu aurait dû cicatriser mieux que ça. J’avais la respiration sifflante et je sentais mon pelage s’imbiber de sang. Je devais me régénérer ou j’allais certainement y passer. Je n’avais qu’un seul choix : me transformer.

Je puisais donc dans mes dernières réserves de force pour reprendre ma forme humaine. Cela dura longtemps. Je sentais mes os se dessouder, se replacer de façon on ne peut plus douloureuse. A la fin, j’étais recroquevillée, nue, sous la pluie.


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Dim 21 Aoû - 22:36

C'est le sang qui scella notre rencontre

Feat Anya Bashtrauss
Lorsque le calme fut revenu dans la grotte, je sentis la peur monter au fur et à mesure que le temps passait. Le loup me regardait, certainement encore prêt à en découdre avec moi. Pourtant, sur son flanc, la blessure qu’Equima lui avait infligée saignait abondamment. Heureusement, la fatigue que le saignement créait et le combat eurent raison de lui : il tomba à la renverse sous la pluie. Je commençai donc à me détendre lorsqu’un détail attira mon attention. Je ne voyais rien de là, mais même ma licorne reculait. Contrairement à elle, je rassemblai mon courage et mes forces pour me lever et m’approcher du corps immobile… ou presque. Son corps était comme déformé. Il semblait changer de forme, se transformer mais d’une façon très peu ragoûtante. Quelle créature pouvait donc faire ça ? Je ne me rappelais pas avoir appris cela dans mes leçons. Peut-être étais-je partie un peu trop tôt ? En tous les cas, le loup devint une jeune femme qui était là, allongée sous la pluie, nue. Bien que blessée et pressée par Equima pour en finir avec elle, je n’eus pas le cœur à lui en vouloir et je la déplaçai avec les plus grandes difficultés jusque ma couche. Là, je regardai sa blessure avant d’aller chercher mon matériel de soin. Mécontente, la licorne s’en alla au grand galop sous la pluie non sans m’avoir insultée au passage. Je ne pouvais pas lui en vouloir : moi-même je ne savais pas pourquoi je lui venais en aide. Peut-être voulais-je savoir la raison de son geste qui avait failli me coûter la vie. En attendant, j’entrepris de recoudre sa blessure avant de l’habiller avec quelques vêtements à moi et la couvrir de ma couverture J’allais ensuite faire bouillir de l’eau avant de m’assoir, enfin, contre la paroi de la grotte. J’étais fatiguée et mes blessures me faisaient un mal de chien. Je me déshabillai avec lenteur pour voir l’étendue des dégâts. Mes blessures au couteau s’étaient rouvertes et saignaient avec autant d’abondance que celle de mon bras. Pour cette dernière, je me contentai de la bander assez fortement pour arrêter les saignements avant de recoudre à vif les deux autres. Ereintée, j’eus beaucoup de mal à me tenir éveillée pour faire une tisane qui nous aiderait à guérir. Surtout que l’eau chauffait très doucement. Heureusement, je parvins à la faire et à en boire. J’en fis boire aussi à mon « invitée » lorsque la boisson eut tiédi. Puis, enfin, je pris une couverture pour me poser près du feu. Fatiguée comme je l’étais, je n’eus aucune difficulté à m’endormir.

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Jeu 25 Aoû - 21:13
Je me réveillais en sursaut. Me redressait d’un seul coup, prête à parer à toute attaque, arrestation ou autre menace ! La seule réponse fut les bruits de nature à l’extérieur et la violente douleur au ventre qui me traversa. Je poussais un gémissement sourd et me rallongeais tout doucement, prenant garde à poser petit à petit mon corps contre la couche. Les larmes perlèrent au coin de mes yeux tant j’avais mal. Je passais les doigts sous mon vêtement pour toucher le point de douleur et retracer ce qu’il s’était passé.

Tous mes souvenirs étaient plutôt flous. J’avais, afin de ne pas me faire écraser par ma culpabilité et pour fuir plus vite, cédé la place à ma louve. Celle-ci ne s’embarrassait pas de ce genre de sentiments et était plus apte que moi à survivre hors du magasin de mon père. Le magasin de mon père… Je ne pourrais jamais y retourner, j’avais tué quelqu’un là-bas. Je fermais un instant les yeux, laissant de discrètes larmes dévaler mes joues avant de me concentrer sur mon environnement. J’avais quelques vagues souvenirs de cette grotte, la louve y était entrée. J’avais assisté à la scène à travers ses yeux, trop faible pour pouvoir reprendre le contrôle. Il avait fallu que la licorne m’empale pour que je puisse la convaincre de se transformer. J’avais ensuite perdu connaissance, trop concentrée pour reprendre le contrôle de mon corps inerte pour résister aussi à la douleur.

Je ne savais pas depuis combien de temps j’étais ici, il faisait jour et le soleil passait entre les feuillages à l’extérieur et baignait une partie de la grotte d’une lumière vive. Il faisait plutôt chaud mais je n’étais pas capable de savoir si j’avais de la fièvre, s’il faisait vraiment chaud ou si c’était juste ma température de louve garou qui me donnait cette information. L’extérieur sentait presque uniquement la forêt, les quelques odeurs de civilisation venaient de cette caverne même. Et encore ce n’était pas la civilisation dans laquelle j’avais vécu… Et à laquelle pour le moment je n’appartenais plus : je ne sentais plus rien d’autre que le loup et l’extérieur sauvage.

En parlant d’extérieur, jamais aucune créature normale n’aurait dû m’infliger de telles blessures : on ne nous avait pas enseigné que les licornes pouvaient nous faire si mal… Je pris mon courage à deux mains et tentais de me redresser à nouveau, tout doucement… Mal m’en pris, je fus à nouveau prise de vertige et décidais de rester allonger pour le moment. Après tout, pour le moment personne ne pouvait me menacer de sa présence et voir la louve tapie non loin qui faisait briller mes yeux d’une couleur dorée.


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Sam 27 Aoû - 2:29

C'est le sang qui scella notre rencontre

Feat Anya Bashtrauss
Le lendemain, malgré mes blessures douloureuses et, notamment par ce fait, gênantes, je me levai tôt et entrepris de soigner la jeune femme. Il était déjà pas mal qu’elle soit restée humaine et qu’elle n’ait pas encore une fois tenté de me manger comme une vulgaire proie facile. Elle n’était pas fiévreuse et semblait tranquille. Je l’étais un peu moins du fait qu’Equima ne soit pas revenue et qu’il me fallait chasser à nouveau pour pouvoir manger. Je savais que ce ne serait pas une partie de plaisir et certainement pas facile. J’y allais pourtant, bien décidée à ne pas nous laisser mourir de faim. Il faisait beau et le ciel clair promettait une journée sans pluie. Au passage, je pris avec moi le cadavre de l’homme qui gisait toujours à l’entrée pour l’enterrer un peu plus loin avant de partir pour de bon.

La pluie avait rendu le chemin assez difficile à pratiquer à cause de ma jambe, mais assez meuble pour garder les traces de gibier fraîches. C’était plutôt agréable de pouvoir suivre sa proie à la trace sans trop d’effort. De plus, l’une de ces pistes me mena jusqu’à un lièvre seul mais tellement inattentif que je n’eus aucune difficulté à le tuer sur le coup. N’aimant pas voir souffrir les êtres vivants, je préférais cette pratique. Malheureusement, ce n’était qu’idéal que de pouvoir le faire à chaque fois. Je bénis donc cette chance avant de m’approcher et de dépecer la bête avec une lenteur qui me fit maugréer. Mon bras blessé en était tout autant la cause mais je savais qu’il me fallait continuer pour pouvoir nous nourrir. Après tout, j’avais perdu celle de la veille et certainement avait-elle été mangée par des animaux.

Après avoir fait le chemin retour jusque ma grotte, capuche sur la tête et emmitouflée de sorte à ce qu’on ne voit aucune parcelle de ma peau si ce n’était le bout de mon nez, j’entrai et laissais tomber mon sac de viande. Puis, voyant mon invitée réveillée, j’ôtai ma cape en m’approchant d’elle. Je posai mon bien à mes pieds et, après un regard bref, je lui demandai sur un ton neutre quoi que légèrement compatissant :

- Puis-je voir votre blessure ?

J’attendis sa réponse et j’agis en conséquence, changeant son pansement avec soin et douceur si elle acceptait, ou la laissant seule en cas de refus ou de silence. Suite à cela, je pris mon chaudron et le vidai pour le laver et mettre de l’eau à bouillir. En attendant, je pris les ingrédients dont j’avais besoin pour faire à manger à entrepris d’éplucher quelques légumes avant de les plonger dans l’eau bouillante, coupés en morceau. Je fis de même avec la viande avant de m’occuper de mes propres blessures, assise là où j’avais laissé la couverture que j’avais prise avec moi pour la nuit passée. Je ne savais pas quoi dire à la jeune femme et n’étais même pas certaine qu’elle veuille discuter ou répondre à mes questions. Je préférai donc rester silencieuse jusqu’à ce qu’un évènement ou elle-même brise le silence et mon inactivité.

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Jeu 1 Sep - 21:41
Une silhouette se profila à l’entrée, étendant une ombre menaçante sur moi. Je cherchais à me redresser, coinçant dans le fond de ma gorge le grognement menaçant qui menaçait de sortir. Malheureusement je ne pouvais pas me relever, j’étais à la merci de l’individu qui venait d’enlever sa capuche. Cette personne n’était autre que l’elfe que moi et la louve avions attaqué et très certainement la femme qui m’avait soigné. Je renonçais à me mettre debout et fermais les yeux pour tenter de calmer l’étranger lueur qu’ils contenaient. Je n’étais pas capable de me relever mais je ne savais pas ce que la louve pouvait faire de mon corps et je ne voulais pas avoir une nouvelle altercation avec elle.

J’entrouvris légèrement les yeux lorsqu’elle s’approcha, malgré mes efforts j’avais besoin qu’elle ne marque pas trop sa dominance ou nous allions avoir un problème. A ma grande surprise elle ne resta pas trop longtemps à mon chevet, ne me fixa pas dans les yeux et ne me donna pas d’ordres. Mais était-ce une raison pour lui montrer mes faiblesses en lui permettant de soigner mes blessures ? Je restais silencieuse un certain temps, fixant les cavités du plafond et usant de mes narines et mes oreilles pour savoir ce qu’elle faisait. Elle ne chercha pas à m’approcher de nouveau, ce qui se comprenait. Le doux parfum qui finit par se faire sentir m’appris qu’elle cuisinait et mon estomac se mit à crier famine, se manifestant par un grondement sourd. Guérir demandait beaucoup d’énergie.

J’attendis encore quelques minutes que passe l’odeur du sang qui régnait dans la pièce : l’animal qu’elle avait dépecé et son propre sang n’étaient pas bons pour ma stabilité. Je finis par ouvrir la bouche pour lui répondre enfin :

- J’accepte que vous regardiez ma blessure.

Ma voix était rauque et hésitante car elle avait peu servi depuis que j’étais partie de chez moi. Tant pour l’exercer un peu que pour tenter d’atténuer le ton commanditaire de mes phrases je rajoutais :

- J’aimerais que vous m’aidiez à me redresser aussi… S’il vous plait.

Je souhaitais sincèrement qu’elle ne prenne pas ombrage de mon ton de voix mais dans mon état je n’arrivais pas vraiment à ne pas ressembler à la louve dominante que j’étais.


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Sam 3 Sep - 16:00

C'est le sang qui scella notre rencontre

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Je ne sais pas ce qui l’avait fait autant hésiter à me répondre. La culpabilité, la méfiance ou encore la peur… Je n’en avais strictement aucune idée et j’étais fort mal placée pour la juger. En tous les cas, c’est après que j’eus terminé de préparer le repas que la jeune femme me déclara qu’elle acceptait que je regarde sa blessure. Sa voix était rauque et quelque peu hésitante. Je me doutais qu’il se cachait une raison que je ne connaissais pas, mais je me souvenais avoir eu quelques difficultés, moi aussi, lorsque j’avais reparlé après quelques années de silence. C’est donc en souriant gentiment que je me levai, bien que ce soit en tentant de cacher mes difficultés dues à mes blessures, pour aller prendre mes affaires de soin et me diriger à son chevet. A genoux, je posai ensuite mes affaires sur le sol avant de me consacrer à la jeune femme pour lui dire comme précédemment, sur un ton neutre :

- Je vais vous manipule pour vous mettre en position assise. Cela risque de vous faire mal, mais je pourrais vous soigner plus facilement ainsi.

Avec une infinie douceur, selon ses maux et réactions, je la levai pour ensuite la tourner et l’adosser au mur de la grotte. Lorsque ce fut chose faite, je vérifiai rapidement si elle avait de la fièvre. Constatant qu’elle n’en avait pas, je ne m’alarmai pas et retirai ma main de son front pour ouvrir le bas de la chemise dont je l’avais habillée, découvrant ainsi sa blessure. Le pansement n’était, pour mon plus grand soulagement, pas imbibé totalement de sang. Cela signifiait que j’avais réussi à arrêter les saignements et que je pouvais me permettre de changer sans problème les bandages. Avec des gestes délicats et sûrs, j’ôtai la protection qui recouvrait la blessure profonde mais propre avant d’ouvrir un pot A l’intérieur, on pouvait voir une sorte de pommade verdâtre. Tout en prenant avec mes doigts, je lui expliquai :

- Ceci est un produit à base de plante qui agit comme un désinfectant et  favorise la cicatrisation. Je vais en appliquer sur votre blessure avant de refaire le bandage.

Toujours dans le respect de la jeune femme et le souci de ne pas lui faire mal, je fis que je lui avais expliqué sans détour. Cela prit quelques minutes pendant lesquelles je ne dis plus rien. Mon esprit était pris par les tâches qui m’attendaient en plus de devoir m’occuper de ma patiente. J’oubliais, dans tout cela, le fait que je devais me reposer et soigner mes propres blessures. Donc, lorsque j’eus fini de la soigner, j’allai ranger mes affaires et prendre deux bols et cuillères pour nous servir à manger. Je vérifiai avant toute chose et lorsque cela me parut prêt je retournai auprès de la jeune femme pour lui poser le bol prêt d’elle de sorte qu’elle puisse le prendre elle-même. En la servant, j’avais fait en sorte qu’elle puisse voir ce que je faisais, histoire qu’elle ne se méfie pas trop. Après j’étais prête à lui montrer par tous les moyens qu’elle ne risquait rien. Pour cela, je m’assis face à elle pour commencer à manger un peu après lui avoir déclaré :

- J’espère que vous trouverez cela à votre goût.

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Dim 11 Sep - 19:33
A ma demande, elle s’approcha de moi avant de me parler d’une voix presque professionnelle. J’appréciais sa neutralité apparente et la délicatesse dont elle faisait preuve. Comme remerciement, je fis un effort pour ne pas lui montrer les dents lorsqu’elle me fit m’assoir. Je restais ensuite le plus calme possible lorsqu’elle vérifia mon état et changea mes bandages. Je serrais les dents et regardais au loin durant toute l’opération : ne pas lui montrer que j’avais mal. C’était important de ne pas montrer ses faiblesses surtout à une inconnue.
Je portais alors mon regard sur la paroi de pierre de la grotte et humais le fumet qui s’échappait de l’eau bouillante posée sur le feu. Ce dernier était atténué par l’onguent qui m’était appliqué et qui, pour moi, sentait extrement fort. Je cherchais à décortiquer pour déceler des odeurs de plantes que je pouvais reconnaitre. Je pensais être plutôt calée en plantes mais je n’en reconnu presque aucune. Cette découverte attisa ma curiosité et détourna un peu mon attention de ce que l’elfe me faisait assez longtemps pour que je ne ressente pas le besoin de gronder lorsqu’elle s’éloigna de moi. Je poussais simplement un soupir de soulagement lorsqu’elle me tourna le dos pour ranger ses affaires un peu plus loin.

Je la remerciais d’un hochement de tête lorsqu’elle m’apporta de quoi manger. Je fus autant étonnée par la texture du bol qui m’étonnait que par ce qu’il y avait dedans : j’avais l’impression que cela faisait une éternité que je n’avais pas mangé autre chose que de la viande crue. La texture et le gout des légumes me fis froncer les sourcils mais je mangeais avec appétit. Guérir était plus rapide chez les gens comme moi mais je faisais aujourd’hui de la quantité d’énergie que cela demandait. Cela me donnait faim et ce qui était dans mon bol était bon. Je le tendis donc une fois vide avant de demander d’une voix toujours aussi éraillée :

- Serait-il possible d’en avoir de nouveau ?


Mon abdomen me faisait souffrir et j’étais affamée mais je me sentais plus humaine que depuis un certain temps.


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Mer 14 Sep - 16:15

 
     
         








     

     
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Lorsque je lui eus donné le bol, elle me remercia sans un mot. Mais son hochement de tête était assez explicite. D’une certaine manière, j’étais assez contente de ne pas devoir tenir une conversation. Je ne me sentais pas à l’aise dans ce genre d’exercice. Je restai cependant observatrice. Il était vrai que j’avais un peu peur qu’elle redevienne le loup affamé et assoiffé de sang qui avait failli me tuer. Du coup la voir manger avec autant d’appétit me soulageait un peu. Personnellement je n’avais pas si faim que ça et la voir  manger plus vite que moi me rassurait par rapport à son prochain rétablissement, contrairement au mien auquel je ne pensais pas. Je fus d’autant plus rassurée lorsqu’elle me demanda de la resservir. Je lui souris doucement avant de poser mon bol, prendre le sien et me lever pour la resservir. Je me demandais si elle aimait réellement ou si elle avait tellement faim qu’elle mangerait n’importe quoi. En tous les cas, je sentais que, pour une fois, le chaudron allait partir en fumée avant le début d’après-midi. En pensant à cela, j’apportai le bol, mais aussi le chaudron pour être sûre de ne pas devoir me relever à chaque fois. D’autant plus que mes blessures étaient douloureuses. Une fois près de ma patiente, je lui tendis le bol et m’assis lentement en lui expliquant :

- Il en reste encore pour au moins quatre ou cinq bols comme celui que vous avez dans les mains. N’hésitez pas à en redemander si vous le souhaitez.

Bien qu’elle l’ait déjà fait, je préférais la prévenir, lui dire que cela ne me dérangeait pas. En attendant, je mangeais moi aussi ma propre portion. J’avais l’impression que la nourriture se coinçait dans ma gorge. A cause de cela, je posai mon écuelle sur le sol et me mis à regarder le plafond pensivement tout en restant attentive à la jeune femme qui me faisait face. Je me posais beaucoup de questions à son sujet mais je n’étais pas certaine d’être en droit ou dans la simple possibilité de lui demander. C’était la raison pour laquelle je gardais le silence. Puis, après quelques dizaines de minutes, je me redressai et lui proposai :

- Votre blessure ne vous permettra peut-être pas de vous baigner, mais, si vous vous sentez en mesure de marcher, souhaiteriez-vous aller vous rafraîchir dans le fleuve ? Cela vous ferait certainement plus de bien et vous mettrait plus à l’aise que si je vous passais un chiffon humide. Enfin, si vous souhaitez quoi que ce soit, faites m’en part.

Je souhaitais qu’elle se sente à l’aise. Mais était-ce seulement possible avec ma présence ? Je n’avais aucunement l’intention de l’obliger à quoi que ce soit. Que ressentait-elle par rapport à ça ?

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Sam 17 Sep - 13:42
Elle me resservi, posant la marmite non loin de moi afin que je puisse me resservir à loisir. Elle précisa même que je pouvais tout manger. C'était une vraie bénédiction. J'avais presque l'impression que mes tissus se reformaient à chaque bouchée. Ceci étant, j'étais tout de même attentive : ma précédente transformation me rendait vigilante. Je ne voulais pas risquer de redonner du pouvoir au loup. Ceci dit, j'avais l'impression que la jeune femme face à moi n'était pas à l'aise et souffrait, l'animal tapis en moi était satisfait de ce qu'il avait fait subir à cette femme et je me forçais donc au silence, me concentrant sur ma guérison et mon repas.

J'épiais du coin de l'œil chacun de ses mouvements et profitais du moment pendant lequel elle semblait inattentive pour la détailler du regard. Elle était plutôt jeune et avais de longs cheveux clair un peu ébouriffés. Je la trouvais fatiguée et elle me semblait un peu voutée, comme si elle cherchait à être un peu plus petite. Je n'étais absolument pas sûre de mon analyse et je savais que la bête en moi devait déformer un peu les choses. Cependant il était plutôt aisé de se rendre compte qu'elle devait être là depuis un certain temps : toute la grotte semblait avoir son odeur.

Je raclais le fond de mon bol après avoir vidé la marmite alors qu'elle me proposa d’aller me baigner. Les loups ne peuvent pas flotter et je n'avais jamais pu profiter des réels plaisir d'une réelle baignade cependant l'idée de me nettoyer de la sueur et de l'odeur prédatrice qui semblait me coller à la peau m'enchantait. De plus, je ne pouvais pas lui montrer à quel point je souffrais en refusant son offre. Ne jamais montrer ses faiblesses. Je lui répondis donc rapidement en esquissant un demi sourire et une voix toujours un peu rocailleuse.

- J'accepte avec joie votre proposition.


Joignant le geste à la parole, je cherchais à me mettre debout. Décoller seule mon dos de la paroi me sembla un exploit et j'eu besoin d'aide pour me lever et marcher. J'aurais volontiers rejoins seule le fleuve mais j'étais incapable de tenir debout sans support. Je sérrais donc la mâchoire pour ne pas montrer ma douleur et m'appuyais du moins possible sur mon aide pour ne pas montrer ma souffrance. Le chemin me sembla interminable mais nous finîmes par arriver à notre destination.

J'entendis le bruit de l'eau avant de la voir et, malgré le voile de souffrance qui planait sur moi, admirais mon environnement. Je lâchais mon aide pour m'appuyer contre un tronc et pris le temps de regarder autour de moi. Le fleuve semblait avoir un puissant courant mais à certains endroit, l'eau était retenue en petits bassins qui semblaient être plus calmes. Les arbres entouraient l'endroit, le cachant des rayons directs du soleil. Il faisait donc plus frais ici que dans la forêt mais pas assez pour empêcher une louve de se baigner si elle en avait envie. Je profitais de mon immobilité précaire qui atténuait ma douleur pour demander à l’elfe.

- Comment tu t'appelles ?


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Dim 25 Sep - 11:25

 
     
         








     

     
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Lorsqu’elle accepta ma proposition, je ne pus m’empêcher d’avoir l’air surpris avant de sourire avec compassion et gratitude. Sa voix était encore un peu rocailleuse, mais je me doutais qu’il devait y avoir une raison derrière cela. Alors, lorsque je la vis chercher à se lever, je pris de quoi nous défendre et m’approchai d’elle et l’aidai autant que je le pus et qu’elle me laissa faire. Je ne voulais pas la froisser ou la blesser dans son égo. Surtout si ce dernier était aussi grand que celui de la louve qui semblait sommeiller en elle. C’était dur de s’accoutumer à ce genre de situation, surtout lorsqu’on n’était plus habitué aux relations dites « normales ». Pourtant, je parvins à m’accoutumer à ses besoins autant qu’à ses volontés sans pour autant totalement m’y plier. Je me doutais qu’une blessure telle que celle qu’Equima lui avait faite n’était pas une partie de plaisir à supporter. A côté de cela, je me refusais de me plaindre des miennes, les jugeant moins pires puisque je parvenais à me mouvoir malgré ma cuisse qui me faisait souffrir à chaque pas.

Lentement mais sûrement, nous approchâmes du fleuve en traversant la forêt. J’avais choisi un chemin court et facile d’accès sans pour autant suivre ce que je nommais « la grande route ». J’avais encore peur de tomber sur des ennemis et, avec un peu de chance, nous croiserions peut-être une proie. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Alors, lorsque nous fûmes en vue du cours d’eau, je fus un peu surprise quand ma patiente lâcha mon épaule pour prendre appuie sur un arbre. La laissant faire ce qu’elle souhaitait, admirer le paysage autant qu’elle le voulait, je m’approchai du bord de l’eau et entrepris d’ôter mes bottes et ma cape. J’allais passer à mes autres vêtements quand la voix de la jeune femme s’éleva pour me demander mon nom. Je me tournai vers elle et, poliment, je lui répondis :

- Isë est mon nom. Puis-je connaître le vôtre ?

En attendant sa réponse, j’enlevai mon haut dévoilant ma blessure au bras et celle à l’abdomen. Les deux étaient douloureuses mais propres. Les soins que je m’étais rapidement prodigués semblaient fonctionner un minimum et n’allaient pas m’empêcher de me nettoyer. Le plus dur fut, en réalité, au niveau du pantalon. Ma cuisse était dans un mauvais état. Surtout que je ne cessais de bouger dans tous les sens ! Je tentai cependant de ne pas montrer ma douleur avant de voir si ma patiente voudrait un peu d’aide pour se déshabiller et ainsi se baigner. Bien entendu je ne fis rien pour lui forcer la main, jugeant ce genre de pratique peu conventionnel.

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Mar 27 Sep - 21:25
Je lui répondis tout en l'observant attentivement. J'avais l'air presque reposée contre ma branche mais tout de même aux aguets : je préférais attendre qu'elle entre dans l'eau et soit l plus désarmée possible avant de faire de même.

- Anya

Cela faisiat un peu étrange d'entendre ce nom de nouveau, la louve en avait un autre. Et puis, personne n'avait été là depuis longtemps pour m'appeler par mon prénom. Une légère odeur de sang s'éleva un instant dans l'air tandis que l'elfe se déshabillait : attirant mon regard sur ses blessures. Elles étaient propres mais auraient pû être mieux recousues. Je n'étais pas médecin mais j'avais cousu et recousu tant d'animaux que je savais lorsque des points étaient fait proprement ou pas. Et Cela ne m'aurait pas étonnée si sa jambe avait du mal à guérir.

J'avais donc été secourue par une femme très certainement au moins aussi souffrante que moi. C'était terrible, mon ego de dominante en pris un coup. Je décidais donc de prendre mon courage à deux mains et de ne plus me reposer sur elle, du moins pour le moment. je pris donc tout mon temps pour m'appuyer d'arbres afin de me fatiguer le moins possible. Ceci dit, je mis bien plusieurs minutes à faire les quelques mètres qui me séparaient de l'étendue d'eau.

Je m'affaissait avec le maximum de grâce possible, plus facile à dire qu'à faire, une fois que j'eu les pieds dans l'eau. Je m'arrangeais pour ne pas mouiller mes vêtements et les enlevais avant de me glisser dans les flots. L'eau n'était pas froide mais elle lava tout de même efficacement le calvaire que je venais de vivre. Je fis de nouveau attention à la femme qui m'avait guérit pour lui demander :

- Tu voudras que je recouse ta jambe ?

Je rajoutais avant qu'elle puisse me répondre :

- Que faites-tu seule dans cette forêt ?


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Mer 28 Sep - 14:34


   
       








   

   
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Je n’attendis pas plus d’une minute qu’elle me réponde avant de finir d’ôter mes habits avant d’entrer doucement dans l’eau. Avant cela, la jeune femme m’avait fait savoir son nom : elle se prénommait Anya. Un fort joli nom bien qu’étrange à mes oreilles. En me tournant vers elle alors que l’eau m’arrivait au-dessus des genoux, je lui souris, veillant de loin à ce qu’elle ne se fasse pas plus de mal qu’elle n’en avait déjà. Je ne voulais pas qu’elle pense que je la couve, ni qu’elle se sente blessée au point de vouloir m’attaquer à nouveau. Lui laissant tout le temps qu’il lui fallait pour qu’elle puisse arriver tranquillement jusqu’à la rivière, sans se presser, j’entrai un peu plus dans l’eau, grimaçant quand ma blessure entra en contact avec le liquide frais.
Lorsqu’elle m’eut rejointe, Anya me demanda si j’acceptai qu’elle me recouse la jambe. Surprise, je la regardai alors qu’elle ajoutait :

- Que faites-tu seule dans cette forêt ?

Souriant de nouveau, je serrai les dents avant d’entrer très rapidement dans l’eau. Je dus m’habituer à la douleur avant de pouvoir être dans la possibilité de répondre. Les yeux fermés, je choisis correctement mes mots. Je ne voulais pas qu’on me reconnaisse, mais, d’une autre façon, j’avais l’impression qu’elle et moi nous ressemblions plus que je le pensais. Alors, espérant de tout cœur qu’elle ne serait pas trop curieuse, ni méfiante, je lui répondis :

- Si tu veux bien me les refaire, j’apprécierais. J’ai tellement bougé depuis hier que les points ont sautés… Sinon, pour répondre à ton autre question, je me cache.

Je levai les yeux au ciel. Ce dernier était d’un bleu magnifique et les nuages se faisaient rares. C’est en l’observant que je racontai brièvement mon histoire, un peu comme je l’avais fait avec Epon et Luminia :

- Il y a quelques années je n’ai pas supporté qu’on veuille me « vendre » à une famille aussi superficielle que la mienne. Je me suis donc enfuie pour me cacher ici et me préparer à réaliser mon rêve. Je sais que je suis prête depuis longtemps… mais j’ai peur qu’on soit toujours à ma recherche.

Si j’avais raison et qu’elle me ressemblait bel et bien, la prudence dont je faisais preuve en ne donnant pas plus de détails devait amplement suffire. C’est pourquoi je lui souris à nouveau. Après, si elle agissait pour l’argent, je n’aurais certainement plus qu’à prendre la fuite en espérant qu’Equima serait dans le coin.

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Sam 1 Oct - 12:57
Je m'étonnais en silence qu'elle accepte ma proposition : j'étais un loup-garou, qui plus est qui n'était pas des plus stable et qui avait tenté de la supprimer dans un accès de rage. Une voix au fond de moi me soufflait même de l'achever lorsqu'elle serait à ma merci. C'était plutôt tentant. Ceci dit, pour le moment j'étais dans l'eau donc loin d'être dans mon élément. Ce qui me calmait pas mal. Je marchais jusqu'à trouver un promontoire assez haut pour que je puisse m'assoir dessus et avoir la tête hors de l'eau. Pas facile à trouver. Je me baladais donc d'un air attentif, scrutant le moindre interstice aquatique afin de ne pas tomber et me noyer : la jeune fille qui était avec moi et qui me racontais une partie de sa vie n'étais pas en état de récupérer un loup comme moi si jamais je me faisais prendre par le courant.

Je manquais trébucher en prétant trop attention à ce qu'elle disait : ainsi elle se cachait de ses parents ? Ainsi il y avait ce genre de troc chez les elfes ? J'en connaissais si peu sur les cultures des autres races, c'était désolant. Je finis par me trouver un coin dans l'eau qui me semblait assez sur. Je lui répondis à ce moment là :

- A moins que tu aies de quoi refaire tes points maintenant, je ferais ça de retour à la grotte.


Je lui adressais le sourire le plus rassurant que j’étais capable de faire. Ça non plus je n’avais plus l’habitude. Je rajoutais d’un air intéressé :

- Qu’est-ce que c’est ton rêve ?


Je fronçais ensuite les sourcils pour rajouter :

- Il y a des ventes d’enfants chez les elfes ?


Cette question devait être des plus impolies mais je n’étais plus chez moi et ce séjour avec ma louve avait affecté ma retenue. Au pire elle me dirait si j’étais trop impolie.


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Lun 10 Oct - 20:49















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Quand elle manqua de tomber dans l’eau, en sachant pertinemment qu’elle était encore faible et blessée, j’eus un léger geste pour la rattraper. Je ne le finis pas cependant puisqu’elle se rattrapa seule. Elle sembla même trouver un endroit où rester sans grand risque avant de me répondre que si je n’avais rien sur moi elle ferait cela à la grotte. D’une certaine façon, c’était évident. Elle me demanda ensuite en souriant, certainement en voulant sembler rassurante, quel était mon rêve puis s’il y avait des ventes d’enfants chez les elfes. Je compris alors que je m’étais très certainement mal exprimée. Voilà pourquoi je lui rendis son sourire pour lui répondre :

- Je ne me promène malheureusement pas avec mon matériel de soin. Du coup, il est resté à la grotte. Au pire, mieux vaut que je la nettoie correctement pour éviter une infection. Après, pour répondre à tes questions, mon rêve est de voyager à travers le monde, en apprendre plus sur les différentes cultures et rencontrer plus de gens. Pour ce qui est de la « vente d’enfants », je pense qu’on s’est mal comprise. En réalité, je viens d’une famille noble qui a un grand penchant pour la luxure.

Je fis une légère pause avant de continuer. Je savais que je prenais, encore une fois, un grand risque en lui parlant de moi. Malheureusement, je n’en pouvais plus de cette solitude. Puis, n’était-elle pas aussi méfiante que moi, voire plus ? Certainement ne gagnerait-elle rien à me vendre à ce qui se disait ma « famille ». Si elle était en fuite, certainement me comprenait-elle. Mais je ne pouvais rien certifier. Mais à quoi bon me cacher plus longtemps de tous ? A quoi bon garder ça secret envers une personne dont j’avais sauvé la vie ? En me livrant, comprendrait-elle que je ne veux pas me battre avec elle ? Est-ce que cela empêcherait toute attaque ? Seul l’avenir me le dirait.

- Je suis fille unique, ou j’étais. Mes parents voulaient absolument m’offrir à la personne qui aurait la dot la plus intéressante pour eux. De l’autre côté, mes prétendants ne me voyaient comme un accès à la gloire, la puissance et la richesse. Je n’étais jamais réellement sortie de mon lieu de vie jusqu’à ce que mon envie de parcourir le monde devienne trop forte. J’ai donc fait une première fugue, un peu comme pour tâter le terrain. Je n’étais pas allé bien loin, mais j’ai pu apprendre l’essentiel qu’il me fallait savoir pour que je puisse fuir ici. C’était il y a quelques années.

Je la laissai comprendre totalement mes dires, faire des commentaires et poser des questions auxquelles je répondis. Puis, quand le silence parut s’installer un peu plus longuement, je lui demandai :

- Et vous, souhaitez-vous me faire part de votre histoire ? Si vous préférez garder le silence, je comprendrais.

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