Souvenirs corrosifs « pv Iskaras

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Mar 7 Juin - 0:05
souvenirs corrosifs
les pulsions d'une bête ✧ Cirilla faisait tournoyer un poignard entre ses doigts habiles, un léger sourire habillant ses lippes. L'arme était belle, la lame était légèrement incurvée et dentelée, de fines gravures s'y trouvaient. La garde, courte, était un peu plus simple et parée de couleurs noires et dorées. La jeune femme cessa de la faire tourner pour le ranger dans son fourreau: il se trouvait ficelé au bas de son dos. Ainsi, la louve pouvait s'en munir avec une facilité incroyable puisqu'il était totalement à porté de sa main droite. Cirilla avait modifié son équipement la veille, vendant l'une de ses fameuses épées pour cher. Deux lui suffisaient, les créatures ne lui résisteraient pas plus même s'il lui manquait sa plus banal arme. A dire vrai, la Crocs-de-Sang se méfiait davantage des humains que des bestioles peuplant ces terres.
Tandis que la louve levait un bras afin qu'Alatax s'y pose, un homme s'approchait d'elle. L'aigle poussa un cri perçant, dévoilant ses serres impressionnantes et venant doucement se poser sur l'avant-bras droit de la Ciri. Elle portait bien entendu la protection appropriée puisque même sans le vouloir, le bel aigle aurait tôt fait de lui transpercer la chair.

« Drogon. Cela faisait bien longtemps, que t'es t-ill donc arrivé depuis ce bon temps ? », Cirilla adressa un sourire amusé à l'homme.

Ce-dernier arborait une barbe peu fournie et brune, sa chevelure mi-longue était quelque peu en broussaille mais cela lui assurait un style particulier. Drogon n'était qu'un humain (fragile donc, aux yeux de la louve) mais il avait de nombreuses fois fait preuve d'une puissance et d'une détermination impressionnante. En particulier quand l'argent entrait en compte. Cela faisait bien des années que la noiraude le connaissait et à l'époque, il avait participé à un magnifique carnage qui restera encore dans les mémoires des loups du Clan de la Terre. Elle était encore jeune et moins puissante quand elle avait participé à ce massacre. Heureusement Drogon avait veillé sur elle et l'avait même aidé à fuir lorsque les êtres terrifiants qui les accompagnaient avaient commencé à perdre. Cependant, en dépit des longues années, Cirilla ne faisait aucunement confiance à Drogon, ce type serait capable de la trahir pour un énorme sac d'or. Pour le moment, il restait fidèle car la louve lui était une alliée de choix mais, lorsqu'il trouverait mieux, il ne se priverait pas de la vendre aux Crocs-de-Sang.

« De bien belles aventures que j'aurai aimé partagé à tes côtés mais, j'ai cru entendre que tu avais eu à faire ces derniers temps. Parlons donc autour d'un peu de vin, un village se trouve non loin. »

La louve hocha positivement la tête, se détournant pour remonter sur sa licorne noire qui, sellée et harnachée, patientait depuis quelques instants. Nabym s'ébroua férocement et cela fit décoller Alatax qui préféra amplement prendre de la hauteur et voyager lui-même. Drogon monta également sur son équidé bai et l'infâme duo prit le galop en direction du village le plus proche. Un petit village bien paisible où plusieurs races cohabitaient dans une paix totale. Même quelques loups. Cirilla savait de toute manière que les loups du Clan de la Terre étaient généralement peu dangereux, proches de la nature et pacifiques. Pas comme sa meute, sa famille. Qui disait Crocs-de-Sang, Clan du Feu, disait souvent férocité.

La route ne fut pas bien longue et le village rallié au bout d'à peine une heure. Cirilla descendit de Nabym et paya de quelques pièces le droit à s'approprier une stalle pour sa monture qui devenait au fil du temps, de moins en moins farouche. La jeune femme lui retira son harnachement et vérifia que l'eau lui était servie avant de tourner les talons. Si Drogon était déjà dans la taverne, la jeune femme préférait avant faire un petit tour de l'endroit. La méfiance avant tout. La jeune Crocs-de-Sang avait bien assez d'ennemis, mieux valait donc vérifier que personne de nuisible ne risquait de lui tomber dessus. Ainsi la demoiselle faisait le tour, Alatax veillant depuis les cieux. Ciri passa sa main gauche, gantée, dans sa crinière ébène. Inconsciemment, elle rajoutait des mèches sur la partie de son visage lacéré. Une habitude. La reconnaître grâce à cela était bien aisé. Déjà que ses prunelles d'or étaient compliquées à oublier lorsqu'elles vous toisaient avec cette particulière lueur carnassière.
Rien à signaler, visiblement. Pas d'odeur particulière, aucun visage. Cirilla, satisfaite, se détourna et entama sa marche vers la taverne. Seulement, peut-être un peu trop enthousiaste, la jeune femme sentit son épaule cogner contre un bras. La louve fronça ses fins sourcils sombres et détourna vivement son visage afin de toiser l'être qui venait de lui rentrer dedans à moitié (même si c'était plutôt elle qui l'avait percuté). La louve émit un léger grognement lupin qui s'échappa de sa gorge malgré elle, presque par réaction naturelle, sa main gauche glissa sur le fourreau du poignard camouflé dans son dos. Ses orbes dorées scrutèrent l'homme qui faisait dix centimètres de plus qu'elle, il était banal mais sentait le loup. Peu impressionnant, les loups d'ici ne lui faisaient pas bien peur. Mieux valait éviter de s'attirer maintenant des ennuis. Ainsi, sans un mot, relâchant sa fine prise sur son poignard, la jeune femme reprit sa route comme si de rien était, entamant les mètres la séparant de la table prise par Drogon.

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Mer 8 Juin - 10:04
La journée fut longue et difficile, mais j’étais persuadé qu’elle serait bénéfique au final. De mon levé jusqu’au soir, j’avais chassé plusieurs bêtes. Du mignon petit lapin, jusqu’au sanglier. Je n’en avais pas beaucoup, mais j’avais assez de viande pour tenir plusieurs jours. Par contre pour la peau, je n’en avais nullement besoin, j’avais tout ce qu’il me fallait. Vêtements, sacoches, lits… J’avais tout. Donc, comme à mon habitude, je partis rejoindre le village le plus proche pour les vendre. Je ne proposais pas de prix exubérant. En réalité, j’étais le vendeur aux prix imbattable. Je n’avais pas besoin de ces peaux, et il serait inutile de les laisser dans un coin, à prendre la poussière et la moisissure. Je préférais les passer à des gens qui en auraient besoin, ne pouvant se permettre d’aller à la chasse ou d’en acheter trop chère. Ainsi, c’était utile pour tout le monde, mais bien entendu, je demandais quelques pièces en échange. On négociait le prix pour que ce soit accessible au client et avec l’argent, je pouvais soit me prendre un peu de matériel, soit prendre une bière.

J’arrivais bien tard dans le village. Plus tard qu’à mon habitude et déjà, les marchands présents commençaient à retirer leur stand. Ce n’était pas grave, j’avais pu vendre deux peaux de lapins et celle d’un renard aux clients restant. Je n’avais pas gagné grand-chose, mais juste assez pour une bonne chope et une chambre des plus modeste. Et si besoin, je pourrais ajouter de mes marchandises au patron s’il me manquait quelques piécettes. La taverne était bien remplie, pratiquement toutes les places furent prises. Tavernier, ça c’était un métier qui avait de l’avenir. Je voulais m’approcher du comptoir pour demander à boire. Ce ne fut pas évident de circuler avec tous ces clients sur le chemin. Je devais faire de ses écarts pour avancer. Mais l’un d’entre eux me rentra dedans. Enfin, c’était une femme qui me heurta à l’épaule. On s’était regardé de suite après l’altercation par réflexe pour voir qui venait de nous toucher. Elle me regarda avec froideur avec des yeux assassins avant de reprendre sa route. Je n’avais pas bronché, ni même dit quoi que ce soit. J’exprimais aussi de la froideur, me cachant derrière un masque sombre. Son odeur et le grognement qu’elle avait fait ne laissaient aucun doute possible, une lycan. Elle ne faisait pas partie de ma famille, ça c’était sûr. Mais des lycanthropes, il y en avait des milliers sur les terres du clan de la terre. Jeu de mots haha. Par contre, son odeur, justement, m’était familière. Son visage ne me disait rien, mais l’odeur si. J’ai dû la sentir à un moment durant mes voyages sans doute.

Arrivant au comptoir, je commandai une bière « Une bière patron s'il vous plait ! », juste une car je devais garder l’esprit le plus clair pour rentrer. Non, je plaisante, je n’avais pas assez d’argent pour une seconde comme dit un peu avant. Par contre, je ne pouvais dormir ici, toutes les chambres étaient déjà prises. Je ne cherchais pas à en savoir plus, je me contentai de boire. J’étais pensif en sirotant ma boisson. Je réfléchissais à la journée passée et devant lutter contre les souvenirs douloureux. De ça, on n’en sort jamais indemne et on n’en guéri pas non plus. Mais on pouvait arranger ça en allant de l’avant, en se reconstruisant. Le souvenir du massacre dans ma famille me revenait souvent, mais là, ce fut plus fort. Ce n’était pourtant pas l’anniversaire de ce moment tragique. Mais ce souvenir était là, même il était plus fort, me donnant envie de sortir les griffes. Et, pour une raison que j’ignorais, la pensée du massacre se maria avec le souvenir de la louve de tout à l’heure. Pourquoi je ne pouvais séparer ces deux éléments qui n’avaient rien à voir l’un avec l’autre ?
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Jeu 9 Juin - 1:12
souvenirs corrosifs
les pulsions d'une bête ✧ Cirilla se laissa tomber tranquillement sur le banc en bois et devant la table pour laquelle l'humain avait opté: une place un peu dans l'obscurité, assez loin des oreilles indiscrètes. Il avait commandé du vin et les deux truands, verres en main, trinquaient déjà aux glorieuses années.  La louve en avait presque oublié le loup de tout  l'heure, presque. Son odeur circulait encore dans les environs, la titillant, l'agaçant. La femelle lycan oubliait rarement les odeurs qui la marquaient ou plus simplement, celle ayant joué un certain rôle au sein de sa vie. Alors elle scruta la petite foule dans la taverne, ignorant le barde qui s'apprêtait à pousser la chansonnette. Il était là, au comptoir, buvant en solitaire de l'alcool.
Repérant que sa collègue semblait égarée, Drogon eut un fin sourire en suivant son regard. Il tendit ensuite un bras vers la jeune femme et claqua ses doigts sous le nez de la louve qui grogna en s'extirpant de ses réflexions. L'humain souriait à pleine dents, posant un coude sur le bois de la table et venant loger son menton dans sa paume de main. De l'autre, il tenait son verre emplit de liquide pourpre et l'agitait doucereusement.

« Tu le connais. »

Une affirmation ? Cela surprit Cirilla qui fronça ses fins sourcils, plongeant ses prunelles d'or dans celles azurées de son pseudo ami. Il hocha doucement la tête puis amena son verre à ses lippes, avalant deux gorgées avant de le reposer sur la table. Drogon croisa ses bras finement musclés puis désigna l'inconnu précédemment percuté de son menton fin.

« Ce type nous a fait raté la moitié de notre or, il y a des années. »

La noiraude ne comprenait pas davantage et son incompréhension sembla fortement amusé Drogon. Il se redressa alors légèrement, s'approchant de la Crocs-de-Sang afin de susurrer à son oreille.

« Le massacre des loups, dans ces terres. Il était arrivé peu après avec une demoiselle, ne te souviens-tu pas ? Il a ensuite massacré une partie de ceux censés nous payer. Le reste, nous nous en sommes chargés lorsqu'ils ont refusé de nous donner l'or. »

Cirilla ne souriait aucunement, le visage incroyablement froid tandis qu'un doigt glissait nerveusement sur sa lèvre inférieure, son regard fixant le plancher. C'était donc lui ? Ciri releva son regard, observant le loup. Enfin, elle remettait tout dans son crâne. Elle ne l'avait clairement pas directement affronté mais Drogon lui avait soufflé qu'il avait été remarquable sur le champ de bataille. La Crocs-de-Sang pencha un peu sa tête sur le côté, interrogeant son acolyte du regard. Et donc ? Que faire de cet homme ?

« Et bien, que penses-tu du fait qu'il nous rembourse ce qu'il nous a fait perdre ? Le kidnapper, lui prendre une main pour l'envoyer à sa famile tout en exigeant une rançon. Cela ne te plaît pas ma chère ? »

Sournois et fielleux, Drogon l'avait toujours été. Un être de la pire espèce pourtant extrêmement efficace et possédant quelques principes. Cirilla l'appréciait de toute manière pour son utilité et pour rien d'autre, voyager à ses côtés de temps à autre était plaisant, combattre également. Et encore une fois, sa malice l'amusait.

« Je te reconnais bien là, Drogon. Nous serons bien assez de deux pour l'arrêter, tu n'auras qu'à frapper au bon moment, comme d'habitude. J'ai un petit quelque chose pour le rendre moins dangereux. »

La louve plongea une main dans la sacoche nouée à sa hanche gauche et en sortit délicatement un minuscule flacon. La jeune femme le posa au creux de sa main et le montra à Drogon qui, à son tour, l'interrogea du regard.

« Pas un poison. Un espèce de tranquillisant de ma confection, il sera amorphe quelques minutes, suffisamment pour qu'on le transporte à l'écart du village. Maintenant, approche-le avec entrain comme tu sais si bien le faire. Je ne pense pas qu'il te reconnaîtra, il ne t'as pas eu en adversaire directe et tout à l'heure, je l'ai bousculé mais il n'a pas vraiment réagit. »

Les deux coéquipiers souriaient à pleine dents, fiers de leur petite idée. Ainsi, emportant leurs verres de vins, ils approchèrent. Drogon riait déjà, souriant, la mine chaleureuse et de confiance. Il bouscula quelques êtres et parvint à se poster juste à la droite de leur cible. Drogon tendit son verre au propriétaire qui lui servit de l'alcool à flot tandis que l'humain y répondait en lui lançant deux pièces. Drogon bouscula un peu Iskaras, lui adressant un large sourire.

« Eh alors ! Qu'elle mauvaise idée de venir dans un lieu de joyeuseté seul, c'est bien triste mon cher. Servez-lui en une autre donc, je paye ma tournée, servez tout le monde, allez les gars ! »

Des cris heureux lui répondirent tandis que les jolies serveuses s'affairaient déjà. Cirilla soupira mentalement, légèrement agacée par toute cette agitation. Cependant, un peu d'or l'aiderait bien et puis, l'idée de titiller un peu tout le monde lui plaisait. En particulier lorsqu'il s'agissait de loups-garou. Le flacon dans la main, elle scrutait, attendant l'occasion parfaite. Dés que Drogon aurait suffisamment l'attention de leur cible, elle se glisserait afin de lâcher le contenu de son flacon dans l'alcool.

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Sam 11 Juin - 12:57
Je terminais mon verre lorsque quelqu’un vint à ma rencontre. Un humanoïde, étrangement vêtu et ayant quelque chose de malsain dans le regard. Il avait dû pousser des personnes pour venir s’asseoir à côté de moi sur ma droite. Je trouvais étrange qu’il veuille venir s’asseoir à côté de moi et vouloir me parler. Pourquoi moi ? Un ivrogne ? J’en doutais, il sentait à peine l’alcool. Il demanda à boire et donna des pièces au patron. Un fêtard ? Un je ne savais quoi… Mais il me mettait mal à l’aise.

« Eh alors ! Qu'elle mauvaise idée de venir dans un lieu de joyeuseté seul, c'est bien triste mon cher. Servez-lui en une autre donc, je paye ma tournée, servez tout le monde, allez les gars ! »

Malgré son côté malsain dans son sourire et son regard, il forçait un peu la sympathie. J’inclinais donc légèrement la tête pour dire que j’acceptais un verre. Mais je devais rester sur mes gardes, je pouvais être gentil, je n’étais pas pour autant idiots. Alors que l’aubergiste versait la boisson, l’odeur et le visage de l’homme me revinrent en mémoire. Il était en compagnie de la louve qui m’avait bousculé. Auraient-ils deviné ma vraie nature et ont donc voulu tenter une approche ? Pas forcément devenir ami mais savoir qui j’étais en réalité. Alors pourquoi sa compagne n’était pas venue avec lui. Elle était restée en arrière, je devrais la surveiller d’un œil discret. J’en étais sûr, quelque chose de louche se tramait. Je boirais donc juste un verre et puis je partirais de suite après. Un scénario bien sombre se dessina dans mon esprit. Je devrais être vraiment vigilant.

Combien d’aventures éprouvantes avais-je déjà connu. On disait des loups-garous être des chasseurs, de puissant tueur craint, mais en réalité, nous étions constamment la proie. Dans beaucoup d’endroits, il suffisait de dire que tel était un lycan pour que tout le monde le chasse et ou le tue. Plus d’une fois, je fus la cible de chasseur, de radicaux et de d’autres fous. Même des loups aimaient chassaient d’autres loups, pour vous dire à quel point notre vie n’était pas aussi belle et simple. Alors j’ai dû apprendre à faire attention et d’avoir les bons réflexes. L’odeur de la femelle m’était vraiment familière, et je me demandais si ce n’était pas justement mauvais signe, car rien de bon ne me venait à l’idée. Buvons donc juste un peu de ce verre et ensuite, au revoir.
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Jeu 23 Juin - 0:45
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les pulsions d'une bête ✧ Cirilla, de ses prunelles d'or, observait avec attention et prudence le jeune homme à qui ils avaient affaire. Il semblait terriblement méfiant et cela, ce n'était pas bon. Même s'il acceptait le verre, il ne disait absolument rien et semblait en pleine réflexion. Drogon continuait d'amuser la galerie et tous tombaient dans le piège du type sympathique, offrant une belle couverture au serpent. Cirilla bu une gorge de son propre verre, jouant doucement avec la petite fiole qui glissait entre ses fins doigts. Aucune opportunité, il restait complètement fixé sur son nouveau verre. De plus, la louve avait surprit son regard du coin de l’œil ; se doutait-il d'une chose ? Certainement. Les loups-garou n'étaient pas les plus simples à traquer, méfiants, sur leur garde, l'instinct bestial était une aubaine parfois. Mieux valait oublier l'idée de verser le paralysant dans l'alcool. Habilement, elle le rangea et adressa un regard à Drogon, indiquant l'extérieur d'un mouvement rapide de ses mirettes. Deuxième option. Se montrer patient, attendre qu'il sorte, le suivre, le coincer à la première opportunité. La nuit serait une aide primordiale, surtout que la lune se montrait bien timide, renforçant la noirceur. Parfait pour la traqueuse.

Elle disparut le plus discrètement possible de l'endroit après avoir abandonné quelques pièces sur le comptoir. Drogon restait pour le moment dans la taverne, embarquant dans son humour parfois peu raffiné les quelques hommes présents autour de lui. Tout cela dura jusqu'à qu'Iskaras ne décide à quitter l'endroit. Ciri, dans un coin sombre, scrutait les sorties avec soin et, dés qu'elle aperçu la cible, elle se tendit. Inconsciemment, le plaisir de la traque s'insinuait dans son esprit animal, ses muscles se bandèrent, elle retint un grondement de peu, plissant un peu ses orbes dorées. Enfin, usant de sa discrétion habituelle, elle suivit Iskaras à une certaine distance. Le distançant ensuite sur le côté afin de le bloquer par l'avant. Drogon, lui, le suivait à présent de derrière, caché dans l'ombre... l'étau se refermait.

Cirilla, bouillonnante, se redressa de sa hauteur et se détacha alors de l'obscurité. Un sourire carnassier habillait ses lippes tandis qu'elle se campait sur ses appuis puissants, croisant ses bras, observant Iskaras juste en face d'elle.

« Bonsoir, à nouveau. », lâcha t-elle dans un léger grognement.

Drogon, derrière, s'était arrêté aussi à quelques mètres de leur cible. Tout autour, il n'y avait plus rien. A première vue, rien ni personne ne viendrait en aide à Iskaras ni ne serait témoin de la tentative de kidnapping. Le plus exaltant dans tout cela, ce qu'attendait Cirilla plus que tout, c'était le moment où ce type se rendrait compte du fait qu'ils n'étaient pas tout à fait innocents dans la décimation d'une partie de sa famille. Rien de plus amusant que cela, ou presque.

« Mon gars, j'ai été bien ennuyé de ton mutisme tout à l'heure, tu ne m'as pas été bien sympathique. Déjà que tu nous dois un petit quelque chose à mon acolyte et moi-même, si en plus tu n'es pas amical, tu peux comprendre que nous soyons un peu agacés ? »

Drogon disait cela d'un ton mielleux, avançant un peu vers sa cible, n'ayant nullement peur. Il avait apprit à tenir tête aux loups-garou, à leur force exceptionnelle, leur réactivité, leur bestialité. Cependant, en aucun cas il ne sous-estimait celui qui était devant lui, jamais l'humain ne sous-estimait un adversaire. Et cela, en dépit de son incroyable arrogance. Il s'arrêta, haussant ses épaules tout en poursuivant ses dires.

« Voici, mon cher, ma proposition : Suis-nous bien gentiment et le mal qui te seras fait sera moindre. Je ne dis pas que tu ne souffriras pas à un moment mais, au moins, tu souffriras moins. »

Cirilla ne pipait mot, conservant son sourire carnassier et un faciès suffisant. Rien de plus détestable, presque.
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Désolé du retard ! :c Dis le moi si quelque chose ne te vas pas !

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Jeu 23 Juin - 19:25
La fête battait son plein dans cette auberge. Mais je ne voulais y participer. Mal à l’aise par ce nouveau camarade et sa compagne, je préférais partir et rentrer chez moi. Je n’étais pas du tout d’humeur festive. Je quittais donc l’auberge en pleine nuit. Pressant le pas, je comptais entrer dans la forêt pour me sentir un peu plus en sécurité. Pourtant, j’avais la désagréable sensation que quelqu’un me suivait. Malgré ma vision dans la nuit, j’avais du mal à distinguait qui que ce soit. À chaque instant, il fallait rester sur ses gardes. Une vie au combien stressante. Même nos frères loups devaient restaient constamment sur leurs gardes, car ils étaient tout autant que nous les mêmes proies. Je continuais de poursuivre mon chemin, comme si de rien n’était, mais gardant un œil et une oreille attentive. Ce qui suivit prouva que j’avais raison.

Devant, la louve de l’auberge se dressait devant moi, bras croisé et sourire carnassier. Je m’en doutais, elle et son copain étaient là pour causer des ennuis. D’ailleurs ce dernier arriva à bonne distance derrière moi, je sentais son odeur qui devenait de plus en plus forte.

« Bonsoir, à nouveau. » Me dit-elle avec malice.

Son partenaire arriva juste derrière, stoppant sa marche à quelques mètres. Je me demandais bien ce qu’ils voulaient ces deux-là. Des ennuis en tout cas, un enlèvement ? Un meurtre ? Son odeur m’était familière et le fait que je ne puisse pas la séparer du souvenir concernant le massacre ne pouvait dire qu’une seule chose… Elle était présente, et vu qu’elle ne faisait pas partie de ma famille, elle ne pouvait provenir que de l’autre camp. Je me mis à grogner.

« Mon gars, j'ai été bien ennuyé de ton mutisme tout à l'heure, tu ne m'as pas été bien sympathique. Déjà que tu nous dois un petit quelque chose à mon acolyte et moi-même, si en plus tu n'es pas amical, tu peux comprendre que nous soyons un peu agacés ? »


Quelle désinvolture. Cet homme devait-être le cerveau de la bande. Il aurait trouvé une louve qu’il a appris à dompter comme un chien. Quelle honte. Je ne préférais rien dire, ne quittant du regard la louve. Je me doutais qu’ils savaient tous les deux se battre et ce gars devait donc bien connaître les lycans et donc, il devait avoir de l’expérience pour les combattre. Si nous devions en venir aux griffes, ce serait très compliqué pour moi et peu de chance de m’en sortir en entier.

« Voici, mon cher, ma proposition : Suis-nous bien gentiment et le mal qui te seras fait sera moindre. Je ne dis pas que tu ne souffriras pas à un moment mais, au moins, tu souffriras moins. »


Il trouvait cela alléchant ? Suis-nous et tu souffriras quand même ? Un vrai malade mental. Pourquoi aussi une lycan voudrait faire du mal à ses semblables ? Le mal était effectivement partout, chez toutes les races. Mes possibilités étaient réduites. Vu que la force risquait de ne pas être à mon avantage, je devais utiliser un minimum de ruse pour avoir une meilleure chance de m’en sortir. Je vis que des bois se trouvaient non loin de nous, sur le côté. Si je pouvais les atteindre, j’arriverais à me cacher et peut-être me débarrasser de la louve. Je n’avais pas droit à l’erreur. Dents sorties, je hurlais sur la louve-garou et lui lança sur elle mes dernières peaux pour la distraire. De suite, je me mis à courir sur quatre pattes en direction des bois, sprintant le plus rapidement possible.
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Ven 24 Juin - 2:47
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les pulsions d'une bête ✧ Cirilla fut un instant décontenancée par les peaux utilisées afin de la détourner fugacement de sa proie. Mais lorsque sous leurs yeux, leur cible s'esquivait déjà vers la forêt en filant à quatre pattes, Ciri planta son regard dans celui de Drogon. Les pupilles de la jeune femme s'étaient rétractées et son faciès empreint d'une folie carnassière se transformait peu à peu. Drogon eut un léger sourire en coin, hochant doucement la tête. A peine eut-il effectué ce geste que Cirilla bondit à la suite d'Iskaras sous a forme ultime de louve. Drogon fit demi-tour après avoir récupéré les affaires déchirées et tombées de la louve, fonçant ensuite en direction de l'auberge afin d'attraper sa monture et de se mettre à pister les deux loups. Il devait faire vite, même s'il connaissait la force de son acolyte, si elle tombait dans un piège, une embuscade ou autre, cela finirait mal pour elle. L'humain bondit sur son équidé après l'avoir détaché de sa barre, le talonnant férocement.

Humant la brise nocturne, la femelle grognait tel une bête affamée, ses griffes labouraient la terre tandis qu'elle fonçait avec une célérité aberrante à la suite d'Iskaras. Son cœur battait beaucoup trop fort, semblant vouloir percer sa poitrine afin de se mettre à son tour sur la piste. Ses muscles étaient bandés, une adrénaline incroyable s'écoulait dans ses veines. La chasse était ouverte. Que c'était bon. Cela faisait trop longtemps aux yeux de Ciri qu'elle n'avait pas eu l'occasion de suivre un autre loup afin de le détruire, cela lui avait manqué. Une prédatrice parmi les prédateurs, c'est ainsi qu'elle appréciait se voir. Sa haine envers sa propre race avait toujours été présente et jamais, ô grand jamais la louve ne s'allierait avec un être de sa race. Aucune solidarité, la Crocs-de-Sang préférait voir l'un des "siens" crever plutôt que de lui venir en aide. Sa rage envers les loups-garou l'avait aveuglé, lui faisant oublier que certains étaient innocents, complètement innocents. Mais puisque ses "frères" ne lui avaient pas laissés de chance, elle ne leur en laisserait pas. A aucun d'entre eux.

L'énorme loup-garou à la fourrure grisâtre s'arrêta un bref instant, levant le nez afin de sentir l'air. L'odeur était sur sa droite. Il n'irait pas bien loin dans ces fichus bois, elle allait l'attraper et lui faire comprendre que la fuite n'avait jamais été permise en option. Cirilla s'élança de nouveau, galopant droit vers Iskaras dont elle repérait la silhouette à travers les troncs. La louve se déplaça un peu de côté, rattrapant peu à peu Iskaras. Elle bondit soudainement, laissant s'échapper de sa gueule un grondement sourd. Envoyant une patte vers l'avant, elle tenta agripper l'une des pattes arrières d'Iskaras afin de le blesser ou l'attraper.

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Ven 24 Juin - 20:26
Je courais le plus vite possible, changeant à chaque fois de direction. Mais la femelle était très rapide, elle gagna du terrain. Ce n’était pas une soumise, à la vue de son plaisir dans cette chasse dont j’étais le malheureux gibier. C’était une meurtrière, une véritable sanguinaire qui trouvait de la jouissance à torturer ses semblables ? Pourquoi ? Était-elle victime de mauvaises expériences ? Ou juste un mal inné ? Ce qui était sûr, c’était que je ne pouvais tenter de lui faire entendre raison. Et son compagnon ? Encore moins. D’ailleurs, il avait disparu, mais je m’attendais à le voir surgir d’un instant à l’autre. La louve fut au-dessus de moi. D’un bon, elle manqua de me mordre au talon. Je sentis son souffle sur ma patte arrière et le bruit de son atterrissage. J’avais effectué un saut plus long pour y mettre le plus de distance possible entre elle et moi.

Comprenant que je ne pourrais encore fuir, je devais me résoudre à l’affronter pour le moment. Et comme son ami n’était pas encore là, je pouvais tenter quelque chose à un contre un. Faisant face, je me mis sur mes pattes arrières, et toutes griffes et crocs dehors, je lui hurlais dessus avec rage. Je prenais mon apparence hybride qui combinait bien la force et l’agilité des deux espèces. J’espérais avoir un minimum de chance de m’en sortir. Mes yeux jaunes devinrent rouges, signe de ma plus grande hostilité. Je bénéficiais de la vision en pleine nuit, je pouvais donc me battre comme en plein jour. J’en profitai pour lancer une attaque de griffe avec une de mes mains. Une attaque légère pour ne pas gâcher toute ma force de suite. Je frappais en direction de son museau. Au mieux, je pouvais soit la blesser ou la faire reculer. Je me tenais déjà parer pour la suite du combat.
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Ven 1 Juil - 18:30


"Cirilla & Iskaras"

Nothing will prepare you for the chaos I will bring upon you. You can try to run and hide but you can't escape the things that I'll do. Don't even try to run away. - Aviators - Spirit of Chaos.



Elle le rata car la proie bondit à son tour afin d'éviter les armes tranchantes de la louve qui grogna d'agacement, redoublant de vitesse pour rattraper sa victime. Mais soudainement, le loup-garou poursuivit se détourna pour lui hurler à la gueule et Ciri dérapa dans la terre, plantant ses énormes griffes dans le sol afin de s'arrêter. Il voulait jouer sur la dominance en dévoilant sa hauteur ? La louve se releva à son tour, dévoilant entièrement son corps de monstre, musculeux et colossal. Difficile à croire que cette bête était une femelle mais les Crocs-de-Sang produisaient de puissants canidés, de véritables machines de guerre aux dimensions terrifiantes. Fille d'Alpha, il était donc normal que Cirilla soit aussi impressionnante par rapport à ses congénères, cela renforçait l'idée qu'elle était faîte pour être une Alpha redoutable, et non une louve paria et recherchée par sa propose meute.

Il prit sa forme secondaire où on voyait mieux qu'il était mi-homme mi-bête, Cirilla préférait son ultime forme pour les combats aussi puissants que ceux-là : plus forte, plus réactive, instinctive, agile et son sixième sens n'en était que plus fort. Elle entrouvrit sa gueule magnifiquement garnie de crocs, soufflant son haleine brûlante tandis que ses prunelles d'or étaient rétractées à leur maximum, le corps agité par l'excitation de la chasse et du combat en venir. L'autre engagea les hostilités, envoyant sa main pourvue de griffes aiguisées afin de tenter d'entamer la chair coriace de la bête mais Ciri fit un pas de côté et leva rapidement sa main gauche, elle la referma sur le poignet de son adversaire afin de l'arrêter. Un grognement narquois et arrogant s'échappa de la gorge de la femme qui retroussa davantage ses babines grisâtres, resserrant sa prise encore un peu avant de renvoyer en l'air le bras d'Iskaras. Brusquement, elle lui bondit dessus à l'aide de ses puissants appuis et posa ses pattes sur son poitrail afin de le repousser en arrière. Ses mains agrippèrent ensuite ses épaules tandis que la femelle le plaquait furieusement au sol, sa gueule à quelques centimètres de celle d'Iskaras.

Elle ne pouvait pas le tuer, Drogon serait furieux et l'éventuel futur chantage n'aurait donc aucune valeur. Mais, qu'est-ce qui l'interdisait de l'amocher un peu ? Conservant une bonne poigne pour le plaquer au sol, profitant du fait que sa proie était en seconde forme et avait donc de la fourrure moins fournie, Cirilla plongea sa gueule au niveau du bras droit afin de le mordre à plein crocs tout en continuant de grogner furieusement. Ses oreilles se baissèrent alors qu'elle ouvrait sa gueule largement, un peu de bave s'en écoulait à cause de sa folie presque monstrueuse. Il était clair que rien ne pouvait la raisonner, à cet instant, l'animal enragé avait presque prit possession entièrement de son esprit.

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Big Bad Wolf.

« I smell the blood of a petty little coward, here... »
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Lun 4 Juil - 9:22
Elle parvint à esquiver mon attaque et d’un bond, elle se jeta sur moi pour me plaquer au sol. Elle était bien forte et agile, elle était douée dans le combat, elle devait souvent s’entraîner. La louve devait être issue d’une meute bien guerrière pour avoir une telle hargne au combat, et mener une vie bien sanguinaire pour y trouver du plaisir à torturer les autres. Cela se voyait dans son regard, elle aimait ça, elle était consentante dans cette folie meurtrière, ce n’était pas une esclave ou une captive de l’humain. Ah moins d’avoir était enlever et conditionner pour, un lavage de cerveau qui l’aurait donné goût au sang. Après, il était vrai que des lycans aimaient la violence et le meurtre. Comme chez les humains, ils aimaient tuer les races différentes, mais aussi leurs semblables, je ne devrais donc qu’être à moitié surpris d’en croiser une. C’était juste pas de bol pour moi à ce moment.

Je devais sortir de ce mauvais pas, en plus elle n’allait sans doute pas resté à cette attaque. La preuve avec sa grosse gueule bien ouverte, prête à me croquer. Elle allait me blesser avec sa mâchoire monstrueuse, par plaisir sans aucun doute. Je devais réussir à m’extirper de ce mauvais pas avant qu’elle ne m’arrache le bras. J’essayais de libérer mon autre bras, mais sans succès. De panique, j’arrivais à bouger mes jambes et avec une de mes pattes, j’arrivais à repousser sur le côté l’agresseuse. Me redressant, je lui fis face et grognai dessus. Le souvenir de son compagnon me revint. Il ne devait plus être trop loin. J’allais donc attirer cette louve plus loin, dans un endroit isolé et difficile d’accès aux humains. Donnant l’impression que j’allais attaquer, je repris la fuite. Ils me voulaient vivant, un avantage que j’avais, car je pourrais en profiter pour contre-attaquer, sans risquer de me faire tuer et trouver un moyen pour les mettre hors d’état de nuire.

Prenant la suite, je poursuivis cette course à travers les branches des arbres cette fois-ci. Rien de mieux que de prendre un peu de hauteur et éviter les éventuels pièges. J’avais grimpé sur l’un des arbres en quelques coups de patte pour arriver au sommet avec agilité et bondis d’arbre en arbre pour distancer cette furie. Savoir qu’elle avait tué plusieurs des miens sans raison donnait une grande énergie pour tenir jusqu’au bout, sans pour autant me laisser aveugler par la vengeance et me faire bêtement avoir à cause de ça.
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