Ciun, le chant de l'égarement

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Mar 21 Juil - 0:50
Qui êtes-vous ?

Nom : Rechael
Prénom : Ciun
Âge : 56 ans
Race(s) : Croisée Ange déchu et faune
Alignement : Neutre














Qui perd ses racines perd une partie de soi
Clan de laTerre


Physique




De par ses origines, Ciun a développé un physique on ne peut plus original et déconcertant. Certes. Au premier coup d'oeil, elle a des cheveux rouges souvent coupés court, des ailes sombres et une paire de corne qui pourrait croire qu'elle va vous ouvrir le ventre et manger vos tripes encore chaudes. Certes certes. Mais elle a une telle légèreté dans son sourire et un regard si conciliant que vous la penserez très rapidement incapable de faire du mal, et à juste titre.
A une période de sa vie, Ciun s'est faite percée à bien des endroits sur son visage : ses oreilles pointues, ses lèvres fines et son nez, notamment, sont pleins de piercings qu'elle porte ou non selon son humeur. Son visage n'a à part cela rien de particulier ; il est en effet plutôt banal mais il s'en dégage une aura de force et de confiance qui apaise et rend Ciun plus jolie.
Comme ceux de son espèce, elle possède un certain charme animal (bien qu'il soit réduit de moitié.)
Son corps est longiligne, formé par les années d'entraînements qu'elle a enduré pour assurer sa propre sécurité. Ses ailes sont volumineuses et bien fournies, mais elle s'entraîne à les réduire au moins pendant une courte période.
Si elle n'est pas en armure de combat (ce qui est assez rare), elle s'habille de tenues passe-partout, très simples (ce qui contraste encore plus avec son physique hors norme et ses ailes.)

Mental




Ciun est une jeune femme qui, à cause de ses origines et de son apparence hors du commun, a beaucoup souffert de la discrimination. Elle a cependant su rester juste et droite. Malgré une part diabolique qui la hante (ce que vous avez pu deviner à la lecture de ses origines) son regard pur reflète le fond de son âme, celui d'une femme qui ne cherche qu'à répandre le bien sur la terre d'Endora.
Souvent, elle est pensive ou dans la lune ; appliquée à découvrir des horizons que vous n'apercevrez même pas. Elle a un rire clair qu'elle lance parfois comme arme, parfois comme armure. Car ne l'oubliez pas, "Rien ne désarme comme le rire."
Ciun a pendant quelques années travaillé dans une auberge de grande route ; aussi a t elle acquis un certain sens pratique des affaires ainsi que celui de la musique. Elle s'essaye depuis l'âge de ses quinze ans à divers instruments. La guitare reste son préféré.
Elle a également appris qu'être une femme permet de prendre le dessus sur l'homme grâce à des arguments très persuasifs, au nombre de deux, sous forme de graisse pendouillant à dix centimètres de la gorge environs.  

Il lui arrive parfois de s'enflammer, notamment lorsqu'elle se retrouve en face d'une créature capable de répandre le mal.

Pour conclure sur le caractère de notre petite hybride, nous pouvons noter qu'elle ne parle pas ou peu de ses origines. Le premier qui s'amusera à lui chercher les noises d'un peu trop près à ce sujet ci court le grave risque de se retrouver encastrer dans un mur.


Statut




Classe/Métier : Ciun appartient au corps armé du clan de la Terre. Son supérieur hiérarchique direct n'est autre qu'Yngred, le chef du corps armé. Elle n'est cependant pas son second : elle compose à elle seul un corps spécial, à la fois unité secrète et agent tout terrain.

Pouvoirs : Ciun peut voler grâce à sa paire d'aile. Elle a également hérité de la célérité et de l'agilité de sa mère. Sa résistance est cependant minime face à celle qu'elle aurait pu avoir. Des pouvoirs de son père, elle ne garde qu'une face cachée qu'elle tente tant bien que mal de taire. Ils explosent parfois malgré elle, créant de puissant dommages aux alentours.

Familier(s) :Si on ne tient pas compte de l’exploration de supérieur hiérarchique, elle n'en a point.

Autre : Miaou ♥


Histoire




Le vent se leva et souffla. Normal pour un petit village du clan de l'air, non? Ciun se releva, resserra sa cape autour d'elle, fixa la dalle devant elle une dernière fois et s'éloigna.

'' Bonjour mademoiselle.''

Poliment, les personnes de cette ville s'écartèrent du chemin de la silhouette qui marchait droit vers la sortie. Sans un regard derrière elle, elle monta en croupe sur son cheval et partit sous les murmures des habitants.

''Elle ne revient qu'une fois l'an à chaque fois. Le même jour. confiait-on aux voyageurs ou aux habitants de passage. Elle ne nous a jamais parlé.''



''C'est bon, tu peux reprendre forme normale.''

Ciun regarda une dernière fois derrière elle pour s'assurer que le village n'était plus en vue, puis laissa retomber sa cape. Une énorme paire d'aile jaillit de son dos.

''Elles me paraissent encore plus volumineuses que d'habitude.''

Ciun souriait et ne répondait pas. Un jour peut être, elle maîtriserait ces effets secondaires. Elle regardait son collègue, redevenu humain. Chaque année, il avait la bonté de lui venir en aide. Le métamorphe ramassa la sacoche par terre qu'il portait en guise de selle et sortit ses vêtements. Une fois habillé, la jeune femme passait dans son dos, l'agrippa et s'envola.

'' Ciun ?''

L’intéressée dressa l'oreille.

''Il est temps de tenir ta promesse, cocotte. C'est la vingtième  année et je suis toujours aussi curieux.''

Elle fut brutalement plongée dans ses souvenirs, bien qu'elle eut déjà passé toute la journée dedans.
Il y a jour pour jour 57 ans de cela, le vent soufflait déjà sur le petit village qu'ils venaient de quitter. Ce jour précis, il n'apportait pas son aura apaisante, mais une odeur de souffre et de despotisme. L'odeur du clan de l'Ombre.
Il y a jour pour jour 57 ans de cela, le village fut ravagé, à feu et à cendres d'une attaque sans nom et sans raison autre que la destruction. Ce terrible assaut laissa derrière lui les villageois désemparés et affaiblis. Plus de la moitié d'entre eux avaient péri de l'attaque. Aussi, en découvrant l'une des leurs en larmes, vêtements arrachés, recroquevillée sur le sol, ils ne se posèrent pas plus de question. La reconstruction des maisons allaient prendre du temps, et il n'y en avait pas assez pour prêter attention particulière même à l'un d'entre eux.
Seule dans sa détresse, la faune éplorée décida de mettre elle aussi la main à la pâte, afin que chacun se souvint d'elle. Son temps était compté.

Un an après, par une froide matinée, elle s'enfuit de sa maison et partit se cacher dans une grotte au pied d'une montagne quelconque. Au cours de cette année, elle avait rencontré un homme avec qui elle avait su partager son lourd secret et qui avait accepté de l'accompagner aujourd'hui. La faune pâle s'étendit sur le sol. L'homme la regarda avec tristesse, car il savait déjà qu'il allait perdre la femme qu'il aimait.
Après plus d'une demie journée de contractions douloureuses, la faune accouchait. En sortant, l'engeance diabolique qui lui avait été transmise un an plus tôt la déchira. Dans un hurlement de douleur, la faune expulsa le maudit paquet, que l'homme prit dans ses bras avant de poser sur le ventre plat de son amour.

''Une fille'', annonça t il la mort dans l'âme.

L’oeil de la mère s'entrouvrit. Dans un élan de joie, elle prit le bébé encore humide dans ses bras. Un an, cette chose avait grandit dans son ventre. L'attente longue et douloureuse avait enfin payé. Qu'importe le père ? C'était sa fille. Et ses grands yeux lui donnaient quelque chose d'adorable qui lui ressemblait un peu trop.

''Ciun.''
Et dans ce dernier soupir qui nomma sa fille, elle rendit l'âme.

Resté seul, l'homme n'hésita pas. Il prit le corps de la femme qu'il avait aimé et repartit au village. Il ne voulait plus jamais revoir cette chose diabolique qui lui avait ravi sa faune. Et qu'aurait-il bien pu faire d'une telle chose avec des ailes ?

Au dernier moment, il regarda la grande paire d'yeux et fut prit d'un remord. Enlevant le gilet du cadavre, il en enveloppa le nouveau né et le posa le long d'une route qu'il savait passante.

''Adieu, Ciun.''

Il continua son chemin en cherchant déjà les réponses aux questions qu'on allait lui poser. -Que s'est il passé ? -Morte en couche. -Et l'enfant ? -Mort aussi, normal après tant de retard.
Il serra le cadavre dans ses bras et une larme vint s'écraser sur sa poitrine.



Grandir dans un orphelinat n'a jamais été chose aisée. Surtout lorsque l'on a une paire d'aile, un paire de corne et les cheveux rouges ; que l'on a été récupérée par des routards et sitôt jetée dans le premier orphelinat de Windtora.
Tout s'y passa très mal. Vers l'âge de 5 ans, elle fut convoqué, elle et un autre enfant, dans ce qui pouvait servir de bureau du proviseur. Ciun boudait sur sa chaise, les bras sur son torse ; tandis que l'autre, de deux ans son aîné, pleurait à chaudes larmes. Le responsable fronça les sourcils, ce qui ne présageait généralement rien de bon. Il demanda aussitôt des explications à l'enfant le plus âgé, car si l'autre aux cheveux rouge savait marcher, elle refusait apparemment d'apprendre à parler. Ou peut être en était elle incapable ? Sa naissance singulière avait du lui laisser des séquelles.

''CéEllquimatapééééééééééééééééééééééééééééé'' pleurnichait l'enfant de 7 ans. Ciun commençait alors à inquiéter toutes les personnes de l'orphelinat : ces derniers temps, elle devenait violente, se tenait à l'écart et refusait même de s'alimenter.
Pour toute réponse aux regards accusateurs et inquiets de chacun des membres de la salle, elle haussa les épaules et se balança sur sa chaise.

''Passe les insultes sur mon origine, passe celle sur mes cornes, passe les coups dans le ventre à m'en faire vomir, mais je t'interdis de parler de ma mère. C'est clair?''

La salle resta pendant quelques secondes sous le choc. Elle... Elle parle ! La fille sans nom, elle parle !
Elle avait attendu son sixième anniversaire toute sa vie ; car on pouvait prendre au sérieux une gamine qui parle et qui a 6 ans. Comme si elle avait lu dans les esprits de ces hommes, la gamine se releva et traversa la salle jusqu'à la fenêtre et l'ouvrit. Sous le choc, tous se regardèrent dans la salle sans oser mot dire. Ciun se retourna une dernière fois.

''Au fait ! Le nom que ma mère m'a donné, c'est Ciun. Et non pas la ''La rousse'' ou ''le monstre''. Tachez de vous en souvenir, bandes de ploucs.
Et merci pour la bouffe !''


Sur ces mots, elle grimpa sur la fenêtre et bascula dos au vide. Les gérants se précipitèrent à la fenêtre, mais lorsqu'ils s'aperçurent que ladite Ciun savait désormais voler, ils sonnèrent aussitôt l'alarme, sachant très bien que si elle avait su se servir d'eux pendant tout ce temps en se couvrant de honte et se faisant passer pour muette, il ne serait pas possible de la rattraper.

*************

''CIUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUN !!!!''

La demi faune se leva brutalement et cogna une de ses cornes au plafond.

''C'EST PLUS L'HEURE DE DORMIR PUTAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!!!''

Elle sauta dans ses vêtements et dévala l'escalier en quelques enjambées. Voici maintenant près de 20 ans qu'elle vivait ici, dans cette modeste auberge sur la route de Woodan -à deux pas des terres cultivées. Après s'être enfuie de l'orphelinat pour vivre sa vie, elle s'était endormie dans un chariot de marchandise qui retournait après livraison aux terres cultivées. Ce n'est qu'en chargeant des bidons d'eau des glaces (ingrédient pur et nécessaire à la création d'engrais de qualité) dans le clan de l'eau qu'ils remarquèrent la petite fille à l'apparence diabolique dans une cagette de pomme à moitié vide. D'abord étonnés, les marchands la firent monter sur le coche à coté d'elle.

''Je n'ai pas trop eu de chance'' avouait l'enfant, enveloppée dans une grande couverture et mordant dans un sandwich. ''Ma mère était un faune et mon père avait des ailes. Du coup, on dirait que je suis un démon. Mais en réalité je suis native du clan de l'air.''

'' Vient avec nous, on trouvera bien une maison qui voudra de toi, mademoiselle... ?''

''Ciun, dit elle dans un sourire. ''Merci monsieur''

A la fin de la journée, personne n'avait accepté une créature à l'aspect aussi effrayant. Mais l'un des marchand avait tout de même été charmé par les grand yeux de l'adorable petite fille dans ses vêtements trop large. Le marchand, Brogin, était en fait un nain assez âgé, célibataire et tavernier. Il avait la main ferme sur son commerce. Ciun commença à travailler chez lui, chez ce même homme qui l'avait réveillé avec autant de force.

''J'en reviens pas qu'à ton âge tu puisses dormir autant. Regarde toi bon sang, t'es jeune, va faire un tour merde !''

Son père adoptif était un mâle assez bourru et franc. Mais un homme au grand coeur qui savait faire preuve de générosité et de bonté. La demie Faune attrapa la liste de course, le porte monnaie et le sac sur la table. Puis elle déposa une bise sur la joue droite du petit humanoïde. Dans un rire clair, elle lui répondit.

''Oui chef ! Ce soir, pas de folies promis ! De toute façon, c'est lundi''

Et elle partit aussitôt vers Woodan ; car lundi si n'était pas jour de folie ; c'était du moins le jour des courses. Déployant ses ailes sombres, elle s'envola. Comme tous les jours, à chaque réveil, elle les laissait grossir le plus possible car elle savait très bien qu'elle aurait besoin de les réduire plus tard, dans la journée. Et dieu sait ce que cela peut être éprouvant. Elle n'arrivait toujours pas à les maintenir réduite bien longtemps, mais elle pensait qu'un jour elle y arriverait.
La tête encore embrumée de ses cauchemars de la nuit dernière ; elle se rappela avoir encore échappé de peu à son coté chaotique, qui grandissait dans sa poitrine avec elle.

En arrivant à Woodan, elle se posa directement près du marché. Elle commençait à remplir son sac, lorsqu'un immense cri se fut entendre. Ciun frissonna. Elle jeta un regard rapide et un « gardez moi ça » au marchand ; qui resta sous le choc et de l'apparence de la jeune femme et de ses agissements.
En quelques secondes, elle fut sur le lieu du cri. Dans une ruelle sombre et étroite, une succube était en train de boulotter tranquillement le bras d'un homme en armure.

''Vous... A l'aide... '' gémit il en direction de la jeune femme aux cheveux rouge. Sans qu'elle n'eut le temps de faire quoi que ce soit contre elle même, elle couru vers le démon qui, concentré sur son repas, ne vit pas se précipiter la silhouette fine et entraînée de la demie déchue. Avec son simple bras, elle perfora de part en part la cage thoracique de la succube, qui recula dans un hurlement de douleur.
Les deux femmes se firent face.

''Toi...'' maudissa Ciun. '' qu'est ce qu'un déchet comme toi fait ici ?''

Jamais elle ne s'était réellement battue. Elle avait gardé en elle toute la rage pour le premier être qu'elle apparenterai au clan de l'Ombre et qui se présenterai devant elle. D'un violent coup de point, elle envoya la démone en air et la rejoignit grâce à ses ailes. S'ensuivit un combat enragé entre les deux femmes. Leurs apparences étaient si proche pour les spectateurs, que lorsque Ciun reposa un pied sur le sol à coté de sa victime ; nul ne sut s'il fallait l’acclamer ou bien la fuir.
L'homme qu'elle avait sauvé se tenait debout sans grande difficulté, et s'approcha d'elle.

''Merci, jeune femme.''

Tout le village s'inclina alors. -C'est Yngred, le chef de la garde ! -quel homme, regardez son armure ! -Non, c'est vraiment lui ?
Mais l’intéressé n'avait cure de ce qui se disait. Il fixait le visage de sa sauveuse, debout, tremblotante. Elle ne semblait non plus avoir cure de l'agitation autour d'elle.

Elle. Avait. Tué. Quelqu'un.


Sans répondre à l'inconnu, elle s'envola. Elle survola la moitié du pays avant d'aller se cacher dans la Grande Forêt, loin de tout regard.
Soudain, entre deux respiration saccadée, une vague de chaos s'étendit autour d'elle dans un hurlement. Retombant ventre à terre, elle rampa sur quelques mètres dans le silence et la solitude totale, avant d'entendre un cheval galoper vers elle. Un cheval vivant ? Mais elle ne pensait plus revoir âme qui vive à moins de quelques kilomètres à la ronde après ce qui lui était arrivé.
Le cheval était en fait un centaure. Centaure qui reprit forme humaine à son arrivée vers elle.

'' Tout va bien ?''

'' Vous... êtes venus pour.... m'achever ?''

''Pour vous remercier. Et pour vous proposer de vous embaucher. Je n'ai jamais vu quelqu'un se battre avec tant de hargne contre un rebut du mal. Et d'après ce que je viens de voir, vous avez également un potentiel intéressant sourit-il. Expliquez moi simplement d'ou vous vient cette haine contre les écureuils. Ceux qui n'ont pas fuit à votre approche sont tombés des arbres vous savez ? A moi même, vous m'avez filé un sacré mal de crâne conclut il en rigolant. Il regarda la femme qui s’attendait à tout sauf à ça.

''je viens de témoigner de plus de violence que la femme qui a failli vous arracher un bras. Alors pourquoi ?''

Il ne rajouta pas un mot. Se transformant de nouveau en cheval, il invita la jeune femme à monter. Pendant une bonne partie du trajet, Ciun à moitié endormie écoutait passivement le chef de garde de son clan lui montrer les beautés de son clan ; clan auquel elle appartenait depuis près de vingt ans mais qu'elle n'avait jamais découvert. Il lui expliqua plus en détail ce qu'elle pourrait faire si elle était engagée, la possibilité d'action sans compter la liberté de déplacement et d'agissement quand on rentre dans le corps d'arme.
Ciun pensa aussitôt à retrouver son village ''natal''. Si sa mémoire sur-développée lui permettait de se souvenir jusqu'à l'agonie de sa mère, elle ne savait pas ou était enterré son cadavre. Et elle voulait trouver sa tombe.
Glissant ses bras sous le ventre du cheval, elle déploya ses ailes. Ils prirent de la hauteur, et, face au soleil couchant, leurs deux silhouettes ne firent vite plus qu'une à l'horizon.

''Marché conclut, alors.'' lui glissa-t-elle.

''C'est bien vrai, cela ? Dame Ciun ?
Ciuuuuuun ?''


~

La créature volante se prit un violent coup de pied dans le genoux.

''Oh Ciun !! Tu m'écoutes ?? Ca fait cinq minutes que tu dis rien ! Et je veux savoir sérieux, pourquoi ça fait vingt ans que je subit ton caprice d'aller dans ce maudit village et de t'y attendre à l'entrée sans bouger, sans parler, comme un vulgaire cheval ?''

L’intéressée esquissa un souvenir flou.

'''scuse Yngred, je repensais à notre rencontre.
Sinon pour te répondre... j'aurais un bout de ma vie un peu trop gros à te faire avaler, et je suis pas sure que tu pourras l'encaisser sans un remontant. Je t'invite prendre un verre ?''


Les deux créatures s'échangèrent un rapide regard de complicité. Elles n'avaient pas besoin de mot pour se comprendre. Aussi, elles changèrent de cap, et allèrent vers l'auberge la plus accueillante à quelques kilomètres à la ronde.
Comme chaque année, avant de descendre en piqué, les deux ombres passent devant le soleil couchant. Pendant quelques secondes, elles n'en forment plus qu'une.



Bonjour ! Mon pseudo est Ciun et j'ai 18 ans. Dans la vie, j'aime la bonne musique. Pour information, j'ai trouvé le forum grâce à une amie sur l'ancien, puis grâce à Shao sur le nouveau :3.
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Jeu 23 Juil - 2:49
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