À l'aventure compagnon [PV Avaran]

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Jeu 5 Mai - 3:02

 
À l'aventure compagnon

 
L'aventure commençait toujours par le premier pas. À bien y réfléchir, Ciarán ne savait pas qui avait pu inventer ce dicton étrange, mais cela représentait bien la décision qu'il avait prise aujourd'hui. Rien de très dangereux en soi. Enfin... il l'espérait. Passer la frontière des arbres de la forêt et s'aventurer dehors. Positionné à quelques pas de ladite barrière qui le séparait du monde extérieur, le jeune centaure faisait mine de se préparer. Concentration... Concentration... il n'y avait pas de raison d'avoir peur, n'est-ce pas ? Juste un coup d’œil et il repartirait aussi sec. Un tout petit, minuscule coup d’œil...

Un regard à gauche. Un regard à droite. Personne. Il était totalement avec la mission qu'il s'était fixé. Ce n'était pas si difficile, hein ? Fronçant les sourcils, il franchit la distance qui le séparait de la lisière de la forêt et cessa toute avancée avant de la traverser pour de bon. Nouvelle inspiration. Il devait impérativement être sûr et certain de ne rien regretter. Si on l'attrapait ici, nul doute qu'on lui ferait la leçon. D'un autre côté, c'était peut-être l'une des rares chances qu'il aurait avant longtemps. La dernière fois, il y était presque.

Prenant une grande inspiration, Ciarán leva enfin le sabot. Quelqu'un l'ayant aperçu aurait bien cru voir un cheval avoir peur de marcher sur quelque-chose d'explosif. Ce fut avec une délicatesse extrême que l'habitant de la forêt appuya enfin sa première jambe dehors, puis les trois autres. Toujours avec lenteur, toujours avec prudence. Il en aurait presque fermé les yeux. Le refuge des bois ne fut bientôt plus qu'un souvenir... Bon, un souvenir proche, mais un souvenir quand même. Le jeune centaure était parvenu à trouver assez de courage pour s'aventurer au-delà de la sécurité des arbres.

Ce fut un ciel gris qui accueillit ses premiers pas sur le territoire du peuple de la Terre. Une partie de son territoire, celle qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir de ses propres yeux. Et quels yeux ! Ciarán ouvrit des prunelles émerveillées à la vue de la prairie qui s'étendait devant lui. Tout un immense espace, dont la verdure était éclatante ! Un vent frais souffla dans la direction du jeune centaure et le fit trépigner sur ses quatre jambes. Pour un peu, il en aurait presque sautillé... mais, attendez... c'était ce qu'il faisait. S'agitant comme un gamin découvrant un nouveau trésor, le quadrupède fit quelques enjambées sur l'herbe. Une herbe douce, idéale pour le galop : rien à voir avec les sols parfois rudes de la forêt.

La Grande Forêt d'ailleurs, il n'y pensait déjà plus. Cette vaste étendue émeraude semblait l'appeler. Rien qu'un petit moment et il rentrerait. Il se le promit sûrement avant de l'oublier. Un tel rappel devait s'être fiché quelque-part dans sa petite tête, néanmoins, il ne l'écoutait déjà plus. Et alors il partit : au triple galop même. C'était bien trop tentant. De l'espace, tout plein d'espace ! Il n'y avait rien de tel parmi ce qu'il avait pu connaître. Les clairières ne permettaient pas ce genre de courses. Ses sabots martelèrent la plaine à pleine vitesse. Quel dommage que les autres ne fussent pas là pour profiter de cet élan de liberté avec lui !

Le jeune centaure courut tant et si bien qu'il ne se rendit pas compte que les bois se trouvaient loin derrière lui. Un peu trop loin, à l'horizon. Sans doute lui faudrait-il un moment avant de pouvoir rentrer. Tout juste remis de ses émotions, il finit par s'arrêter un peu de courir et prit son temps pour souffler un peu. Il aurait dû avoir l'idée de sortir bien plus tôt, il en était certain à présent ! Souriant de contentement, Ciarán s'avança plus calmement vers un ruisseau, s'écoulant entre deux rochers. Après une telle folie, il mourait de soif. Le jour déclinait à présent : mieux valait boire et repartir au plus vite avant que l'on s'aperçoive de sa disparition. Si son escapade pouvait demeurer secrète, il ne s'en plaindrait sûrement pas.

Ciarán se posa alors sur les genoux avants et se pencha pour attraper de l'eau dans ses mains. Il n'avait pas entendu quelqu'un arriver à ce moment-là. Son regard vairon posé sur l'eau, il eut soudainement un sursaut et fit un bond en arrière. Un autre reflet que le sien était là. Le reflet d'un bipède, qui le fixait avec des yeux grands comme des soucoupes. Le centaure s'apprêtait à ficher le camp sans se retourner, mais l'autre eut l'air de lui demander de s'apaiser, faisant un geste des mains pour l'intimer à rester.

- Oh, calme-toi,souffla le bonhomme en le dévisageant, viens-là, tout doux...

- J... Je dois rentrer, balbutia Ciarán en reculant.

Tiens, tout à coup la forêt lui revenait en mémoire. Pourquoi cet individu lui parlait de cette façon, hein ? Les prunelles du plus jeune s'égarèrent sur la corde que son interlocuteur tentait de saisir doucement, lorsqu'une autre voix retentit dans son dos.

- Bon sang, j'croyais pas que ces bestiaux savaient parler ! Y'en a même qui disent que ce sont pas des animaux.

- Peuh, foutaises ! s'exclama un troisième larron. Vous croyez que ça se revend à un bon prix ?

Entouré par ces trois-là, Ciarán sentit son cœur battre la chamade. La réalité le heurtait de plein fouet. Le vendre ? Comment ça, le vendre ? On ne vendait pas les gens comme cela, non ? Déglutissant, le jeune centaure recula un peu plus contre le ruisseau et se retrouva bientôt coincé contre l'un des hauts rochers qui s'y trouvaient. Devant lui, des cordes qui attendaient de le saisir... et des épées. Effrayé, il fit de son mieux pour garder un minimum d'aplomb et cabra avant de frapper ses sabots contre le sol. Des cris d'avertissement lui répondirent, mais recommencer ne les fit pas fuir pour autant. Il était piégé. Il n'avait jamais connu une telle situation.
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Dim 8 Mai - 16:49

Avaran

Ciaràn

À l'aventure compagnon

Le soleil était haut dans le ciel quand Avaran reprit sa route. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas accordé une petite pause tranquille dans l'un des Clans neutres. Il faisait doux malgré le ciel couvert, l'assassin ne portait donc pas sa longue cape qu'il avait laissé dans l'une de ses cachettes. Les manches de sa chemise pourpre remontées jusqu'au dessus des coudes, il s'amusait à jongler avec des dagues tout en déambulant le long du chemin qui menait à Woodan. Il fallait qu'il achète quelques bricoles là-bas.

Après quelques longues minutes, peut-être même quelques heures, l'assassin remarqua le déclin du soleil et soupira: il n'arriverait jamais à la capitale avant la nuit! Il saisit sa gourde attachée à sa ceinture et grimaça en se rendant compte qu'elle était totalement vide. Un juron s'échappa d'entre ses lèvres et après avoir grommelé quelques secondes il finit par partir en quête d'un ruisseau. Bon... Les ruisseaux dans la forêt, c'est pas ça qui manque, le jeune homme ne tarda donc pas à voir un cours d'eau un peu plus loin. Seulement, ce ne furent pas les jolis reflets sur le frais liquide translucide qui attirèrent son attention, mais plutôt le grabuge provoqué par des inconnus non loin de là.

Avaran leva les yeux au ciel et décida d'aller y jeter un oeil. Sait-on jamais. Il s'approcha donc avec la plus grande discrétion et fronça légèrement les sourcils en découvrant la scène: un jeune centaure, visiblement aussi téméraire et doué avec ses pattes qu'un poussin qui vient de naître, essayait tant bien que mal d'effrayer un groupe de braconniers. L'assassin hésita. Il ne gagnait rien à sauver ce semi-poney, mais dans un sens... il détestait le genre de types qui lui faisaient face. D'un bref coup d'oeil, il capta leur absence quasi-totale d'armes. Et puis, ils étaient trois.  

Le jeune homme sortit de sa cachette et s'avança d'un pas nonchalant avant de s'appuyer contre un arbre. Il croisa les bras et son regard argenté alla chercher celui du centaure. Il pouvait voir un mélange d'émotions dans ses yeux vairons, mais la peur dominait largement le reste. L'assassin secoua la tête.

"Besoin d'un coup de main peut-être?"

Les trois hommes se retournèrent et un silence intrigué s'installa. La phrase d'Avaran était floue, et les braconniers hésitèrent: s'adressait-il à eux? Ou au petit?

"Non c'est b-"

L'inconnu qui venait de répondre fut stoppé dans sa phrase par l'éclat de rire de l'assassin. Un rire qui était, d'ailleurs, plus inquiétant qu'autre chose.

"Ne vous méprenez pas, je ne suis pas du genre à aider des personnes comme vous. Et je vous conseille de décamper rapidement avant que je décide de prendre des mesures."

La voix et le regard que leur lançait Avaran venait de les figer sur place. L'un d'eux voulut rétorquer, mais il fut coupé dans son élan par la dague que le jeune homme venait d'attraper et avec laquelle il avait commencé à jouer. D'un commun accord, les trois acolytes s'éloignèrent rapidement sans demander leur reste tandis que l'hybride les suivait du regard pour s'assurer qu'ils ne reviendraient pas poser problème. Ses billes argentées basculèrent ensuite en direction du jeune centaure:

"Ca va? Tu vas pas t'évanouir? Je serais assez frustré de t'avoir aidé si c'est pour que tu meurs noyé après avoir perdu connaissance dans la rivière."
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Ven 10 Juin - 2:19

À l'aventure compagnon


[HJ : Vraiment désolée pour le temps de réponse ><.]


L'arrivée d'un quatrième larron n'avait pas manqué d'attirer l'attention du jeune centaure. Bon sang, lui qui ne s'attendait pas forcément à attirer les ennuis dès sa première escapade dehors ! C'était raté, bien évidemment. Ciarán recula davantage contre les rochers et manqua s'y affaler. Ses sabots crissèrent et il eut toutes les peines du monde à rester sur ses quatre fers sans basculer sur le sol. D'accord, dans un instant pareil, il aurait vraiment voulu pouvoir se défendre, c'était certain. Pourquoi ces hommes ne le laissaient-ils pas tranquille ? Il n'avait pourtant rien fait...

La question du dernier arrivé le calma durant quelques secondes. Ses prunelles avaient croisé les siennes, sans savoir quelles étaient ses véritables intentions. Était-ce bien à lui que l'individu s'adressait ? Il n'aurait su le dire. C'était bien trop difficile à deviner. Dans un moment pareil, le jeune centaure ne pouvait être certain de rien du tout. Suivant les autres bipèdes du regard, il fut soulagé de voir leur attention se tourner vers quelqu'un d'autre. Au moins, ils avaient cessé d'agiter leurs cordes effrayantes. Il n'avait guère envie d'être vendu, ou il ne savait quoi de désagréable.

Comment ? Alors c'était bien pour lui que le nouvel arrivant était là ? Le voir dégainer une arme ne rassura pas tellement Ciarán, mais c'était peut-être un bon pas pour se sortir de cette situation désagréable. D'ailleurs, même son potentiel sauveur avait tendance à lui faire froid dans le dos, maintenant qu'il y songeait. Que faire ? Attendre ? Les bipèdes hésitaient. Oh, ils ne le firent pas longtemps : leur probable agresseur n'avait l'air bien commode, après tout. Déglutissant, ce fut un jeune centaure sur le point de s'éclipser sur la pointe des sabots que l'homme finit par interpeler.

Un frisson glacé lui parcourant l'intégralité du dos, Ciarán se figea sur place et se tourna vivement pour faire face à l'inconnu. C'était bien à lui qu'il s'adressait ? Oui... Oui ! Cela faisait beaucoup d'émotions en une seule soirée décidément : il avait un peu de mal à s'y retrouver.

- N-non, ça va aller... balbutia-t-il en s'efforçant de hocher la tête pour prouver qu'il allait bien.

Faute d'être dangereuse, la situation devenait un peu gênante. Sa façon d'être et de réagir prouvaient bien qu'il n'était pas un grand habitué des conflits et des marchands prompts à vendre d'autres gens. Son grand-père n'avait donc pas exagéré ? Il désirait toujours croire le contraire, mais il n'était plus très sûr d'être aussi sûr que l'extérieur était sûr. Par tous les arbres de la forêt, que cette soirée manquait de certitudes !

- Merci, je crois que sans vous j'aurais eu de gros ennuis, finit-il par articuler avec un peu plus d'aplomb, ces hommes n'étaient pas très amicaux, ha ha ha...

Le centaure en avait les jambes encore tremblantes, dites donc. Hélas pour lui, tout dans son attitude trahissait la nervosité qui l'habitait encore. S'évanouir ? À dire vrai, il n'en était pas très loin. Respirant autant que faire se pouvait, Ciarán fit néanmoins de son mieux pour se calmer. Pas question de se noyer dans la rivière après toutes ces péripéties. Enfin, il ne s'était pas passé grand chose, mais le peu de vécu était déjà bien suffisant pour cette nuit.

- Je crois que je me suis perdu... admit-il enfin. Vous ne connaîtriez pas un endroit sûr où je pourrais passer la nuit sans risquer de tomber sur des malfaiteurs dans leur genre ? Non que je sois effrayé, mais...

Si si, il l'était carrément.

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Ven 17 Juin - 21:32
[HJ/ Same here! Trop de trucs à faire et niveau motivation je suis pas au top, désolée ><]

Avaran

Ciaràn

À l'aventure compagnon

Avaran haussa très haut son sourcil gauche lorsque le jeune centaure lui balbutia une rapide réponse. Il ne semblait pas vraiment habitué à croiser du monde... D'où sortait-il pour avoir l'air si perdu et peu sûr de lui? L'assassin ne put s'empêcher de hocher la tête en entendant sa seconde remarque. Effectivement, le braconnage était un fléau qui habitait Endora depuis des siècles, et en général, les brigands qui le pratiquaient n'était ni tendres, ni très amicaux. Vu la fragilité du rouquin, ils en auraient sûrement fait du gigot en moins de cinq minutes.

Ses yeux argentés basculèrent ensuite lentement en direction des jambes flageolantes du petit poney. Et vint la demande fatidique qui fait grincer les dents de l'hybride. Pourquoi avait-il aidé ce type déjà? Il passa une main dans ses cheveux avec un profond soupire dépité avant de marmonner:


"C'est pas comme si j'avais le choix de toutes manières..."

Avaran rengaina sa dague et s'étira bruyamment. Il avait mal au dos, alors dormir dans une auberge ne serait pas de refus. Autant faire d'une pierre deux coups. Son regard alla croiser celui du centaure une nouvelle fois.

"Je connais absolument tous les recoins d'Endora cher poney. Donc oui, je peux accéder à ta requête, et je peux même t'accompagner jusqu'à un petit village qui t'acceptera sans problème, et qui n'est pas loin de Woodan."

Il plissa légèrement les yeux et esquissa un sourire en coin.

"Non parce que bon, je ne sais pas d'où tu sors, mais tu m'as l'air bien chétif pour quelqu'un qui se balade tout seul en pleine forêt. Ah, et bien sûr, mes services n'étant pas gratuits, j'ai une requête si tu veux que je joue les gardes du corps: le village dont je te parle est un peu loin, donc tu devras me porter sur ton dos pendant au moins la moitié du trajet. Si ça te convient, ça marche pour moi, sinon je te laisse aller t'amuser avec les autres gentilles choses qui peuplent cette forêt ♥."
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Mer 26 Oct - 18:25

À l'aventure compagnon


[HJ : Je l'ai déjà dit dans mon message d'absence, mais je suis encore navrée pour le retard et pour le manque de présence de ces derniers mois.]


Poney...? Cet homme venait-il de le qualifier de "poney" ? Un brin vexé par cette appellation, Ciarán en oubliait presque ce qu'il venait de se produire. Enfin, il ne ferait aucune remarque. Il ne pouvait guère se permettre de répliquer, d'autant que cet homme venait probablement de lui sauver la vie. Loin d'être ingrat, le jeune centaure se contenta de tordre ses doigts les uns avec les autres. Bon, son interlocuteur n'avait pas l'air ravi de lui venir en aide, mais il devrait faire avec. Il n'avait guère le choix et d'autant plus en étant dans cette situation : c'était un fait, il ne retrouverait pas le chemin de la maison avant que le jour se lève, pas en était parti si loin. Autant avancer et voir ce qu'il trouverait.

Ses belles résolutions de partir à l'aventure pouvait presque partir en fumée. Son premier contact avec l'extérieur n'avait pas été très agréable. Son second contact avait des airs bourrus, mais pouvait encore le guider. L'optique d'un endroit où passer la nuit pour se remettre de ses émotions n'était absolument pas négligeable. Ciarán n'aurait pas été rassuré de voyager encore sans être accompagné. Du moins, pas tout de suite. Il avait manqué de prudence, trop enthousiaste qu'il était. Il n'y avait vraiment pas de quoi être fier de cela.

- Vous porter sur mon dos... ?


Son grand-père avait bel et bien raison, alors ? Les gens du dehors les prenaient véritablement pour des chevaux ? Pour des montures ? Le jeune centaure fixa l'homme comme s'il venait de lui raconter une plaisanterie pas drôle. À ceci près que ce dernier avait l'air tout à fait sérieux dans ses propos... et ne manquait pas de les appuyer en menaçant de le laisser là. Enfin, "menacer" était un bien grand mot. En revanche, l'idée était bel et bien là.

Ciarán se prit à hésiter tout de même. Dans un sens, une telle demande était légèrement humiliante pour lui. Dans l'autre, que se passerait-il si jamais d'autres gens comme ceux qu'il venait de rencontrer lui tombaient dessus à nouveau ? Hé puis, son sauveur ne lui avait-il pas affirmé qu'il le trouvait chétif ? Bon, le centaure ne faisait pas partie des plus costauds du troupeau, mais tout de même ! Peut-être avait-il déjà croisé des spécimens plus musclés ?

Le jeune centaure fit un bond au-dessus du ruisseau et se rapprocha de son interlocuteur, bien que peu motivé par l'alternative que celui-ci lui proposait. Peu convaincu, mais n'ayant guère le choix s'il ne souhaitait pas subir une nouvelle attaque, Ciarán lui fit signe de grimper, non sans ajouter pour le prévenir :

- Très bien, j'accepte. Néanmoins, je n'ai jamais porté la moindre personne, j'espère que ça ira quand même... Pour le reste, il vous suffira de me guider.

Il avait beau ne pas être très heureux par ce choix, il se prépara toutefois à se tenir suffisamment campé sur ses quatre fers pour ne pas vaciller sous le poids de son compagnon de voyage. L'idée d'adopter sa forme chevaline pour le trajet ne lui plaisait pas plus que cela, l'homme devrait se contenter de ce qu'il proposait.

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