Recherche hasardeuse [PV]

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Ven 25 Mar - 22:25

Que venait-elle faire là ? Une rencontre, un imprévu ? Même Azelle ignorait au fond ce qu'il l'avait poussée à venir ici, puisque la raison était complètement stupide. Elle n'était pas rassurée et il y avait de quoi. Son lourd chariot était resté dans un village voisin en sécurité auprès d'un marchand qu'elle connaissait depuis plusieurs années. Au moins, la nymphe n'aurait qu'elle à sortir de ce marais si le besoin venait et il viendrait probablement.

Elle n'était pas là pour jouer les héroïnes, mais elle avait su qu'un marchand s’était engouffré et avait perdu son chargement dans le marais... Bien sûr, le marchand en question lui avait promis une relique rare... Fallait bien qu'il la perde et pire encore, dans cet endroit, qui passerait ici avec un chariot du genre ? Un imbécile à coup sûr. Aucun mot n'était assez puissant pour saisir l'intensité de l'émotion que cette connerie inspirait chez la nymphe.

Le marchand, cet idiot de première avait réussi à s'enfoncer très loin dans le marais. Pratiquement un exploit, enfin si, un exploit de stupidité. Ce marchand avait été complètement inconscient. Azelle réalisait-elle qu'elle était encore plus inconsciente d'y aller de son plein gré ?

La nuit s'installait lentement, couvrant lentement de noirceur le marécage où bruit et mouvement lent désordonné faisaient l'ambiance sinistre de cette place. La jeune femme connaissait les légendes de ce marécage et aurait évidemment préféré éviter de confronter ce qui pouvait bien y vivre. Cependant, la relique perdue était précieuse, de plus retrouver les marchandises perdues pouvait être une bonne façon de se faire payer grassement par le marchand qui avait abandonné lâchement son précieux stock. S'il n'était pas coopératif, elle garderait tout pour elle et revendrait sans remords.

Une main appuyée contre un arbre, elle prit une grande respiration. L'endroit l'oppressait et c'était probablement plus son cerveau que la réalité qui lui mettait des ombres malsaines dans son champ de vision périphérique. Elle retint un petit gémissement d'inquiétude causé par l'endroit, tout son corps voulait rebrousser chemin, mais cet objet valait la peine, enfin c'est ce qu'elle espérait.

Elle avait en sa possession que peu de chose pour être la plus légère possible. À part sa tenue de base en cuir et soie, elle avait son fouet simple et son fouet triple. Le premier pour se sortir d'une situation vaseuse et le second pour tenir tout ce qui pourrait s'approcher trop d'elle.

Le regard blanc d'Azelle se plongea dans la noirceur envahissante devant elle. Le ciel était clair et avec de la chance, au coucher complet du soleil la lune prendrait la relève pour lui offrir une visibilité tout de même claire dans le marais. Pour le moment, le marais ne faisait que faire frissonner la petite nymphe. Azelle reprit un grand respire pour reprendre sa marche en silence. Elle regrettait déjà d'être rendue jusque là, le marais était grand et la probabilité qu'elle y passe la nuit était très grande. Alors que celle de trouver l'emplacement vaguement décrit très faible. Avec un peu de chance, elle trouverait un indice et pourrait pister le chemin du marchand le plus con de la région.



Lentement, je vais reprendre le RP. ENFIN

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Lun 28 Mar - 17:41

Rencontre Hasardeuse
Pv. Azelle



L'air était frais, l'ambiance froide et inquiétante. L'atmosphère, saturée d'humidité et de cette odeur de vase et de bois en décomposition, était lourde. Les hululements d'une chouette crépusculaire pouvaient se faire entendre au loin.

Zahlen frissonna, les bras croisés contre sa poitrine. Qu'est-ce qu'il fichait là ? Lui qui était habituellement si citadin, comment avait-il bien pu se perdre dans ce lieu sinistre ? La réponse était aussi simple que stupide, et à voir votre mine déconfite et à entendre ce soupir désespéré passer la barrière de vos lèvres, je peux voir que vous avez compris. En effet, notre cher polymorphe était arrivé là des suites d'une rencontre avec une fille. Alors qu'il prenait un peu de repos dans une petite ville des Terres Cultivées, à la frontière avec le Clan de l'Eau, le jeune homme s'était perdu dans ses jeux d'adolescent dopé aux hormones.

Ne vous trompez pas, notre chaman est loin d'être un idiot, et loin de n'agir que sur un coup de tête, mais vous le connaissez... Lui et son caractère... Toujours à chercher le défi, à provoquer le jeu. Perdre ou gagner, ce n'est presque que secondaire, l'amusement passant en premier. Mais l'amusement avait bien vite disparu pour cette fois. Il avait suivi la jeune créature contre son gré dans son village et avait vite été confronté à un chef de famille protecteur et agressif. Réagissant au quart de tour, et usant du seul avantage à sa disposition, Zahlen usa de sa polymorphie pour disparaitre, et s'enfut sans demander son reste.

Voilà comment il en était arrivé là... Il flottait dans ses vêtements d'adulte, son apparence actuelle étant celle d'un jeune enfant. Sans s'en soucier, il roula les manches de sa longue chemise de lin blanc cassé et remonta son pantalon de toile sombre au-dessus de ses chevilles. Il abandonna ses souliers dans sa course sans même y faire attention. Après tout, malgré sa tendance à se parer de breloques et de bijoux, il venait d'une famille plutôt modeste et avait été éduqué par un père très terre-à-terre et sévère. Il n'en avait que faire de la poudre aux yeux et d'avoir les pieds dans la boue lorsque sa sécurité était en jeu.

Il vagabondait sur le chemin boueux, peu enclin à retourner sur ses pas vu les cris qu'il pouvait percevoir au loin et les torches enflammées dont il décelait la lueur vengeresse. Rien de bien accueillant... C'est donc à contre-cœur qu'il avait quitté les abords du fleuve et s'était perdu dans le marécage. Lieu mystérieux, entouré de brume et de mystères dans lequel il n'avait jamais osé poser ses grolles.

Sous ses pieds, la boue collait, et chaque pas s'accompagnait d'un petit bruit de succion caractéristique. Il soupira, frissonnant dans sa chemise. Il se maudit d'avoir du abandonner sa veste en se transformant. Quelle idée lui avait pris ? Il se retrouvait là, seul en ces terres hostiles...

Il marcha un long moment, qui lui sembla une éternité, l'anxiété et la lassitude envahissant son corps. Il s'ennuyait, et même les murmures des esprits pendus à sa ceinture ne pouvaient le distraire de sa sombre destinée. Il avisa bientôt une silhouette étrange entre les arbres. Il pressa le pas, curieux comme l'enfant qu'il était, et découvrit une petite malle abandonnée. Il s'en approcha en sautillant, soudainement ravi de sa découverte. Le coffret gisait sur le sol, visiblement tombé avec violence sur le sol, encore partiellement enroulé dans une lourde étoffe de coton rugueux. Se saisissant du tissu et du coffret, il alla s'installer dans un creux à la base d'un tronc, protégé, et s'enroula dans le drap boueux, inspectant le coffre de ses doigts enfantins pour voir s'il parvenait à l'ouvrir.

Marcher toute la nuit durant n'aurait aucun sens, et il préférait rester installé là à taper sur sa trouvaille avec une pierre,espérant en retirer quelque chose d'utile.

Apparence de Zahlen pour ce RP:
 




© Truth.
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Sam 2 Avr - 1:44

Azelle passa un bon moment à marcher dans ce marais... Le désespoir, le sentiment de chercher pour rien l’envahissait. Elle était sale, fatiguée et avait froid. Un sentiment désagréable au fond de la gorge et une petite voix intérieure lui disait qu’elle ne trouverait rien. Il y avait aussi un gout amer dans sa bouche. C’était soit de la vase ou de la frustration. Peut-être même, un mélange des deux. Probablement un mélange des deux.

La lune éclairait bien, c’était peut-être sa seule chance. Une nuit claire, malgré le vent froid qui venait mordre la moindre partie de chair à l’air libre. Le seul souci de cette nuit claire était les ombres qu’elle formait partout dans ce marais où la vie était très proche de la mort. Une atmosphère parfaite pour une histoire d’horreur... Un frisson vint parcourir sa peau blanche et elle prit une grande respiration se frottant légèrement le nez avec sa manche.

Puis, son regard accrocha sur quelque chose d’inhabituel dans ce marais. Quelque chose qui brillait faiblement à la lueur de la lune. Le cœur serré, le regard plein d’espoir, elle pressa le pas. Manquant de se planter dans la boue qui lui arrivait au mollet, Azelle arriva à ce qui était probablement le chariot du marchand... Elle se mit à chercher vivement au travers des babioles, des objets de mauvaise qualité, mais aucune trace de ce qu’elle cherchait. Une envie de lancer tous les satanés objets dans le marais lui traversa brièvement l’esprit. Cependant, ce serait plus profitable de les revendre pour un prix modique sous le nez de l’ancien propriétaire. Pour le moral au minimum.

Se grattant la tête avec ses mains sales, elle regarda l’état du chariot enfoncé dans la boue. Elle soupira croisant les bras. Le chariot s’était progressivement enfoncé dans le sol. Beaucoup d’objets étaient sales, mais ils ne semblaient pas endommagés. Rien n’avait attaqué le véhicule. Pour le moment, si ce chariot était encore intact, il pourrait bien le rester le temps d’investiguer pour voir si l’objet n’aurait pas pu tomber. Faisant le tour du chariot, elle conclut rapidement que rien n’était tombé autour. Si cet objet existait réellement, il était tombé avant.

Ce fut naturellement qu’elle décida de prendre la route vers où était venu le chariot. L’angle du chariot lui donnant une idée approximative. L’idée de retrouver ce qu’elle était venue chercher bien en tête, Azelle reprit la marche scrutant le sol.

La nuit s’était bien installée, la lune faisant son travail de lampe. L’endroit était vaste et Azelle marchait en ligne droite pour éviter de trop se perdre, même si c’était sans doute déjà le cas.

Les arbres menaçants la dominaient, quelques batraciens commentaient son passage par des croassements, quelques insectes fuyaient son passage et des plantes sortant de la vase tentaient de survivre contre toute cette boue.

Puis, après un moment... Elle entendit un bruit qui sortait du lot, qui sortait des bruits sinistres et naturels de cet endroit. Un bruit métallique, légèrement régulier, comme si l’on martelait quelque chose... C’était animal? Humanoïde? Azelle s’arrêta pour situer le son. Tournant sur elle-même, elle sortit son fouet simple avec l’embout de métal, juste au cas. Tel un réflexe, elle se mit en mode furtif, faisant des pas lents vers ce qui semblait être la source du bruit. Levant chaque pied lentement pour éviter de faire le plus de bruit possible, elle avançait très lentement prête à faire claquer son fouet dans la gueule de la première créature venue. Sa main tenant solidement la poignée du fouet.

Passant à côté d’un vieil arbre, elle s’aperçut que le bruit venait de l’arbre... S’écartant lentement, elle se mit à tourner lentement autour, jusqu’à trouver l’ouverture de l’arbre mort.

Que devait-elle faire? Donner un coup de pied à l’arrière de l’arbre pour faire fuir la créature? Fouetter à l’intérieur de l’arbre pour faire paniquer son occupant? Brûler l’arbre, il ferait chaud au moins... Plein d’idées lui traversaient la tête, mais rien ne lui convenait. Si c’était dangereux, le faire paniquer pourrait la tuer... ou pire.

Et puis merde, voilà. Finalement, elle s’avança vers la fente de l’arbre sans bloquer l’ouverture pour regarder à l’intérieur, la curiosité l’avait emporté. Jetant son regard blanc dans la brèche, le regret de ne pas y avoir mis le feu lui vint. C’était... un enfant.

– Je peux savoir ce que tu fous ici toi?

C’était une Azelle remplie d’incompréhension, de déception et de frustration qui s’adressa à l’enfant sans prévenir. Peut-être n’avait-il même pas été alerter de sa présence...? Un léger dégout sur les lèvres. Son regard fixé sur ce marmot, des vêtements nettement trop grands pour lui. Il venait d’être abandonné? Elle ne jeta pas de regard sur quoi l’enfant tapait. Pour le moment, la surprise et le mécontentement sur son visage exprimaient tout ce qui se bousculait dans sa tête. MERDE. Elle n’était pas venue pour trouver un enfant, voilà pourquoi on en abandonnait...



Lentement, je vais reprendre le RP. ENFIN

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Mer 13 Avr - 18:42

Rencontre Hasardeuse
Pv. Azelle



Le petit polymorphe s'amusait avec son coffre, tentant de l'attaquer sous différents angles pour mettre en souffrance le mécanisme de verrouillage de celui-ci. Il sentait l'acier ployer légèrement sous ses coups, et s'en réjouissait. Il n'avait cure d'abimer l'objet, il ne comptait pas le trainer avec lui dans ce décor boueux pour les heures de marche qu'il lui faudrait pour s'extirper de là.

Occupé à chantonner, brisant le silence terrible du bruit régulier de sa pierre contre le métal, le petit jeune ne se rendit pas compte que le temps défilait, et que la nuit s'épaississait... Il resta là longuement, ses pieds froids battant des orteils sur le sol humide pour tenter de se réchauffer, ses bras frémissant sous le lourd draps qui l'enveloppait. Il commençait à avoir froid, mais il était près à l'accepter, et la petite voix tentatrice à sa ceinture n'avait guère d'effet. Non, il ne se laisserait pas tenter par ses esprits aujourd'hui.

Aussi indifférent qu'il pouvait l'être dans son état de fatigue, il ne remarqua pas les légers bruissements indiquant l'arrivée d'un autre être vivant près de lui. Il ne fut cependant presque pas surpris en voyant les yeux blancs face à lui, ou du moins ne le montra pas, et se contenta de lever ses yeux gris vers l'inconnue. Il pencha la tête sur le côté, ses mèches bleues tombant le long de son visage, attendant avec curiosité un commentaire ou une présentation de la jeune blonde, intrigué par ses yeux si singuliers. Il n'attendit pas longtemps, un:

" Je peux savoir ce que tu fous ici toi ? "


Abrupt brisa leur mutisme. Il haussa légèrement les sourcils. Et bien, en voilà une petite demoiselle qui avait de la poigne. Le chaman-enfant lui répondit avec un grand sourire plein d'innocence. Qu'est-ce que c'était que cette aventurière aux yeux blancs qui se baladait seule à une heure pareille dans un lieu aussi peu recommandable ? Il s'était attendu à tout: des loups, des singes des marais, des lutins maudits, des Ombres, mais certainement pas à quelqu'un de normal.

Sans se sentir offensé le moins du monde par le ton acerbe de la demoiselle, qui était tout à fait légitime dans un lieu pareil, il répondit d'une voix posée, aussi fluette que son apparence le laissait penser, mais étonnamment sérieuse:

" Ce serait plutôt à moi de vous poser la question très chère. Vous seriez-vous égarée ? "

Il se gratta le nez du revers de la main, la fixant toujours de ses yeux gris à la recherche de quelconques informations sur sa nature ou son mode de vie, notant les fouets et la tenue plus pratique qu'élégante. Si elle était là et si elle fouillait les troncs d'arbre, il devait bien y avoir une raison. Se redressant de tout son mètre vingt, mini Zahlen posa le coffret sur le drap de grosse toile et se campa sur ses jambes face à la jeune femme, les mains sur les hanches, souriant. Il remonta ses manches tombantes et poursuivit de sa voix calme avant qu'elle ne réagisse:

" C'est assez surprenant de voir quelqu'un ici à cette heure, je m'attendais à n'avoir pour seule compagnie que les puces de limon. "

Il observa encore une fois les yeux acérés de la demoiselle qui semblait évaluer ce qui l'entourait. Il suivit le trajet de ses prunelles, se demandant si c'était ce coffre abandonné qu'elle cherchait. Aussi franc qu'à son habitude, il poursuivit sur le ton de la conversation:

" Vous cherchez quelque chose ? "



© Truth.


HRP: Désolée du temps de réponse j'ai pas mal de boulot en ce moment ^^"
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Dim 17 Avr - 4:37
La voix d’Azelle avait résonné comme premier bruit dans la nuit. Quelques animaux somnolents fuirent le périmètre par la terre ou par le ciel. Quelques sons partant au loin, n’avait-elle donc pas peur d’alerter autre chose que d’innocents animaux? Néanmoins, l’air de la nymphe reflétait ses interrogations concernant la présence du jeune garçon caché sommairement dans son tronc et non si elle avait alerté quoi que ce soit.

Sans un bonsoir ou un air surpris de la part du jeune garçon, il répondit à la question du tac au tac d’un ton qui ne plaisait pas trop à la femme. Au moins, il avait du répondant, mais noyer dans une flaque de boue, il en aurait moins! Malheureusement, bien que l’envie lui vint, le meurtre n’était pas trop fait pour elle. Beaucoup trop de problème, pour trop peu de satisfaction. Après tout, avec le répondant de ce petit garçon, que pouvait-il devenir ou être? Peut-être n’était-il pas un petit morveux, mais une créature des marais voulant faire baisser la garde des passants et les noyer eux dans une flaque de boue!

L’autre possibilité était qu’il était un petit garçon abandonné par ses parents. Une certaine envie de lui dire que sa maman ne viendrait pas le chercher ici et qu’il n’était pas mieux que mort lui vint... Jusqu’à ce qu’elle pensa qu’il pouvait se mettre à pleurer et devoir endurer des pleurs horribles et devoir revenir à l’option un... le noyer dans la boue pour avoir la paix et éviter la migraine.

Toujours fixant le jeune garçon, l’air à la fois irrité et décontenancé face à ce morveux, elle lui répondit.

– Et puis quoi encore? Tu es le roi du marais? Je ne suis pas égaré et encore moins caché dans un tronc, moi.

Alors, que le petit garçon se redressa, Azelle recula d’un pas. Pour lui laisser l’espace et ne pas avoir des microbes de bambin sur elle. Après tout, si ce n’était pas un monstre, il voudrait peut-être la toucher ou sauter au cou! Peu importe, valait mieux garder une distance de sécurité, loin des microbes de môme.

Néanmoins, son nouveau point de vue lui permit de jeter un œil sur le bruit métallique qu’il faisait plus tôt. C’était sur un petit coffre qu’il tapait. Pensait-il vraiment l’ouvrir ainsi? Est-ce qu’il contiendrait la relique? Avec un peu de chance oui, mais la chance d’avoir le coffre sans faire sangloter le petit ou sans avoir à être lèche-cul serait plus difficile. Son regard blanc posé sur l’objet retourna vers le marmot au moment où il lui adressa de nouveau la parole.

– Je suis surprise aussi de rencontrer quelqu’un, je m’attendais à des créatures du marais à la limite... Pas à un... môme.

Son dernier mot qui fut surtout soupiré tout bas. Après tout, froisser un enfant était comme froisser un adulte... Ça pouvait mal tourner s’il était assez intelligent pour faire chier. Donc, dans cette logique, lui mentir ne servirait à rien. Encore moins de jouer à la femme qui aimait les enfants et lui mentir comme une vipère.

– Je me promène rarement dans un marais en pleine nuit juste pour faire une balade de santé... Je cherche une relique, un objet qu’un idiot de marchand me devait et qu’il a perdu et abandonné ici. J’ai trouvé son chariot de marchandise, mais pas l’objet que je cherchais. Il se pourrait que ce soit le coffre que tu essaies d’ouvrir que je cherche.

Allait-il lui laisser le coffre, lui dire au revoir? Probablement pas. Au moins, la raison de sa venue était claire comme de l’eau de roche et qu’elle n’était intéressée que par le coffre.

Elle croisa les bras, la posture droite. Azelle était mal à l’aise de discuter avec un enfant, surtout qu’elle ignorait comment il pouvait réagir. Fatigué, irrité et hésitante sur la suite des choses, son regard de neige posé sur l’enfant sans détourner le regard. Si elle devait fuir, car il ne s’agissait pas d’un enfant, mais d’une vile créature, Azelle fuirait sans demander son reste. Sa vie était bien plus précieuse qu’un simple objet.



Lentement, je vais reprendre le RP. ENFIN

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Jeu 5 Mai - 14:29

Rencontre Hasardeuse
Pv. Azelle



Zahlen attendit que la jeune femme réagisse en se grattouillant la tête. Peut-être qu'à force de parler de puces et d'y penser il en avait vraiment attrapé ? Il jeta un œil à l'inconnue, baissa le regard vers ses pieds boueux, faisant creuser ses orteils dans la terre détrempée.

Observant la demoiselle à la dérobée de ses prunelles d'argent, il remarqua qu'elle semblait irritée. Avait-il dit quelque chose de mal ? Il pencha la tête sur le côté comme un animal sauvage, curieux. Si seulement cette jeune femme pouvait arrêter de le regarder comme un rebut de la création... Mais quelque part la situation l'amusait. S'il avait réellement voulu voir un changement dans le regard de la jeune femme il aurait très bien pu reprendre son apparence originelle, mais là n'était pas la question. D'autant que changer soudainement d'apparence sous les yeux d'une nouvelle rencontre pouvait très bien lui faire penser qu'il était effectivement l'un de ces démons hantant le marais. Ces pensées semblèrent suivre celles de la demoiselle puisque ses mots firent étonnamment écho à celles-ci:

" Et puis quoi encore? Tu es le roi du marais? Je ne suis pas égarée et encore moins cachée dans un tronc, moi. "

Il se contenta de sourire. Touché. Il offrait effectivement un piètre spectacle, et ne devait pouvoir s'attendre à une grande considération de la demoiselle dans ces conditions. D'autant qu'elle ne semblait pas vraiment attendrie par sa frimousse juvénile... Il devrait ruser, ou en tout cas faire preuve d'un minimum de tact s'il ne voulait pas passer pour un sot égaré et potentiellement avide d'argent ou autre ressources. Et il ne tenait vraiment pas à se faire assommer d'un coup sur la tête et se réveiller seul le lendemain, trempé, meurtri et frigorifié. Vraiiiment pas.

La seconde phrase de son interlocutrice confirma ses doutes. Elle n'avait aucune affection pour les enfants. Au moins, c'était clair. Il se frotta un oeil de la paume de la main, étalant involontairement de la boue sur son visage, ce qui devait lui donner un air encore moins crédible. Tirant la langue de dégout en réalisant ce qu'il venait de faire, il entreprit de s'essuyer avec l'une de ses manches, trop occupé pour répondre.

" Je me promène rarement dans un marais en pleine nuit juste pour faire une balade de santé... Je cherche une relique, un objet qu’un idiot de marchand me devait et qu’il a perdu et abandonné ici. J’ai trouvé son chariot de marchandise, mais pas l’objet que je cherchais. Il se pourrait que ce soit le coffre que tu essaies d’ouvrir que je cherche. "

A ces mots, le petit aux cheveux bleus se retourna vers le coffre aux ferrures déformées par son acharnement à l'ouvrir. Ainsi, cette boite aurait réellement de la valeur ? Enfin, pour l'instant rien de sûr... Mais cela ne faisait que raviver son envie de découvrir ce que dissimulait la mallette. Ses yeux s'illuminèrent de curiosité, s'habillant de reflets violacés sans même qu'il s'en rende compte, et c'est les yeux brillants qu'il se retourna vers la nymphe:

" Ooh, donc il y a vraiment quelque chose là-dedans ? "

Lui tournant le dos sans plus attendre, il se rapprocha du coffret et s'assit à nouveau dans la bouillasse face à lui, le soulevant de ses petites mains potelées. Il inspecta encore une fois l'objet sous toutes les coutures à la recherche d'un nouvel angle d'attaque de la serrure, puis il se dit que si elle cherchait vraiment ce truc, elle pourrait très bien en avoir la clé, ou en tout cas savoir ce qu'il contenait.

Notre petit polymorphe se retourna donc tout sourire vers elle:

" Tu dois savoir ce qu'il contient du coup, non ? "

Il la fixait avec une naïveté enfantine, sans aucune arrière pensée, il voulait juste savoir ce qu'était cet objet.




© Truth.


HRP: Désolée du temps de réponse et du manque de consistance du post, j'essaye de me remettre à jour niveau RP, je n'aime vraiment pas faire attendre ><
J'espère que ça t'ira ^^
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Ven 6 Mai - 23:45
Azelle n’était pas du tout attendrie. Ses yeux exprimaient un profond problème avec les enfants ou peut-être était-ce la fatigue? Non, elle n’avait pas de pitié envers cette petite chose innocente. Si innocente était après tout. Elle fronça les sourcils, les bras toujours croisés sur sa poitrine. Il vaudrait mieux pour cet enfant d’être plus qu’un simple petit morveux posé sur son chemin pour la faire chier, car elle l’abandonnerait sans problème dans ce marais. Après tout, rien ne lui dictait qu’elle était responsable d’une façon ou d’une autre de s’occuper de cette petite chose au sourire gouailleur. Devrait-elle supporter ça encore longtemps. Pourquoi ne simplement pas lui arracher la boite des mains, quitte à le faire pleurer? Ah oui, ce truc pouvait bien être un monstre des marais...

Elle prit un petit soupir ennuyé, levant brièvement les yeux vers le ciel noir. L’air était froid et à force de rester immobile la nymphe commençait à sentir ses pieds s’engourdir. Elle voyait aussi l’air d’enfant remplie de question et de curiosité. Ne pouvait-il pas simplement lui proposer la boite et aller servir de repas à un autre monstre qu’elle puisse aller prendre un bain pleinement mérité? Néanmoins, Azelle n’avait aucune raison de cacher à cet enfant ce que la boite contenait.

– Oui, il y a effectivement quelque chose dans la boite, sinon je ne serais pas là en train de te parler. Je serais reparti avec le chariot pour ridiculiser un marchand qui a honteusement laissé sa marchandise polluer ce marais.

L’envie de lui mentir ou d’être complètement sarcastique lui vint, malheureusement ce n’était pas une menteuse ni une personne sarcastique. Elle n’était pas douée dans les deux cas. Peut-être son éducation. Il valait mieux ne pas tenter de savoir à quel point elle aurait pu être mauvaise sans au moins cette structure dans son enfance.

– Lave-toi les oreilles de temps en temps, je te l’ai dit, ce coffre doit probablement contenir une relique. De quel genre ou de quelle nature, je ne le sais pas encore. Vu ce que j’ai trouvé dans son chariot, je n’ai guère espoir d’y trouver quelque chose de rare ou il ne soit pas volé. Si cette boite contient vraiment quelque chose ou si tu ne l’as pas cassé en tapant dessus comme un demeuré, je devrais vite savoir si cela vaut quelque chose et si mon déplacement en a valu la peine.

Si elle devait lui répéter une troisième fois. Elle allait l’attacher au tronc, monstre ou pas. Sa limite de patience était atteinte. C’était encore bon qu’une fille dans son genre, avide. Azelle était crispée et avait froid. L’attacher sans vergogne à un arbre l’occuperait et lui ferait passer sa mauvaise humeur. Personne ne serait là pour lui dire que ce n’était pas bien de faire ça à un enfant. Pourquoi ces choses avaient-elles toujours plus de droits qu’elle? Il fallait bien se résigner, si cette enfant avait de jugeote, la marchande n’aurait pas la boite en faisant des yeux doux. De toute manière, la femme avait trop d’orgueil pour même imaginer cette solution ou même de le demander gentiment.

– Dit-moi, le môme... Accepterais-tu de marchander pour que je puisse avoir cette boite et ce qu’elle contient?

Peut-être que s’il démontrait assez d’intelligence pour négocier cela la remettrait de bonne humeur...



Lentement, je vais reprendre le RP. ENFIN

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Lun 9 Mai - 11:29

Rencontre Hasardeuse
Pv. Azelle



Le polymorphe écouta le récit de la demoiselle sans se départir de son sourire confiant. Et bien, le moins qu'il pouvait dire, c'est que la jeune marchande n'était pas des plus avenantes ni des plus sympathiques. Et pourtant, elle semblait avoir un joli minois, se dit-il, de ce qu'il pouvait deviner sous la faible lueur filtrant à travers la canopée. Le petit homme se redressa avec le coffret dans les mains, abandonnant la toile lourde qu'il avait trouvée sur le sol boueux. Il attendit patiemment que la demoiselle ait fini de lui justifier sa présence, ce qu'il prit plus comme une auto justification qu'elle s'offrait à elle-même, puisqu'elle ne semblait pas vraiment ravie d'être sous la Lune avec lui.

Zahlen laissa quelques secondes d'un silence presque dérangeant avant de reprendre la parole. Un tel calme et une telle patience n'était pas coutumières chez lui, mais il était, même s'il ne voulait pas le montrer, trop fatigué pour rentrer dans le jeu de la jeune inconnue. Malgré son souhait de ne pas créer le conflit, il ne put s'empêcher de trouver quelques unes des phrases de la jeune femme un peu stupides, et de le lui faire remarquer:

" Donc, en résumé, tu viens seule et au hasard dans la forêt, de nuit, à la recherche d'un objet dont tu n'as aucune idée de l'apparence ni de la valeur ? Ça ressemble un peu à une quête vaine pour moi... "

Il sourit légèrement, espérant ne pas trop l'offenser, mais il savait que c'était peine perdue, puis poursuivit, ses dents blanches luisant sous la Lune, ses cheveux bleus s'agitant légèrement sous l'effet de la brise nocturne:

" Et pour en arriver à vouloir négocier avec moi, c'est que tu dois réellement en avoir marre de cette mission. Je serais même prêt à parier que si ce n'est pas là le coffre que tu cherches tu rebroussera chemin sans demander ton reste. Beaucoup trop de variables pour m'offrir un marchandage non ?"

Le petit polymorphe grimpa sur une branche basse en poussant le coffret devant lui, prenant soin de cacher les anses à l'inconnue pour ne pas qu'elle tente de lui arracher l'objet. Le petit homme lâcha un juron fort peu juvénile lorsque l'un de ses pieds boueux glissa sur l'écorce, et fit pousser une griffe supplémentaire sous son pied pour grimper plus facilement. Griffe qu'il s'empressa de faire disparaitre une fois atteinte la branche qu'il visait.

Il était à peu près à la hauteur du visage d'Azelle à présent, et chercha son regard du sien. Il passa outre tout ce qu'il avait pu dire plus tôt, comme si ses propres mots n'avaient aucune importance. Après tout, si elle tenait vraiment à marchander pour l'inconnu, pourquoi pas ? Il n'avait pas grand chose à y perdre...

" Je t'écoute, qu'est-ce que tu aurais à m'offrir contre le contenu de ce coffret, femme ? "

Son ton n'allait plus du tout avec son apparence d'enfant, et ses yeux pétillants de malice pouvaient parfaitement être interprétés comme autant de signaux de méfiance. Le polymorphe caressa d'une main la tête d'une poupée de paille dont la tête dépassait de sa poche et attendit.




© Truth.
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Dim 15 Mai - 19:56
Quelque chose tracassait Azelle chez cet enfant. En plus que cette chose était un enfant ce qui l’agaçait déjà énormément. Pourtant quelque chose semblait refléter une malice peu enfantine. La dure loi de la jungle qui aurait fait vieillir l’enfant plus rapidement ? Son apparence ne laissait pas présager un tel cas, car il aurait été beaucoup plus méfiant. Les cons, ça survient seulement en société.

– En résumé, j’ai trouvé le chariot et j’ai suivi les traces. Je suis venu avant la nuit, car comme tu ne dois pas l’ignorer, il ne fait pas toujours nuit. Je ne suis donc pas ici par hasard.

Elle pointa l’enfant du doigt irrité par cette chose morveuse et par la fatigue. Non, mais, pour qui il se prenait pour faire de telles suppositions. Surtout, en pleine nuit ! Elle laissa tomber ses bras sur chaque côté de son corps faisant un petit pivot du pied en levant les yeux au ciel pour se mettre de profil à l’enfant. Si seulement elle pouvait en finir... Azelle regarda autour d’elle. Toute cette discussion n’avait-elle rien interpellé ? Les rumeurs que c’était hanté étaient peut-être fausses.

– Tu aimerais mieux quoi ? Que je te tape et que je te prenne l’objet comme une vulgaire voleuse ? Que je te l’arrache des mains sans me soucier ? Je ne compte pas te le prendre de force. Tu es un môme, pas un animal.

Azelle entendant le juron peu élégant, tourna le regard vers la source sans émettre de commentaire. L’enfant était monté plus haut pour croiser directement son regard avec le sien. Le regardant de biais, la nymphe ne fit aucun commentaire sur son langage, après tout elle n’était pas sa mère, encore heureux. Les mots de l’enfant qui suivirent lui allèrent. Jusqu’au mot «femme». Le regard de la femme changea, ce n’était pas de l’agacement, c’était bien plus que ça. Elle aurait pu lui glacer le sang si elle avait eu les capacités magiques.

– Jure avec tous les mots de la terre si tu le veux, mais tu n’as AUCUN droit de m’appeler FEMME. J’ignore qui t’a élevé, mais il devrait avoir honte. Tu es bien mieux de me parler autrement si tu veux savoir ce que contient la boite et si tu veux vraiment quelque chose en échange.

La femme croisa les bras, elle avait vraiment été insultée. Son ton était froid, sec et légèrement agressif. De quel droit traitait-il sa personne ainsi ? Elle se tourna complètement vers l’enfant et s’approcha de lui le défiant du regard sans aucune gêne. Cherchait-il à ce que ce soit elle qui devienne son cauchemar ce soir ? Attacher l’enfant et le trainer dans la boue pour l’emmener à l’orphelinat le plus près lui semblait une très bonne idée.

– Personnellement, je ne ferais pas le malin si quelqu’un te proposait quelque chose en échange d’un objet qui ne te sera probablement jamais utile ou que tu ne pourrais jamais revendre. Si tu essaies de revendre une relique, un marchand pensera que tu l’as volé et alertera les gardes. Surtout si tu rapportes le coffre défoncé. Premièrement, tu n’arriveras probablement pas à l’ouvrir, surtout de cette façon. Je pourrais donc satisfaire ta curiosité en te l’ouvrant. Deuxièmement, je peux te proposer vingt-cinq pour cent de la valeur. Ou, de te le laisser si sa valeur est nulle.

Azelle n’avait pas du tout apprécié la façon qu’il lui avait parlé, cependant, partir maintenant serait inutile, vu tout le chemin aussi bien d’en finir et ne pas regretter plus tard d’être partie à cause d’un sexiste d’une dizaine d’années.

Le marais assombri par la nuit faisait clore les bruits. Les cris et bruits d’animaux nocturnes en tout genre donnaient un air bien particulier à ce lieu jugé hanté. Rien ne semblait rôder autour des deux humains discutant. C’était peut-être mieux ainsi ou c’était simplement qu’il n’entendait pas ce qui leur tournait autour. Peut-être que les esprits de la forêt profitaient du spectacle offert gratuitement. Qui sait ?



Lentement, je vais reprendre le RP. ENFIN

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Lun 6 Juin - 1:01

Rencontre Hasardeuse
Pv. Azelle



Zahlen attendit une réaction plutôt forte qui ne se fit pas désirer longtemps. L'air toujours sérieux, il ne sut pas s'il devait être amusé ou outré par les paroles de la demoiselle. Ses doigts s'écartèrent rapidement de sa précieuse poupée et vinrent se frotter sur ses genoux pour ne pas se crisper de frustration. En voilà une jeune femme bien peu patiente et conciliante... Il hésitait à présent. Devait-il vraiment marchander avec elle ou disparaitre sans prévenir et la laisser maronner dans la bouillasse dans laquelle elle était venue s'enterrer à cette heure. Il voulait bien rester là à papoter, mais se faire remonter les bretelles comme un gosse des heures durant, très peu pour lui. Et là, le coup de grâce:

" Jure avec tous les mots de la terre si tu le veux, mais tu n’as AUCUN droit de m’appeler FEMME. J’ignore qui t’a élevé, mais il devrait avoir honte. Tu es bien mieux de me parler autrement si tu veux savoir ce que contient la boite et si tu veux vraiment quelque chose en échange. "

Elle rigolait ? Elle lui crachait son dégoût de sa personne au visage depuis qu'elle était arrivée et voulait que lui s'excuse et change de ton ? Le petit ne put s'empêcher d'éclater d'un rire clair et sonore, qui n'eut pas pour seul effet de lui masquer partiellement la prochaine réplique de la marchande, mais aussi très certainement de tirer de leur torpeur une partie des créatures du marais, mais il n'en avait cure. Pour le moment, la jeune inconnue avait uniquement réussi à l'agacer et à lui ôter jusqu'à la plus petite envie de jouer avec elle, et même s'il était fatigué, c'était un sacré exploit.

Il se calma, passa une main dans ses cheveux bleus et plongea ses yeux gris dans ceux d'Azelle. Son rire n'avait été qu'une manière de relâcher la pression, même s'il n'était pas vraiment énervé, juste las. Son regard était désormais bien plus dur, et ses pupilles semblaient osciller entre l'argenté et le bleu sombre, presque comme s'ils clignotaient, l'agacement lui faisant perdre une partie de ses facultés de contrôle de sa polymorphie. N'en ayant cure, il reprit la parole, délaissant définitivement sa voix de gamin pour une voix se rapprochant davantage de sa voix naturelle, plus grave et plus posée.

" J'ai au moins la décence de te désigner par ce que tu es. Il me semble avoir entendu un "môme" tout à l'heure qui était tout aussi erroné que grossier. "

Sentant son regard se durcir à outrance, le polymorphe se redressa, et entreprit de continuer à escalader la branche presque horizontale sur laquelle il se trouvait, emportant le coffret avec lui. Etrangement, toute trace de sa maladresse enfantine semblait avoir disparu. Il se retourna vers Azelle, les yeux cette fois définitivement bleu nuit.

" Je n'ai ni l'intention de vendre ce truc, ni de le laisser à quelqu'un d'aussi agressif et méprisant. Alors si tu tiens vraiment à récupérer ce machin, soit tu arrêtes de me parler sur ce ton, soit tu abandonnes et tu rentres chez toi. "

Un hurlement sinistre transperça la nuit silencieuse. Le petit homme esquissa un sourire joueur:

" A moins que tu ne veuilles rester ici à te quereller vainement avec moi sans qu'aucun ne cède de terrain suffisamment longtemps pour que cette bête hurleuse nous fasse l'honneur de sa présence ?.."

Assis sur le coffret dans une fourche solide de branches, il croisa les bras, espérant soit que la demoiselle ravale enfin sa fierté, récupère son bordel et qu'elle le laisse dormir, soit qu'elle s'en aille en l'insultant sans demander son reste. Il en vint presque à regretter de ne pas simplement s'être dissimulé dans un poulailler pour passer la nuit, mais vous savez, les hommes et leurs actions de dernière minute...




© Truth.


HRP: Désolée désolée j'ai la tête dans les cartons >< Faut que je me mette à jour x.x
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Dim 3 Juil - 22:51
Azelle avait détourné la tête et bouillait. Si elle avait eu des capacités magiques, ils auraient probablement fait brûler l’arbre et l’effronté avec. Peut-être même, asséchez une partie du marécage pendant qu’on y est. La nymphe serrait des poings et des dents. Une dizaine de façons de lui faire ravaler sa fierté lui vint. Puis, encore une autre dizaine de façons de lui dire d’aller se foutre le coffret ou de s’étouffer avec lui vint. C’était pourtant elle l’adulte entre les deux... non?

Avait-elle même fait attention au bruit de loin menaçant faisant bien comprendre que cet endroit était inhospitalier?

Azelle tremblait, tremblait de l’humidité froide ambiante, tremblait de rage. Que devait-elle lui répondre, que pouvait-elle bien lui répondre pour lui fermer la gueule pour de bon? Lui faire manger la boue du coin comme repas. Après tout, elle lui avait bien offert d’ouvrir le coffret et de lui donner, en échange, une partie du gain. Que voulait-il de plus? Un chocolat chaud? Peut-être plus une claque dans la gueule !

Concentré dans ses pensées, elle finit par avoir l’écho des paroles de l’autre dans sa tête. Elle répéta en boucle les mots. Puis, elle ouvrit lentement les yeux. Elle avait cessé de trembler, quelque chose venait de la frapper de plein fouet. Telle une claque dans la gueule. Son regard de glace se posa lentement sur son interlocuteur.

– J’ai au moins la décence de montrer qui je suis.

C’était ça qui l’avait heurté de plein fouet. Cette chose jouait avec elle, ce n’était pas un enfant. Soit, il s’agissait d’une créature des marais, soit d’un très mauvais plaisantin. Devait-elle quitter cet endroit sans demander son reste, se défendre bec et ongle ou lui arracher la langue et lui mettre le coffret à la place? La fuite était sans doute une meilleure idée. Si la créature dont il parlait était l’une de ses alliées... Elle n’avait aucune chance.

Son regard se décrocha de l’individu potentiellement dangereux pour jeter un bref regard autour d’elle. Que devait-elle craindre à présent? Ou plutôt qui?

– Parfait, je m’en vais. T’as gagné.

Elle était épuisée et elle devait admettre sa défaite. Seule contre potentiellement un groupe d’ennemis... Sa vie valait plus que de l’or. Au moins, s’il comptait ouvrir le coffre, il allait en baver surtout de la façon primitive qu’il tentait de l’ouvrir.

Azelle fit quelques pas à reculons se méfiant de cette chose qui s’était fait passer pour un enfant. Son regard rempli de rage et lourd ne se reporta pas sur cette chose préférant la garder que dans le coin de l’œil. La nymphe tourna rapidement les talons faisant virevolter ses cheveux sans le vouloir par frustration.

La fatigue et la rage lui donnaient juste envie de pleurer. Tout ça pour se faire rabaisser à son statut de femelle et repartir les mains vides. Elle lui avait offert de marchander en échange de l’objet. Il aurait très bien pu l’envoyer chier que cela aurait été la même chose au fond. Elle devait admettre sa défaite.

Dos à la chose dans l’arbre, il pouvait l’abattre lâchement s’il était si vicieux qu’il le semblait. Son regard se leva lentement vers la direction d’où elle était venue. Quelque chose se profilait dans l’ombre...? N’avait-il pas eu assez de la satisfaction de gagner? Elle posa la main sur son fouet... juste au cas.



Lentement, je vais reprendre le RP. ENFIN

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