A secret room... Always my favorite room in the house | Morrigan

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Dim 31 Jan - 17:56
[/dépose sa fiche et son cerveau, avant de s'en aller avec panache/]

Qui êtes-vous ?

Nom : Aucun
Prénom : Morrigan
Âge : 26 ans
Race(s) : Humaine
Alignement : Chaotique Neutre














I've always equated feelings with getting caught.
Both get in the way of my money.
Clan de l'Air


Physique




Si on devait avoir besoin de gros bras, ça ne serait certainement à Morrigan qu’il faudrait s’adresser. Loin d’avoir le physique du héros fier de son épée à deux mains, la jeune femme est petite et svelte, avec un physique athlétique plus proche du chat des rues que de l’adepte de combats directs.

Dotée d’un physique tout en souplesse et aux muscles allongés, la voleuse est faite pour se faufiler dans les recoins, se glisser le long des murs au fil des ombres. Elle se distingue par son absence de bruit, lorsqu’elle bouge, et la légèreté naturelle de son allure. Gestes calculés et tout en douceur, son être est fait pour l’infiltration et la plus grande discrétion. Pour autant, cela ne fait pas d’elle une petite danseuse fragile. Bien au contraire, elle est agile et rapide, tout à fait apte à traverser une ville à toute allure et en optant pour des travers pour le moins sportifs, et compense le manque de force des coups qu’elle porte par une grande précision. N’étant pas tellement taillée pour le corps-à-corps, c’est son seul moyen possible pour se dépêtrer d’une situation compliquée.

Toute vêtue de Minuit, sa tenue faite de tissus, cuirs noirs et plumes de corbeaux ornementales, se fond dans l’obscurité, et elle s’efface pour mieux se faire oublier. L’ensemble est avant-tout pratique, près du corps mais souple, afin de protéger sans limiter les mouvements. Parmi les éléments remarquables de l’ensemble, une grande capuche garde le visage de Morrigan dans l’ombre, tandis qu’une large ceinture modifiée munie d’une corde fine mais solide dans de petits passants métalliques fait office de baudrier bricolé. Ses bottes de cuir sont souples et fines, faites pour réduire le bruit de ses pas au maximum. Un foulard noir, servant à se cacher le visage, orne son cou. Dans son dos, on peut voir un carquois, dont les flèches sont munies de hampes différentes afin d’être différentiables, ainsi qu’un arc simple, un peu usé mais toujours efficace. Attachés à ses cuisses se trouvent une dague et un grappin à griffes rétractables – aussi utilisable comme blackjack - et elle cache ses outils de crochetage dans les longues mitaines de cuir qui recouvrent partiellement ses mains fines, mais marquées par certaines calles. Une sacoche achève l’ensemble, afin de transporter son butin.

Sous sa capuche, Morrigan n’a rien d’extraordinaire. Des cheveux noirs de jais un peu longs, qu’elle garde le plus souvent attachés pour ne pas être gênée, et un visage au menton pointu et au nez droit. Ses yeux, bruns clairs, sont perçants, à la manière de ceux d’un corbeau étudiant son environnement. Vivant essentiellement de nuit, sa peau est très pâle, probablement trop. Lorsqu’elle part en mission, malgré le foulard qui lui masque le visage, et l’ombre de sa capuche, Morrigan orne son visage d’étranges peintures rouges afin de modifier la perception que l’on pourrait avoir de ses traits. Quant au reste… Eh bien elle n’a pas les formes de sa mère, ceci étant notamment dû aux manques auxquels elle a été confrontée enfant. Mais ça ne la complexe pas vraiment. Des formes n’auraient été qu’ennuyantes, pour sa profession. Alors ses muscles fins et sa petite poitrine lui conviennent très bien.

Après tout, elle n’est pas là pour jouer les courtisanes.

Mental




Depuis toute petite, Morrigan est habituée à se débrouiller. Son indépendance et son instinct de survie lui permettent de traverser la vie, non sans anicroches, mais toujours en naviguant du mieux qu’elle peut. Bien que ça ne soit pas visible au premier abord, elle fait preuve d’une forte volonté, tout particulièrement lorsque la situation dans laquelle elle se trouve s’aggrave, ou se complique brutalement. Elle ne se laisse pas abattre, mais ne fait pas non plus preuve d’un optimisme naïf. Bien au contraire, Morrigan est plus encline à prendre les différentes possibilités qui s’offrent à elle en considération, à garder la tête froide et bien ancrée sur ses épaules. Sans ça, elle n’en serait de toute manière pas là où elle se trouve actuellement.

Pourtant, cette froideur intellectuelle, expression d’un pragmatisme notable, peut être facilement mal prise. D’un naturel calleux et plutôt vexant, Morrigan n’aime pas prendre de gants, et va bien plus volontiers droit au but. Rapide et efficace, elle ne s’encombre pas de formules inutiles pour donner un bout de sa pensée. Mais la voleuse n’est pas du genre à se prendre trop au sérieux, et cachera toujours ses traits d’esprit et ses piques derrière un humour un peu noir, occasionnellement teinté d’un cynisme mordant. Plutôt moqueuse, elle a toujours un petit commentaire à faire sur son environnement, et les victimes de ses vols sont ses cibles favorites. Cela ne veut pour autant pas dire qu’elle prend son métier à la légère, bien au contraire. Elle est une voleuse, pas une tueuse, et ne fait pas en sorte de filer sans être repérée pour rien. Si elle peut éviter un combat, elle le fait.

Intelligente, Morrigan l’est. Elle compense ses manques physiques par une ruse remarquable, et se trouve dotée d’un esprit vif et curieux. Habituée à réfléchir à des solutions immédiates pour ses problèmes, elle se montre naturellement ordonnée, tant pour ses affaires que pour sa pensée. S’il y a des questions à poser, on peut ainsi compter sur elle pour le faire. Mais attention, elle n’hésite pas à aborder les questions les plus épineuses de front, ce qui n’est pas sans offenser certaines personnes. Pourtant, on peut faire confiance à son jugement. Elle questionne et pose les points à résoudre selon des priorités, et sait tout à fait jauger les situations auxquelles elle se trouve confrontée. Après tout, c’est l’un des éléments clés de son métier.

Si les derniers éléments cités pourraient suggérer une bonne capacité à travailler avec les autres, c’est là que les choses se compliquent. D’un naturel solitaire, et habituée à travailler seule, il y aura de fortes chances qu’elle accepte une alliance si elle y voit ses propres intérêts. Cet opportunisme est à la fois une qualité et un véritable défaut, encore plus lorsque l’on prend sa nature cynique et sa tendance à dire ce qu’elle pense d’une personne en compte. Cependant, une personne neutre et calme, mais capable de lui tenir tête ou de lui donner de solides arguments, commandera son respect, et elle se montrera plus encline à collaborer. Et selon l’avancée des choses, il est possible qu’elle se montre étonnamment loyale. Non pas à une cause, mais à une personne.


Statut




Classe/Métier : Si voler est un métier, alors Morrigan est on-ne-peut-plus qualifiée en la matière. Elle pratique son art depuis l’enfance, après tout. Il n’y a pas de question de choix, là-dedans, c’est avant tout une question de survie. Mais c’est aussi devenu son mode de vie, sa façon de fuir le monde et la vie. Par conséquent, elle connait beaucoup de gens louches – parfois ce sont des personnes qu’on ne suspecterait même pas -, et est notamment très familière avec les rues et les passages plus ou moins secrets de Windtora.
Elle refuse d’intégrer une Guilde de voleurs, tout bonnement parce que travailler en indépendant lui convient mieux. En revanche, il est bon à savoir qu’elle ne se contente pas de voler des objets. Les secrets l’intéressent également, et de manière générale, ses talents en infiltration peuvent se montrer utiles aussi bien pour du simple vol que pour de l’espionnage, en passant par le sabotage.

Situation Sociale : Bien qu’elle fasse partie du Clan de l’Air, Morrigan est une marginale qui n’a jamais roulé sur l’or, vit dans son coin et se contente de peu. Elle vit de ses… Escapades nocturnes. Et son argent sert essentiellement à financer son matériel, ses ingrédients, et de quoi subsister. Elle s’accorde un budget propreté, également, afin d’être toujours nette, ainsi que d’avoir des vêtements et des outils de travail tout aussi propres et entretenus.

Pouvoirs : Morrigan n’a pas de pouvoirs particuliers, si ce n’est sa résistance naturelle à la magie. En revanche, elle se distingue par sa furtivité, et sait très bien se servir de son environnement, se cachant bien volontiers dans les ombres et les recoins ou escaladant des façades avec aisance. Elle possède des connaissances en alchimie, ceci lui permettant de fabriquer diverses potions, poisons et antidotes… Pour son usage personnel, bien sûr. Elle a également des compétences en archerie, crochetage et vol à la tire, ainsi qu’en maniement d’armes blanches (principalement les dagues et autres couteaux). Ne se distinguant cependant pas par sa force physique, elle n’ira jamais chercher la confrontation directe d’elle-même, et préfèrera rester dans l’ombre.

Parmi ses outils de travail, on peut compter un arc et des flèches (simples ou améliorées, pour éteindre des torches ou discrètement installer une corde), deux dagues, des crochets, ainsi qu’un système de grappin fait maison avec une large ceinture autour des hanches, pour faciliter d’éventuelles descentes en rappel.

Familier(s) : Huginn et Muninn, les deux corbeaux de Morrigan, lui servent de paires d’yeux supplémentaires et font de très bons messagers. A eux trois, ils se sont construits un code basé sur des sifflements et le langage corporel pour communiquer. Huginn est plus petit que Muninn, mais est plus doué pour imiter des cris et certaines voix. Muninn, en revanche, peut voyager sur de plus longues distances, plus rapidement.

Autre : ///

Histoire




Morrigan avait cinq ans, et se glissait sous un étale de marché, en passant sous les buissons attenants. Ces derniers temps, la santé de sa mère s’était dégradée, et elle travaillait moins. Alors, il fallait faire ce qu’il fallait faire pour qu’elle aille mieux.

On ne pouvait pas dire que Morrigan était complètement seule. Au contraire, elle était entourée. Surtout de femmes, en fait. Mais bon nombre d’entre elles avaient mieux à faire que de s’occuper d’elle et des autres enfants du quartier. Même Moira, dite « Satine », sa mère, lui demandait souvent de sortir dans la chambre qu’elles partageaient, et de ne revenir que lorsqu’elle en aurait l’autorisation. Elle ne disait rien, et se contentait de se faire petite, lorsque les autres femmes passaient dans les couloirs, accompagnées d’hommes. Et lorsqu’elle était en route vers la cuisine, pour passer par la porte de derrière, elle pouvait entr’apercevoir au travers des épais rideaux de velours de belles femmes, installées sur des sofas et des fauteuils, dans une attitude lasse. Visages fardés et tenues limitées à un corset et quelques bas, elles attendaient le client, souvent bien élégant, qui paierait leurs bons services.

C’était un de ces hommes, qui était le père de Morrigan, mais sa mère n’en parlait jamais. C’était compréhensible, étant donné l’humiliation subie. Promesse de liberté non-tenue, disparition de l’être qui n’aurait pas du être autant aimé… Ne restait que Morrigan et un espoir brisé.

Sous l’étale, Morrigan faisait attention aux mouvements et aux bruits, dans l’attente de l’instant propice. Lorsque celui-ci se présenta, une petite main se glissa, et attrapa rapidement quelques denrées, petit supplément au maigre repas dont bénéficiait sa mère, depuis qu’elle ne rapportait plus autant d’argent.

* * *

Morrigan avait huit ans, et ça faisait deux ans qu’elle vivait à la rue. Sa mère était morte, et seules les autres femmes s’en étaient un peu préoccupées. Mais il n’y avait pas de place pour une petite fille dans une maison close, et Morrigan se retrouva livrée à elle-même. Par soucis de survie, elle intégra rapidement un gang d’enfants des rues. Ceux qu’on ne voit pas, dont on ne parle pas – surtout dans la belle Windtora. Ils vivaient de vol à la tire et maigres larcins, se souciant surtout de ne pas se faire attraper.

Mais ce soir-là, la situation prit un tout autre tournant. Une petite main se glissa dans l’ombre, intéressée par la bourse pleine qui pendait à la ceinture. Maître Voleur, sur son toit perché, ne laissa pas la jeune pie s’envoler. Malgré cet échec cuisant, il reconnu cependant son agilité et sa discrétion, avant de prendre la décision même que son propre maître, lorsqu’il était lui-même enfant.
C’est ainsi que la fillette apprit le métier, dans les règles de l’art. Commençant par quelques principes de base concernant l’hygiène et l’ordre, elle apprit également à choisir les vêtements adaptés, et les entretenir. Mais son maître décida de lui offrir une certaine élévation dans le milieu, en lui apprenant à lire, écrire et compter. Ainsi, il lui serait bien plus facile de créer des plans de quartiers et d’habitations, d’obtenir des informations, d’estimer la valeur d’un butin et de faire le point sur ses comptes.
Il l’entraîna physiquement, également. Elle présentait un physique idéal pour un voleur. Petite, mince, avec le pied tout aussi leste que sa main. Il lui fallait apprendre la rapidité et l’agilité plus en profondeur, cela dit, l’entraîner autant au crochetage qu’au maniement d’armes blanches et au tir à l’arc, pour lui donner plus de possibilités d’action…

Chaque jour, elle se mettait au travail. De nuit, elle souhaitait un bon travail à son maître, et lui préparait un repas qu’il n’aurait qu’à réchauffer au petit matin, avant d’aller se coucher.

* * *

Morrigan avait douze ans, et se concentrait sur la préparation d’une potion d’invisibilité pour son maître. Elle s’appliquait à piler certains ingrédients, dans un mortier usé, et se montrait plus joyeuse qu’à l’accoutumée. Après tout, son maître lui avait dit qu’il comptait l’emmener bientôt sur sa première mission. « Rien de bien compliqué », avait-il dit. « Un simple test ». Mais mise à l’essai ou pas, l’enfant était excitée à l’idée de pouvoir mettre en pratique, réellement, ce qu’elle avait appris.

Le compte-rendu avait établit le lieu, avec une carte basique faite à la main, obtenue par pot-de-vin auprès d’un employé de la demeure ciblée. Sous les toits se cachait un grand coffre, avec à l’intérieur un ensemble de bijoux anciens, possédant néanmoins une valeur suffisamment importante pour que le Receleur fasse part de la demande d’un client au maître de Morrigan. Cette dernière s’était préparée, avec une tenue confortable aux teintes noires et grises, ainsi que d’une veste à capuche de cuir noir. Un foulard sombre relativement ample lui recouvrait le cou, et ses bottines de cuir présentaient une usure attestant d’une certaine souplesse du cuir. Tout en écoutant les commentaires du Receleur, elle se construisait un plan mental de la situation. C’était l’une des choses que lui avait fait faire son maître, travailler sa réflexion rapide. Cela lui permettait de mieux évaluer l’intérêt d’une mission, mais pouvait aussi aider lors d’un imprévu. Alors, calmement, elle faisait marcher ses méninges. Il y avait deux difficultés : tout d’abord, la maison ciblée donnait sur une rue fréquentée, plutôt large. Ensuite, plutôt que de payer des suppléments auprès des employés de maison, les propriétaires avaient eu l’idée de mettre dans le grenier de nombreuses cages, toutes occupées par des oiseaux. Au moindre mouvement, ceux-ci donnait l’alerte. Il lui fallait donc réfléchir à deux choses : comment accéder à la maison, et comment pour limiter au maximum les bruits et les mouvements. Passer par les cours arrière serait plus long, mais faisable. D’autant plus que les toits étaient bien connus pour être les voies des voleurs, il fallait se méfier des patrouilles de gardes et des gens présents dans les habitations. Mais c’était tout à fait faisable. Quant aux oiseaux… Elle n’avait pas de solution autre que de redoubler de patience et d’attention, une fois sur place. Une fois entrée dans le grenier, il lui faudrait aussi trouver un point de sortie en cas d’échec.

Assurant la tenue de son grappin, de sa dague et sa petite sacoche, elle se mit en route, après avoir salué son maître d’un bref signe de la tête. S’aidant de caisses, et de prises dans le mur, elle s’éleva sur les toits avec une légèreté de chat, et s’y accroupit pour estimer la distance à parcourir. Les quartiers chics ne se trouvaient pas si loin que ça, depuis les toits… Morrigan glissa un doigt dans le foulard, et le fit remonter sur son visage, ne laissant visibles que ses yeux, avant de se mettre en route. Des sauts de toit en toit, passages plus lents le long des façades, le tout en étant cachée par une nuit sans lune. La nuit idéale pour travailler, et un sentiment de liberté l’envahit un bref instant. L’enfant se glissa sur le coin d’une terrasse, et y vit un garde privé, devant une porte-fenêtre depuis laquelle émanait de la lumière. Morrigan fit la grimace, optant pour une attente de quelques minutes, afin de voir s’il bougerait ou non. Elle n’osa pas trop le fixer, de peur qu’il ne se sente observé, et se concentra sur le rayon de lumière qui lui éclairait le dos. Au bout de trois minutes, il ne montra toujours pas de signes de mouvements, et Morrigan se mit à observer son environnement, afin de contourner l’obstacle. Il y avait bien un moyen, mais elle devait redescendre plus bas et utiliser les rebords de la façade pour se déplacer le long du mur, ce qui risquait de lui fatiguer les bras. N’ayant pas vraiment le choix, elle se mit à la tâche, en assurant bien sa prise et en bougeant sans précipitation. A mi-chemin, elle sentit la fatigue se faire sentir sur ses bras et ses épaules, et se contenta de serrer les dents. De se concentrer sur le point à atteindre. Après ça, elle aurait un peu de temps pour se reposer.

Après quelques détours dus à la présence de gardes ou de lumières allumées risquant de la révéler, elle se trouva enfin sur le toit de la maison ciblée. Se remémorant ses priorités, la première chose fut de repérer une issue, dans le toit de préférence. Par chance, il y en avait deux, à chaque extrémité du toit, encadrant une baie vitrée fixe. Morrigan s’avança sur le toit, s’accroupissant légèrement dans le but de mieux assurer son équilibre sur les tuiles. Une nouvelle grimace vint tordre se visage, lorsqu’elle constata que les deux ouvertures dans le toit s’ouvraient de l’intérieur. En revanche, il y avait une fenêtre qui donnait sur un couloir, l’ombre d’une porte vaguement visible dans la pénombre. C’était donc par là qu’elle passerait. Se retrouvant plus bas, elle fit délicatement glisser la dague entre les deux châssis de la fenêtre, et débloqua le loquet intérieur. Les battants s’ouvrir devant elle, et elle se glissa à l’intérieur. Après une rapide réflexion, elle ferma doucement la fenêtre, avant de s’attaquer au verrou de la porte. En quelques gestes précis et délicats, elle parvint à soulever chaque point de pression de la serrure, qui céda dans un clic discret. La porte s’ouvrit sur une multitude de cages, aléatoirement accrochées aux poutres du grenier, et l’enfant ne pu s’empêcher de penser que ça devait être une véritable aventure, lorsque la dame de la maison voulait sa parure. Morrigan soigna chaque pas, accroupie au maximum, et contrôlant ses gestes pour qu’ils soient aussi lents et calculés que possible. Elle navigua progressivement jusqu’au coffre-fort, qui se trouvait au fond de la pièce. La sueur perla son front lors de sa traversée, et elle ne se releva qu’en s’approchant de l’une des ouvertures, afin de l’ouvrir pour se faire une avance. Ensuite, elle retourna vers le coffre, toujours discrètement, et entreprit d’en crocheter la serrure. Celle-ci se montrait plus complexe que celle de la porte, et Morrigan se montra d’autant plus attentive qu’elle ne préférait pas y laisser ses outils de crochetage. Lorsque la serrure céda, elle se rendit compte qu’elle avait retenu son souffle pendant une majeure partie du crochetage, et prit le temps de respirer profondément, avant de s’emparer des bijoux convoités. Elle prit garde à bien garder les parties faites de pierres précieuses dans le creux de sa main, afin de ne pas effaroucher les oiseaux en cage à cause d’un éclat mal venu. Une fois les objets bien à l’abri dans sa sacoche, elle referma le coffre et se dirigea vers la sortie.

Morrigan attrapa le bord de la fenêtre, et s’élança sur le toit. Le mouvement brusque de ses jambes effraya cependant les oiseaux, qui s’agitèrent brusquement dans une véritable cacophonie. Jurant dans son foulard, elle referma plus brusquement que voulu la fenêtre, et prit la fuite. Elle courut, courut encore, passant d’un toit à l’autre, n’hésitant pas à s’élancer dans le vide au-dessus des ruelles… Une fois une distance qu’elle estimait raisonnable, elle ralentit le rythme et tapota sa sacoche avec satisfaction, puis se dirigea vers la « boutique » du Receleur. L’adrénaline lui donnait un étrangement sentiment, quelque chose de grisant.

* * *

Morrigan avait dix-huit ans, et courait sur les toits, comme si sa vie en dépendait. A la différence que cette fois-ci, c’était réellement le cas. Son maître et elle avaient pris l’habitude de travailler à deux, et leur entreprise s’était montrée particulièrement rentable, jusqu’à cette nuit-là du moins. Ils sévissaient dans un manoir, alors même qu’une fête y avait lieu. Seulement ils n’avaient pas compté sur le fait que le nombre de gardes soit augmenté à la dernière minute, et y étaient allés au lieu d’annuler la mission et d’en discuter avec le Receleur. Tout s’était bien déroulé, jusqu’au moment de repartir. Alors, le Maître avait poussé Morrigan en arrière, lui ordonnant de s’enfuir en premier.

Ce fut le dernier ordre qu’il lui donna.

* * *

Morrigan avait vingt-six ans, et ne s’était plus associée à personne depuis l’arrestation et la disparition de son maître. Habituée à travailler seule, elle avait cependant été inspirée par les oiseaux de sa première mission, et avait apprivoisé deux corbeaux, Huginn et Muninn. Ils étaient devenus ses principaux compagnons, et ils travaillaient à trois sur les missions que la jeune femme recevait. Elle se surprenait parfois à regarder sa ville, Windtora, du même œil critique que son maître. Une belle et opulente cité, à en croire les témoignages de ses habitants. Comme c’était facile, d’ignorer les quartiers plus… Populaires, et leur faune louche. Et plus les richesses de la ville se faisaient importantes, plus cette faune grandissait en parallèle.

Morrigan en faisait partie, elle était l’une des ombres de cette ville. Ils avaient peut-être arrêté son maître, mais trancher une tête à la bête nommée Voleur n’empêcherait pas une nouvelle de repousser à la place. Depuis quelques temps, cependant, quelque chose était étrange. Elle sentait le changement, la tension nouvelle qui montait. Et parfois, dans un coin de sa tête, son maître apparaissait.

Les ombres devenaient plus dangereuses, et la vie rattrapait progressivement Morrigan.



Bonjour ! Mon pseudo est Fran/Nana (mais vous pouvez utiliser Morrigan ou Morri) et je n’ai pas d’âge (haha !). Dans la vie, je suis en fin de Master en Restauration du Patrimoine, et j'aime lire, écrire, dessiner, jouer aux jeux vidéo et être avec les chevaux. Pour information, j'ai trouvé le forum grâce à un top-site, je me souviens plus du quel. Avant de finir, je voudrais m'excuser pour la longueur de la fiche.
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Dim 31 Jan - 19:03
Bienvenue !! :D
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Dim 31 Jan - 21:30
glkegheh ♥
Bonjour et bienvenue ♥
Je lis ça ce soir et je te tiens au courant s'il y a des modifs à faire !
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• • I AM GOD • •

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Dim 31 Jan - 21:33
Merci à vous deux pour l'accueil ~

Han oui, j'ai l'impression de l'avoir fait OP, donc je m'attends à des modifs potentielles haha!
Endorien.ne
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Endorien.ne




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Dim 31 Jan - 22:14
Bon c'est parfait, je te valide rang B !
Admin
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• • I AM GOD • •

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Dim 31 Jan - 22:25
Re bienvenue à toi ^^
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