Nu dans la glace. pv/ Isildëis

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Ven 25 Déc - 15:26

Nu dans la glace



Debout sur une butte enneigée, elle scrutait de ses prunelles d'or l'horizon où venait de disparaître l'oiseau majestueux aux plumes mêlant le brun au blanc. La louve venait de laisser partir Alatax en direction du village planté au creux des Montagnes Rocheuses, celui où se trouvait Rem. Cirilla avait au final décidé de le tenir au courant, de lui envoyer régulièrement des lettres afin qu'il ne se sente ni seul, ni abandonné. Aussi, cela lui faisait repenser à la jeune femme qui était censée venir la rencontrer ici, dans ce froid, ce gel, cet endroit aussi dangereux que superbe. Cirilla se détourna finalement de l'étendue vide et sauta de son pseudo-perchoir, avançant d'un pas tranquille en direction du camp de fortune qu'elle avait élevé peu de temps après les divers événements qu'il y avait eu dernièrement. Beaucoup trop à son goût, sa vie avait soudainement été chamboulée dans tous les sens et la louve avait besoin de souffler un peu, de s'y retrouver dans tout ça. De plus, cet immense lac complètement gelé était l'endroit idéal pour avoir une paix intégrale. Qui viendrait la chercher par-ici ? Certes, la Crocs-de-Sang aurait tout aussi bien pu aller embêter Takakage et s'incruster afin d'y passer un peu de temps, dans son immense demeure. Seulement, la jeune femme désirait rester un peu plus longtemps sur les Terres du Clan de l'Eau.

Cirilla prit tranquillement place sur une large peau d'ours qu'elle avait étendue dans la neige, non loin de la tente de peaux qu'elle avait élevé. Le petit campement était bien sympathique, une grande tente de peaux, une large peau d'ours étendue sur le côté, un feu qui dévorait consciencieusement le bois qui le nourrissait, une broche tendue au-dessus où de la viande cuisait tranquillement. Nabym également était là. L'impétueuse Licorne Noire aux prunelles rubescentes fouillait la poudreuse immaculée à la recherche de quelques brins d'herbes, renâclant de temps à autre d'agacement. Cirilla, habillée de son habituelle tenue de cuir, un pantalon, de hautes bottes, un corset et des gants. Elle avait également enfilé une large cape noire doublée de fourrure, une capuche tombant dans son dos. Cela en plus de sa chaleur naturelle lupine, elle n'avait aucunement froid en dépit de la petite fumée blanchâtre s'échappant d'entre ses lèvres à chaque respiration.

La fille de la Nuit devait attendre. Attendre l'autre demoiselle censée venir la retrouver dans le coin. Cirilla avait prit soin de se mettre non loin du Lac des Glaces mais pas non plus dessus, le campement était élevé dans la poudreuse, contre quelques arbres aux troncs fins et aux branches recouvertes de neige. Cirilla fouilla d'une main dans son sac, récupérant son carnet Bestiaire où elle avait depuis le début de ses expéditions avec feu Istovar, répertorié chaque monstre rencontré. Patientant, elle observait les pages une par une, les tournant de quelques doigts, assise en tailleur sur la peau d'ours, la tête penchée vers son carnet. La demoiselle se souvenait alors d'Indilis, cette-dernière l'avait grandement aidé à amélioré son style de dessin. Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme balafré, un instant, elle se remémorait ses péripéties avec Indilis. Elles en avaient vu, des choses atypiques ! Rencontrés des êtres plus vils les uns que les autres, des créatures perfides, des objets superbes. Pourtant, cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus de nouvelles d'elle. Alors, aider sa famille à la dénicher, ce ne serait pas plus mal. Peut-être arriveraient-ils à mettre la main sur elle ?


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Lun 28 Déc - 13:37
Après tout ces échecs intolérables, ces déceptions vaines et intenables, il s'agissait d'une chance inespérée. D'une fortune insolente! D'un miracle presque inavouable qui s'annonçait dans ce sombre tableau. Mon corps tout entier tremblait et trépignait d'impatience. J'étais avide d'arriver à bon port, de rencontrer cette jeune femme dont mon frère mentionnait dans sa dernière lettre. J'avais encore du mal à m'en remettre. De manière fortuite, l'une des connaissance de ma soeur avait contacté Thanor, mon ainé, qui sans attendre m'avait porté la nouvelle en concluant d'un point de rencontre avec la jeune intéressée. Depuis, j'accourrais fiévreusement sur ma monture gris-fer. Droite, hargneuse et fière, telle une tornade guidée par la grâce des vents, je me sentais comme poussée par un souffle glacé vers ma destination avec une vigueur renouvelée.

Cyrilla. Ce nom ne m'était pas inconnu, il me semblait l'avoir aperçu à plusieurs reprises dans les correspondances échangées avec Indilis. Néanmoins, je n'avais pas eu l'occasion de relire ces lignes afin de me remémorer ce qu'elle racontait à son sujet. D'ailleurs avec le recul, j'avais l'étrange impression qu'Indilis me confiait peu de détail sur ses entreprises passées. Mais sans doute était-ce mon état suspicieux qui s'exprimait davantage que ma raison. Oui, probablement. Toutefois, j'avais souvenance qu'elles étaient restées en contact pendant un bon moment. Y avait-il une histoire au sujet d'une cicatrice sur son visage? Il me semblait qu'Indilis m'avait écrit quelque chose à ce sujet  ..." pourtant avilissante, cette trace n'altérait en rien les charmes et l'harmonie de son visage." Enfin ... c'était moins pathos de la manière dont elle l'avait formulé, mais l'idée était là. Je crois. Ou confondais-je avec une autre personne qui en portait effectivement une? Peut être. Dans une heure, j'en aurais le coeur net.

Aussi, Thanor ne me parlait pas des détails de sa correspondance avec la dénommée Cyrilla. Je savais néanmoins qu'elle ne l'avait pas vu depuis un certain moment, était-ce cela  qui l'avait décidé d'envoyer une missive à Windtora? Quant à moi, je portais en cette rencontre de nombreux espoirs. Je ressentais un besoin irrépressible de réponses, d'idées ou d'indices sur ce qui aurait pu advenir de ma soeur. Que savait-elle qui m'étais méconnu ou inconnu? Aurait-elle quelques pistes sur la teneur de son sort? Peut être ne les auraient-elles pas? Peut être ne savait-elle rien? Secrètement, j'étais terrifiée par la perspective de repartir les mains vides. A défaut d'obtenir des réponses, je détenais néanmoins le vif espoir de débusquer une âme supplémentaire susceptible de m'épauler dans ma quête. Au moins, pour le moment.

A cheval sur le jeune Temaki, j'avançais d'une allure soutenue. J'étais essoufflée, presque à bout de souffle, ma monture aussi. Néanmoins, je nous forçais à préserver notre vitesse et notre endurance. Particulièrement pressée, j'avais hâte d'arriver à bon port, néanmoins, c'était sans compter l'épaisseur de cette poudreuse infâme qui nous avait ralenti. Plus tôt, j'avais emprunté un étroit chemin de montagne avec la vive intention de couper au travers de son flanc, désireuse de gagner du temps quitte à mourir prématurément ensevelie sous un amas de neige instable. Sans surprise, une telle folie n'avait guère facilité mon ascension. Toutefois, n'ayant encore jamais exploré ces recoins du monde, j'avais estimé un temps plus long pour atteindre ce petit plateau, ou ne serait-ce pour y poser mon regard. J'étais ainsi arrivé assez vite, ou plus vite que prévu. Un tel miracle était imputé au temps que j'avais emprunté pour m'arrêter dans une bourgade au sein de laquelle, j'avais déniché une carte relativement jeune des environs. D'ailleurs, si le vendeur ne m'avait pas fait perdre patience en tentant de m'escroquer ce parchemin à prix d'or, je serais arrivée bien avant. Aussi, Temaki paraissait moins nerveux, moins terrifié depuis quelques jours. Il n'était pas pour autant devenu vaillant, mais peut être avait-il finalement pris l'habitude de sillonner des territoires inconnus sans renâcler ou reculer de peur devant la moindre étrangeté, aussi commune, anodine et inoffensive soit-elle.

Depuis quelques heures, je suivais du regard le col d'une montagne, cherchant le chemin le plus court afin d'atteindre le lac que je devinais se situer à son pied. Il ne me fallut que peu de temps supplémentaire pour rejoindre le temps de rendez-vous. J'avais abord aperçu une fumée au loin. Légère, évanescente et presque imperceptible, il m'avait fallut une certaine attention de me convaincre de son existence. Puis, j'avais au loin perçu l'ombre d'une sorte de petite bâtisse en toile qui se précisa alors que ma distance avec cette dernière diminuait à chaque foulée. Ce ne fut qu'à portée de voix que je pu distinguer une silhouette féminine malgré l'épaisse cape qui la recouvrait. S'agissait-elle de la jeune femme dont on m'avait parlé? Mes amandes plissées sur cette dernière, je traversai à vive allure les derniers mètres qui nous séparaient, puis à portée de voix, je commençais à peine à ralentir. Lorsque ma voix s'éleva, Temaki avançait encore dans un petit trot en longeant le camp de la jeune femme.

- Cyrilla Croc-de-Sang?

Je forçais ma monture à ralentir l'allure davantage, marchant presque au pas afin de dévisager son visage tentant de deviner s'il s'agissait de la personne dont ma soeur avait tant fait mention dans ses lettres. Ce ne fut qu'après avoir observé la marque rougeâtre ornant son visage que mon expression, après une légère curiosité, finit par se détendre. Je descendis de mon cheval une fois qu'elle eu répondu à mon interrogation, la neige craquant sous mes pieds sous la moindre pression de pression de mon poids. Très rapidement, je tournais le dos à la demoiselle le temps de desserrer les sangles de la selle et de relâcher les rênes. Malgré son caractère impressionnable, l'animal savait être sage et obéissant lorsqu'il n'y avait rien pour l'effrayer.

- Isildëis Elessar, je suis la soeur d'Indilis. Ravie de vous rencontrer.

Disant cela, un légère brume s'échappa de mes lèvres, reprenant ma respiration après ma cavale forcenée dans la montagne. Fatiguée et essoufflée, j'étais néanmoins trop impatiente pour m'occuper de tels détails. Je tendis ainsi ma main vers la demoiselle afin de conclure cette rencontre, en esquissant un léger sourire amical en avisant ses éclats dorés. Puis sans attendre, je poursuivis avec sérieux et gravité, observant méticuleusement la Croc-de-Sang:

- Pardonnez moi de me montrer aussi directe, mais je suis pressée par le temps. A quand remonte la dernière fois que vous avez vu ma soeur?


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Mar 29 Déc - 21:18

Nu dans la glace


En voyant la silhouette se découper dans l'horizon, Cirilla se redressa doucement, méfiante. Parce que cela pouvait être la dénommée Isildëis autant qu'un assassin ou un sbire des Crocs-de-Sang. Ainsi, la jeune femme balafrée fut rassurée à la vue d'une jeune femme à la crinière immaculée. Une jeune femme collant parfaitement à la description qui lui avait été faîte, Cirilla se permit alors d'enlever sa lourde capuche doublée de fourrure, présentant son visage à son homologue. La louve hocha simplement sa tête au questionnement de la demoiselle, un fin sourire mutin ornant ses doucereuses lèvres rosées alors qu'elle joignait sa main à celle d'Isildëis. La jeune femme à la chevelure ébène écouta les brèves paroles de son interlocutrice, la mine à présent dépourvue de sourire ou de quelconques émotions, comprenant amplement le sentiment agitant la sœur d'Indilis. Cependant, en dépit de l'agitation de la nouvelle venue, Cirilla ne comptait pas passer outre la fatigue qui devait la tarauder, s'il n'était pas dans la nature profonde de la louve de prendre soin d'autrui et des inconnus, cela était cependant inscrit dans son métier de Rôdeuse. Protéger les autres face aux créatures, ce n'était pas que cela. Istovar le lui avait assez répété pour que cela rentre dans son crâne. Ainsi, Cirilla se déporta légèrement sur le côté et tendit son bras droit, présentant de sa fine main tendue son campement provisoire, la peau d'ours étendue ainsi que le bois craquant sous les flammes.

« Je vais vous répondre, soyez-en sûr. Cependant, asseyons-nous, nous serons plus à l'aise. Je dois bien avoir quelque chose de chaud à boire, si vous le désirez. Même de la nourriture, vous n'avez qu'à demander. », souffla la louve avec un certain détachement naturel, retournant sur la peau d'ours étendue à même la neige, vérifiant un instant la cuisson de sa viande sur la broche de fortune présente au dessus des flammes ondulantes. Ciri hocha légèrement sa tête puis glissa de nouveau ses prunelles d'or sur Isildëis, se remémorant en même temps la dernière fois qu'elle avait pu voir la sœur de la dame à la chevelure de neige. Elles s'étaient séparées après une sacrée altercation, Ciri avait parvenu à tirer Indilis du pétrin en manquant d'en pâtir de son côté, cependant, elle avait été assuré que sa compagne de mauvaise fortune soit en sécurité. Si la jeune Rôdeuse désirait aider la famille Elessar, c'était bien parce qu'elle s'était prise d'amitié pour Indilis, entre amusement, aventures plus loufoques et dangereuses les unes que les autres, rencontres douteuses, expéditions pour chercher des objets de rumeur parfois introuvables. Elles en avaient fait du chemin et la louve se souvient avoir maintes fois servit de "chien de garde" lors des longues épopées sur les routes. Cirilla reposa ses orbes d'or sur l'énorme morceau de viande embroché, attrapant les extrémités afin de le retirer d'au-dessus du feu, l'enlevant du bâton afin de le déposer sur un tissu. Délaissant le paquet aux côtés de ce qui semblait s'apparenter à une théière et de plusieurs bols. Une fois ceci-fait, elle se laissa choir sur le sol, s'asseyant en tailleur, déposant ses mains sur ses cuisses.

« J'ai vu pour la dernière fois votre sœur dans un bar au sein du Clan de la Terre, nous étions dans un petit village loin de la capital. On fêtait la trouvaille d'un bel objet qu'elle conserva, je suppose qu'à cause de nos propos, nous nous sommes attirées les foudres de certains. Au final, les gardes sont intervenus et nous avons déguerpis. », un sourire à peine perceptible se modula sur les lèvres de Cirilla tandis qu'elle se souvenait un instant de la furieuse cavalcade. Si Indilis aurait préféré rester tenir tête aux gardes, la louve l'avait embarqué de force à sa suite, refusant qu'elles ne finissent derrière des barreaux. Par ailleurs, cela avait été plus par égoïsme : si elle se retrouvait en prison, la retrouver pour le Clan du Feu et sa meute, cela aurait été un jeu d'enfant. La jeune femme à la crinière sombre ferma ses prunelles et fit disparaître son petit sourire.

« Hm, ne vous inquiétez pas, elle n'a rien eu. J'ai attiré les gardes loin d'elle mais... après cela, je ne l'ai malheureusement plus revu. Cela doit bien faire... six mois ? Neuf ? Plus ? Malheureusement, je ne m'en souviens pas exactement. », déclara Cirilla en haussant à peine ses épaules, rouvrant ses mirettes afin de déceler le visage fin de son interlocutrice.

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Mar 5 Jan - 16:25
Une brise souleva quelques mèches de ma crinière aux teintes lunaires, alors que je suivais du regard la jeune femme qui se tenait devant moi. D'un geste, je les chassai sèchement puisqu'elles obstruaient ma vision et ma concentration s'en ressentait. Avec un léger sourire affable et aimable, j'hochai du minois lorsqu'elle me présenta son campement et la suivis sans autres artifices pour m'assoir en face d'elle sur sa peau d'ours, une fois qu'elle eu jeté un oeil sur ses préparations culinaires. Je n'avais pas particulièrement faim, du moins pour l'instant mon estomac demeurait silencieux. Néanmoins de par mon éducation quelque peu "élaborée" et riche en "bonne convenance", la bienséance m'incombait d'accepter sa proposition. Bien que je me doutais que mon interlocutrice ne m'en porterait certainement pas querelle et moi même n'étant pas particulièrement à cheval sur ce genre de cordialité apparentes et futiles, je lui répondis pourtant avec un petit sourire agréable qui dégrisa doucement mes pommettes de leur figure solennelle, espérant ainsi dissiper le poids de mon impatience:

- Maintenant que vous le dites, je ne refuserais pas une boisson chaude. Merci.

Après une brève introspection corporelle, je me rendis compte que mes doigts étaient légèrement engourdis malgré ma dernière chevauchée endiablée et l'épaisseur des gants en fourrures qui les préservaient du froid. Enlevant ces derniers pour les déposer sur le côté, m'emparant de l'un des bols et de la théière chaude, je laissai écouler doucement l'eau dans le fond du petit récipient. Au contact de l'air glacé, une fumée bouillonnante s'en échappa en se condensant en un léger nuage sous la pression de la température ambiante. D'un signe de tête et en élevant la théière à son intention, je lançai un regard interrogateur à la Croc-de-Sang, lui demandant par cette implicite manière, si elle en désirait, puis je reposai le contenant. Maintenant que je détenais la boisson chaude entre mes mains, j'y collais fermement mes extrémités froides, on ne peut plus ravie de m'ébouillanter les doigts.

Ses amandes d'ors closes, Cyrilla me détaillait sa dernière épopée avec Indilis. Il demeurait impératif de se l'avouer, j'étais assez intriguée par ce qu'elle me relatait. J'eus ainsi un petit air étonné, haussant le sourcil avec hauteur. Ma soeur? Cette ange de douceur, de bienveillance et de simplicité se serait attiser des ennuis? Avec la garde de surcroit ...  Vraiment? Une telle pensée était risible. Impensable et inenvisageable! Je m'imaginais guère mon Indilis se fourrer sciemment en de telles situations. Par ses seuls propos d'ailleurs! Certes parmi les esprits opiniâtres et entêtés, elle régnait en maître. Et au royaume du sens de la contradiction, elle agissait en reine. Toutefois, cela n'était guère familier venant d'elle, elle demeurait une femme de bonne famille après tout ... Non?  Peut être que la vie l'avait quelque peu endurcie? Quant à sa dernière phrase, la date demeurait imprécise et lointaine à mon gout. Persuadée de ne pouvoir rien en faire, une légère grimace de déception s'afficha sur mes traits avant de poursuivre avec spontanéité:

- Ce village, vous sauriez me le situer sur une carte? Qu'avait elle dit pour s'attiser les foudres de la garde? Y avait-il un rapport avec l'objet que vous mentionniez?

Jamais elle n'avait fait mention d'une telle altercation. Pourtant, je ne pouvais remettre en cause les propos de la jeune femme. Sans doute aurait-elle pu détenir d’innombrables raisons de me dissimuler la vérité, cependant, mon instinct doutait qu'elle puisse me mentir ainsi aussi délibérément. Après tout, c'était elle qui avait contacté mon frère, non? Portant alors la tasse à mes lèvres pour souffler doucement dessus, il y eu un bref silence lors duquel, je réfléchissais à la teneur de mes prochaines interrogations. Parmi toutes les questions qui me tourmentaient, il me fallait faire le tri de ce qui serait utile ou non. L'avantage de ne rien savoir, c'est que toutes informations mêmes futiles ou désuètes étaient intéressantes à entendre. C'est ainsi que je me hasardai à demander une once de curiosité se manifestant dans mon regard teinté de noir:

- Où elle avait l'habitude de se rendre? Hormis vous, y a t-il des personnes qu'elle côtoyait souvent susceptibles de m'aider?


HRP:
 

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Mar 12 Jan - 22:36

Nu dans la glace


Cirilla, elle, ne savait en rien de ce que pouvait bien penser la jeune femme devant elle de sa sœur. La louve avait toujours connu Indilis ainsi, un peu étrange, survoltée, ralliant grâce à ses belles paroles des êtres à sa cause, usant de son art et de ses talents pour transmettre ses messages. La louve écouta les paroles de son interlocutrice, venant glisser une main dans sa longue chevelure noire, grattant du bout des doigts son crâne, réfléchissant. Elle se souvenait clairement de cette folle aventure dans laquelle elle avait été entraîne plus ou moins malgré elle. Une aventure dans les profondeurs des marécages, dans la vase, au milieu des bêtes sifflantes et de l'humidité. Ils étaient au départ trois, jusqu'à que le seul homme du trio ne se fasse brusquement happer par une bestiole. Cirilla n'avait pas pu faire grand-chose, l'attaque avait été incroyablement rapide, un seul hurlement et plus rien. Elles avaient dû redoubler de vigilance avant de dénicher le fameux objet: un étrange parchemin auquel la louve n'avait rien comprit mais, la sœur de son interlocutrice avait semble folle de joie en le découvrant. Les inscriptions, les dessins, la Crocs-de-Sang n'en avait pas comprit le sens, écrit dans une autre langue, pas une des langues des créatures habitant Endora. Peut-être celle d'une race ancienne, encore plus ancienne qu'eux ? Ou simplement du draconique. Cirilla n'avait jamais comprit grand-chose au draconique. Istovar avait eut beau tenter de lui apprendre, cela n'était jamais rentré.

« Sur une carte, je ne pense pas. Cependant, je sais que nous avions prit le chemin depuis le Marécage et il se trouvait aux environs de la frontière du Clan de l'Eau et de la Terre, je serai capable de le retrouver... L'objet était un parchemin qu'elle semblait avoir comprit et elle ne cessait de s'en vanter à l'auberge. J'ai accentuer ses provocations, et tout avait dérapé bien vite. », fit Cirilla dans un rire amusé en se remémorant quelques passages de cette fameuse soirée. L'un des gardes avait incroyablement mal prit que la louve lui lui envoie son verre d'alcool en lui hurlant "Réflexe". Enfin, il en avait surtout assez de supporter les enfantillages de Cirilla qui l'avait choisit comme bouc émissaire pour la soirée. Ajoutons cela au fait qu'Indilis ne cessait de brandir sa trouvaille avec une fierté démesurée, narguant ouvertement les autres de l'auberge, en particulier les quelques gardes, sujet d'amusement principal chez la louve et l'autre jeune femme.

« Pour ce qui est de ses habitudes... Elle bougeait beaucoup et lorsque je la quittais, la retrouver était compliqué. Quoique... Je l'ai beaucoup côtoyé dans le Faubourg de Firewall lorsque je pouvais encore y aller... Parfois aux Quais d'Aquaris. Surtout dans des endroits où les riches ne grouillent pas. Des endroits peu réputés pour leur sécurité, vois-tu ? », la louve n'avait jamais vraiment eu peur de ces endroits. Après tout, elle savait se défendre, ses multiples lames camouflées dans sa tenue ou sous son manteau étaient rassurantes. Arracher une vie ne lui avait jamais vraiment causé de remords, en particulier lorsque c'était quelqu'un désireux de lui arracher la sienne. Cirilla eut un léger sourire en coin et récupéra à son tour sa tasse qu'elle avait préalablement tendu à Isildëis lorsqu'elle lui avait tendu la théière. A vrai dire, de part ses paroles, la louve ne se rendait pas vraiment compte qu'elle dressait là un portrait peut-être assez différent d'Indilis que celui qui trônait dans l'esprit de son interlocutrice. « Qui elle côtoyait... Bonne question.. Des artistes, des gens qu'elle enrôlait dans ses aventures loufoques, des êtres peu réputés pour avoir une bonne réputation. Cependant, même si je gardais un oeil sur eux, je ne leur ai jamais vraiment parlé, ce n'est pas comme s'ils m'intéressaient, hm. De ce côté là je m'excuse mais je ne peux te donner de noms.... Oh ! Si, attends, je me souviens d'un homme à Woodan qui créait des potions... spéciales. Laisse moi simplement le temps de me souvenir de son nom. », souffla la jeune femme en fermant ses orbes d'or, portant sa tasse à sa bouche afin de boire un peu du liquide brûlant, pensive. Quel était le nom de ce type ? Un Elfe pas purement Elfe qui, cependant, avait un certain don avec la magie et il créait des potions puissantes, poisons, hypnotiques et autres. Parfois, il les avait accompagné. « Marvoï il me semble. »

HRP: Dit moi si cela te vas! S'il faut changer quelque chose, MP ! :3

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Mer 2 Mar - 14:54
Il était agréable de constater que cette jeune demoiselle soit aussi proche de ma soeur. Il m'était intriguant de la voir sourire en songeant ainsi à elle. Mais notre Indilis avait ce don. De déplaire ou de plaire foncièrement, malgré ses innombrables défauts. Ainsi, je ne pu m'empêcher de prononcer un faible sourire en l'observant parler et se remémorer ses souvenirs en présence d'Indilis. A écouter la jeune femme, je détenais l'étrange impression que ma soeur entreprenait un peu ce qu'elle désirait, au jour le jour. Elle avait toujours eu cette tendance de princesse peste sur les bords. Néanmoins, le sentiment que cette légère attitude tendancieuse ne soit devenue une habitude me titillait la gorge d'une douceur amère. Enfin, cela lui avait toujours pendu au nez.

Qu'est ce que ma soeur pouvait bien fomenté avec ce foutu parchemin? Il ne devait guère s'agir d'une breloque sans importance pour qu'elle décide ouvertement de s'en vanter contre vent et marée ... Cette idée me laissait légèrement en suspens, me frottant d'une main la tempe tandis que je persistais en pleine introspection, laissant une gorgée d'eau chaude inonder mes lèvres puis ma gorge. Je doutais que l'histoire de ce parchemin m'aide ou me confère un quelconque indice sur la voie à entreprendre, c'était autant par curiosité que par espoir que je me renseignais sur ce dernier. En considérant que ma soeur devait avoir quelque peu changé depuis notre dernière rencontre, il m'était intrigant de comprendre ce qui se présentaient désormais comme ces nouveaux centres d'intérêts. Avec un peu de chance, me pencher sur ces nouveaux loisirs et activités pourraient très bien m'aider à rafraichir la piste.

- Que pouvez vous me dire sur ce parchemin? Son origine ou sa nature?

Lorsque la jeune Cyrilla énonça que ma soeur avait, de plus, pour lubie de côtoyer des personnes peu fréquentables, j'eu un léger froncement de sourcil mais rien d'inquiétant. J'acquiesçai sobrement à sa ponctuation en considérant qu'après tout j'avais moi même côtoyé de nombreuses auberges au sein desquelles il était aisé de rencontrer des âmes qui aurait été jugé comme du troisième type pour la petite nobliarde pleine de préjugé snobinards que j'étais. Néanmoins, de la à vouloir m'en faire comme comparse ... Mais soit, Indilis devait avoir ses raisons, je suppose. Aussi, j'étais curieuse d'en savoir davantage sur ce Marvoï, de connaitre le genre de potion qu'il créait et où je pouvais le trouver. Je fis ainsi part de ces questions à mon interlocutrice de manière succincte. Puis pensive, j'émis doucement ces deux syllabes, davantage pour moi même que pour alimenter la conversation.

- Je vois.

Il était d'ailleurs étrange qu'aucune mention des travaux d'enchantement de ma soeur ne soient fait mention. Dans ces lettres, il s'agissait de la majeur partie de ces activités quotidiennes lorsqu'elle se trouvait en ville. Ma tasse au bord des lèvres, je lui confessais mon ressentiment.:

- Pour tout vous avouer ... L'Indilis dont j'ai souvenir est tellement loin de celle que vous avez dû côtoyer. A l'origine, elle était partie de chez nous pour travailler de ville dans l'enchantement. Il lui arrivait parfois d'être rémunérée pour ce genre d'office? Mais d'ailleurs ... Mon frère vous a t-il expliqué les détails de sa disparition? Je ne sais pas s'il vous en a fait mention dans sa lettre. Je devais la rejoindre sur les Terre du Clan de l'Eau. Or, je n'ai retrouvé que sa monture. Puis, lorsque je m'en suis approchée ... Vous avez entendu?

Il me semblait avoir entendu une voix dans mon dos, ou un écho faiblard, instable et lointain. Je pivotai sur place, fronçant d'un sourcil puis plissai mes mirettes afin d'observer au loin dans la direction dont le son entraperçu semblait provenir. Sur le lac, il me semblait distinguer brièvement une silhouette. Je ne pouvais guère la détailler, bien qu'elle n'avait pas l'air foncièrement agressive vu d'ici.

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