La boue et ses vertus secrètes [Pv Dilio]

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Mar 15 Déc - 18:28

C'était intenable! Irrépressible et incontrôlable! Il fallait que je fasse quelque chose. Que ce soit irraisonné ou non, rationnel ou pas, il m'incombait d'agir. L'envie devenait trop forte. L'envie de revenir, de retourner vers les marécages. Pourtant je le savais, le résultat serait le même. Oui, probablement ... Deux jours s'étaient écoulés depuis que mon père m'avait répondu. Et presque une semaine depuis que la silhouette avait disparu dans ce bourbier infâme. Les rares traces de son passage devaient sans le moindre doute s'être dissipées. A quoi bon s'acharner, alors? Néanmoins, ce sentiment oppressant me dépassait. C'était obsessionnel!

Qu'est ce qui m'avait retenu? Je ne savais pas vraiment. J'avais soudainement perçu cette aura étrange, mielleuse et angoissante qui émanait des profondeurs du marais. Progressivement, j'avais comme perdu mes moyens. Bref, j'avais paniqué. Enfin bien-sur que non. Mais quand même, cela ne se reproduira plus!  De toute manière, ce lieu puait la mort. Puis, ma monture aussi avait pinaillé une fois rentrée dedans. Elle s'était embourbée. Et l'autre scélérat avait filé. Et puis, la nuit tombait. Alors me paumer dans un bourbier sombre, accidenté et malsain, non merci. J'avais beau être une tête brulée, je savais tout de même me montrer prudente.

Je me revoyais poursuivre à vivre allure ce lascar. Cette racaille, ce pendard, ce pernicieux petit couard! Le perdre, puis longer désespérément le pourtour du marais tandis qu'un profond sentiment d'angoisse montait du tréfonds de mes tripes pour se nouer dans ma gorge avec tant de faste qu'un gout acre et amer titillait mes lèvres. Par simple frayeur, je venais de perdre ma soeur. Pourquoi? Mais pourquoi n'avais je pas persévérer? Qu'est ce qui m'avait pris? J'étais furieuse. Contre cette canaille, le monde entier et moi même. Puis contre ma soeur aussi, tient! Mais quelle idée de merde. Elle aurait pas pu se comporter comme tout bon nobliaux en mal d'aventure? S'acheter une carte souvenir puis repartir?

J'étais assise à la table d'une auberge, non loin du-dit marais. Regardant autour de moi, je me demandais si parmi les personnes attablées certaines connaissaient les lieux. L'une d'elles sauraient-elle me guider à travers cette tourbière infeste? Il me fallait quelqu'un ayant quelques connaissances ou pratiques dans le pistage aussi ... J'avais beau savoir me défendre, le pistage n'était pas vraiment mon fort. Surtout, une bonne semaine après ... Je secouais ma tête pour revenir à la correspondance de ma soeur envoyée par mon frère à ma demande. J'avais passé la demie journée à relire ce que ces lignes relataient, à annoter les personnes puis les lieux qu'elle avait côtoyé. Il fallait que je trouve ces personnes, peut être avaient ils eu vent de quelques histoires dans lesquelles ma soeur aurait pu tremper? Ou peut être pas ...

Dans la courte missive de mon frère, ce dernier me confessait qu'il doutait que mon agresseur détienne un réel rapport avec notre soeur. Le poignard orné qu'il m'avait envoyé pouvait détenir de nombreuses significations. Peut être s'agissait-il d'un simple voleur avide de s'emparer d'une monture isolée? Pourquoi la blesser dans ce cas? Mon frère stipulait qu'il était pas improbable que j'en incarnais la cible d'origine, mais raté de peu. Je ne voulais y croire. Ce n'était pas le sentiment que je détenais. Certes, j'avais eu la ferme impression qu'il avait été lancé de manière intentionnel, qu'il n'était pas innocent mais surtout qu'il y avait un sens. Néanmoins, hormis mon sentiment, rien ne le prouvait. Selon Thanor, il était plus probable qu'Indilis se soit attirée des ennuis par des bandits de mauvaise fortune. D'ailleurs, Père espérait toujours recevoir une demande de rançon à son égard, elle appartenait à une famille noble et prospère après tout. Il y avait son pesant d'or à se faire dans cette histoire. Peut être vivait-elle toujours, ou non. Là dessus, je refusais de me forger un avis.

Enfin, sa lettre se finissait en tentant de me convaincre que la culpabilité et la colère m'avaient poussé à cette simpliste croyance. Sans doute avait-il raison, mais tant que j'y croyais dure comme fer, je ne rentrerais pas. De toute manière, il n'y avait que cette lettre pour me raisonner. J'étais seule et résolument obstinée. Ainsi, mon opiniâtreté se poursuivait et se poursuivrait. Cette perspective en tête, je m'étais levée de toute ma superbe pour me diriger avec détermination vers le tenancier de l'auberge, affairé à son comptoir de taverne. Je lui demandai s'il connaissait des personnes susceptibles me guider au travers du marais. Cette idée avait d'abord étonné ce dernier, puis non sans dissimuler un petit rire en me dévisageant, il me confia que parfois des types qui en revenaient, passaient par ici. Il termina sa phrase en me suggérant qu' il valait mieux éviter. Il y a pas mal de rumeurs bizarres qui trainent à propos des marécages. Alors, pour une petite dame comme vous ... Mon égo venait de se prendre une gifle effroyable. D'abord, je n'étais pas petite et en plus, je savais manier une épée. Le foudroyant du regard avec toute la puissance de ma condescendance, je lui tournai effrontément le dos les mains sur les hanches, m'éclaircis la gorge et lançai à la volée avec verve et assurance:

- Y a t-il parmi vous quelqu'un qui puisse me guider dans les marais? Je saurais le rémunérer grassement et je suis prête à lui offrir un verre en guise de bonne foi!


Suite à cela, plusieurs têtes ainsi que leur verre s'étaient levés, parfois par intérêt ou avidité, sinon par pure lubricité. Un groupe de quatre loustiques rabougris frappèrent sur la table avec entrain, m'invitant vigoureusement à rejoindre leur table. Dans mon dos, il me semblait distinguer un faible ricanement provenant sans le moindre doute du tenancier. Comprenant davantage leur erreur que ma méprise, ma main coupa l'air de manière sèche et nette. Je perdais patience. Je relevai alors la tête avec hauteur pour répondre froidement à mon auditoire, en les menaçant du poing:

- N'y songez même pas! Mon offre est sérieuse, je veux quelqu'un de compétent! Pas un poivrot boursoufflé.


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Jeu 17 Déc - 22:04
Comment peut-on appeler une journée comme celle-ci ? Ah oui, une journée bonne en affaire, le livre sur "Comment échapper à une attaque de bandit" s'était vendu à plus de 50 exemplaires. Le meilleur endroit où fêter cette réussite n'était pas loin. "L'auberge de la poule enragée" était connu pour organiser des concours très populaire dans la région, "celui qui se retient le plus de faire pipi", "le meilleur jongleur de tabouret" ou encore "le rot le plus long". L’intelligence de cet établissement devait être proche de zéro. Mais peu importe, Dilio allait chanter ce soir là, c'était son destin.

Muni d'une guitare, Dilio contait ses aventures devant ses fans heureux de pouvoir entendre une nouvelle histoire de leur voyageur préféré. Tout était vrai dans le moindre détail, les enfants avaient peur et les adultes riaient aux éclats, les temps étaient durs et un peu de bonheur ne faisait pas de mal. Dilio leva la main et demanda le silence pour sa prochaine histoire, sa chienne qui n’appréciait pas sa musique dormait sous une table loin de son maître.

- Attention les enfants, si vous voulez dormir ce soir n'écoutez pas cette aventure !

Dans les sombres marécages hantés !
Vit un monstre sans aucune pitié, qui dort depuis une éternité !

Si vous perturbez son sommeil !
Cette horrible bête se réveille, levez vos yeux vers le ciel !

Vous sentez le sol trembler !
Vous sentez votre cœur s’emballer, Vous sentez votre mort approcher !

Dans les sombres marécages hantés !
Vit un monstre sans aucune pitié, qui vous dévore pour l'éternité !


Cette histoire ne finissait pas sur une fin heureuse, l'atmosphère était glacial dans l'auberge, personne n'osait dire un mot, le temps était venu d’arrêter les histoires. Dilio avait l'art et la manière de changer l'ambiance en deux minutes mais il ne pensait pas devenir organisateur de fête, dommage il faisait tellement bien la transition fromage – dessert. Il posa sa guitare avant de saluer son public, un triomphe de plus pour le jeune marchand. La chienne de Dilio arriva devant son maître pour lui montrer quelque chose d'important, une femme criait dans une autre pièce. Elle cherchait un guide pour les marais, elle disait surtout qu'un verre serait offert à celui qui accepte. Encore une fois Dilio avait retenu la partie qui l’intéressait le plus, il hésita à lui adresser la parole mais Gretel lui mordit la main pour l'obliger à y aller. Il avança en se forçant à sourire pour donner une bonne impression, la première est toujours la bonne. C'était le genre de citation qu'il n'arrivait pas à respecter car au même moment un homme leva son verre beaucoup trop près de la tête de Dilio, un coup bien placé sur sa pauvre tête. Il trébucha sur le sol juste devant cette jolie créature, ça c'était de la première impression !

- Je connais les marais...
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Sam 19 Déc - 19:50
Tel un rempart désireux de paraitre impassible, j'ignorais les déboires honteux de mon scabreux auditoire. Mon regard furetait avec hauteur et espoir la salle en quête d'une âme susceptible d'accéder à ma requête. Mes prunelles noires se posèrent alors sur la silhouette d'un humain qui avançait vers le comptoir en compagnie d'un chien. Il me sembla le voir sourire timidement, mais au vu désastre de mon annonce, je l'assimilai pour l'un de ces poivrot supplémentaire qui s'inquiétait davantage du niveau de leur verre que de mon appel. Éprise par l'infortune, je me retournai alors vers le tenancier pour pester sombrement en serrant les dents, désireuse de dénicher une nouvelle solution à mon dilemme.

Dans mon dos, un groupe proche éclata de rire. J'eu un léger sursaut qui se manifesta par un haussement de sourcil. C'était indéniable, quelque chose venait de choir à mes pieds. Persuadée qu'un de ces tocards m'avait balancé l'un de leur broc en ferraille, cette perspective m'énerva. Pour qui ils me prenaient ces crasseux? La catin du coin? Hargneuse, je m'étais retournée d'une traite, prête à me saisir du projectile avec la vive intention de l'expédier fissa à son lourdaud d'expéditeur. Quitte à l'enfoncer dans le fin fond d'une gorge innocente avec toute le fiel dont j'étais affublée? Oui! Ils n'avaient donc aucun respect, ces canailles? Néanmoins lorsque mon regard s'abaissa, mes sourcils se froncèrent en dévisageant la silhouette affalée de l'homme que j'avais aperçu tantôt. Mon regard s'adoucit sous le poids de la curiosité lorsqu'il énonça ses prétentions. L'espoir renaissait! Pourtant, après un instant d'introspection, je lui répondis d'un ton dure et âpre:

- Debout.

Je le saisis au niveau de son épaule, m'agrippant d'une main au tissu de ses vêtements pour l’inciter à se relever, puis à poser son postérieur sur une chaise de comptoir. Ceci fait, je fis de même et commençai sans vergogne à le dévisager avec attention. Surtout pas de précipitation. Garder son calme était impératif. Il ne fallait tout de même pas se faire avoir par un tocard qui voulait juste remplir sa panse graisseuse d'un verre supplémentaire. J'esquissai alors un petit sourire mielleux à l'inconnu, puis sans le quitter du regard, je glissai au tavernier:

- Un verre pour ce monsieur. Ainsi qu' ... qu'un bol d'eau pour son compagnon.

Lorsque la boisson fut servie, j'attrapai d'un geste vif le verre pour le ramener vers moi, mon rictus mesquin disparaissant subitement. Ma paume de main crispée à son rebord avec l'autorité et la suprématie d'une reine, mes prunelles noires fixèrent avec inquisition et froideur l'inconnu. Sans perdre de temps, je me penchai doucement vers l'intéressé et proférai ma première menace:

- Ne me faites pas perdre mon temps.

C'était un sacré gringalet, tout maigrichon qu'il était. Néanmoins, ses frusques terreuses ainsi que leur état relativement usagées, me laissaient croire qu'il y avait peut être une once de sincérité dans ce qu'il m'avait proféré. Malgré la défiance et l'austérité que je m'évertuai à afficher, je l'espérais profondément. Je me redressais pour m'adosser avec aisance au meuble.

- Il y a quelques jours, un type m'a accosté en poignardant une monture qui m'appartenait. Ce pendard a fui dans les marais avant que je puisse l'attraper. J'ai besoin de quelqu'un qui puisse m'aider à retrouver ce lâche. Alors ... Que savez vous des marais? Qu'est ce qui vous fait penser que vous pourriez m'aider? Vous seriez capable de retrouver la piste de ce fuyard?

Rapidement, je le détallais du regard, le jaugeant de bas en haut, mes mirettes sautant ici et là de mon interlocuteur à son animal. J'avais parlé plus doucement, mais la force de conviction qui émanait de mon timbre laissait transparaitre la sincérité et l'urgence de ma requête. D'ailleurs, pour un esprit détenant des nuances d'attention voir un minimum de psychologie, ce ton expliquait de manière implicite les raisons de la méfiance et de la suspicion que je présentais. Cette affaire était très importante à mes yeux.
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Lun 4 Jan - 23:41
*Dans quoi je me suis encore embarqué moi...*

Dilio était dans une drôle de situation, pour commencer il avait loupé sa présentation comme d'habitude. Sa chienne ne fut pas surprise de voir son maître tomber la tête la première juste devant cette femme étrange, elle saisit le jeune marchand sans trop de difficulté ce qui était effrayant. Impossible de fuir même en y mettant toute sa force, elle avait bien trop de poigne. Il était obligé de poser ses fesses sur une chaise de comptoir face à elle sans pouvoir dire un mot, il n'en avait pas l'intention de toute façon. En la regardant de plus près Dilio ne percevait pas de mal en elle bien au contraire elle souriait, un sourire forcé selon lui mais un sourie quand même. Il fallait rester sérieux face à une jeune femme en détresse, en détresse... n'importe quoi.

Elle exigea un verre pour Dilio et un bol d'eau pour Gretel, les deux amis se regardèrent heureux d'avoir une boisson gratuite. Elle attrapa son verre quelques secondes après avant de commencer les hostilités. Le jeune homme ne savait pas pourquoi mais il n'aimait pas le ton qu'elle avait employé juste après pris son verre. Elle ne voulait pas que Dilio lui fasse perdre son temps, suite à ça il avala sa salive. Si elle cherchait un guerrier la taverne était le mauvaise endroit surtout dans un si petit village. Il écouta tout de même ce qu'elle avait à dire. Elle attendait une réponse sérieuse et Dilio ne voulait pas la décevoir, il respira un grand coup.

*Elle veut aller dans les marais, et moi qui m'étais promis de ne pas y retourner. Mais c'est pour la bonne cause.*

-Votre histoire me touche mais les marais ne sont pas une partie de plaisir. Pour commencer si vous voulez survivre vous allez devoir m'écouter et me suivre sans me quitter des yeux, je ne suis pas un guerrier et ma chienne bien que courageuse ne peut pas venir à bout des monstres qui rôdent dans ses lieux. Je suis sur que vous avez des dons comme la magie, il ne faut en aucun cas les utiliser là-bas. Cette endroit grouille de créature qui ne sont même pas répertoriées dans les livres et qui sont attirées par la magie. Il va falloir y aller l'arme à la main et en silence, bien sur si le danger est trop grand j'ai ma petite invention.

Dilio sortit un objet ovale de la taille d'un œuf entièrement en métal, une petite mèche dépassait comme une bombe.

-Le bruit attire des nuisibles, quand ils sont trop gros voici mon arme secrète. Des ingénieurs nains utilisent des minerais rares qu'ils transforment en poudre, le résultat est bluffant mais la qualité reste à voir. Pour ma part j'utilise des cendres de dragon, j'ai eu un mal fou à m'en procurer mais le résultat est là. Mais je m'écarte du sujet, retrouver la trace de votre homme sera un jeu d'enfant pour Gretel. Son flair est sans aucun doute le meilleur d'Endora. Je connais certains lieux dans les marécages pour se réfugier, il n'y a que des bandits et des voleurs mais c'est sûrement dans ce genre d'endroit que vous trouverez des indices. Je vais être franc avec vous, il y a une chance sur mille que cet homme soit encore en vie.
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Jeu 21 Jan - 17:33
Il m'incombait d'être franche, soit cet homme m'était portée par la providence, soit il s'agissait d'un sacré comédien. Cette pensée à l'esprit, je concédais donc à lui offrir comme promis son verre, puisque de toute manière même s'il me mentait, son numéro en valait la peine. Ainsi, la pression exercée par mes doigts sur le verre se relâcha peu à peu avant de le faire glisser doucement vers l'inconnu. Pour la forme, j'affichai un factice regard suspicieux. Néanmoins, je pris le temps de considérer ses dires. J'étais partagée. Je savais manier l'épée. Néanmoins, son usage dépendaient foncièrement de mes capacités magiques pour me seconder. Ne pas pouvoir utiliser ces dernières allaient sincèrement m'amputer. Certes, j'avais appris à me battre sans, mais pas en situation réelle ... Par simple entêtement, allais je mettre en péril la vie de ce brave, celle de sa chienne ainsi que la mienne pour retrouver un sombre et sinistre vaurien? Dans le but unique d'assouvir mon envie aride et profonde?

Oui! Puisque malgré cette sombre perspective, je n'incarnais nullement un frêle jouvencelle! Bien que je ne possédais guère le talent de mon ainé, j'estimais dument savoir me défendre! De toute manière, je n'allais certainement pas me défiler à la première tentative de dissuasion. Ne serais-ce que par fierté!  Avec la hargne que la disparition de ma soeur et la frustration que mon inactivité engrangeaient depuis plusieurs jours, je me sentais apte à me battre à main nue s'il le fallait pour sortir de cette oisiveté insupportable. Avec assurance, mes amandes noires s'élevèrent vers les yeux de mon interlocuteur pour affirmer sur un ton altier:


- N'ayez crainte, je saurais suivre vos directives à lettre et bien que ne pas pouvoir user de magie me chagrine, mon épée saura se montrer persuasive. Quant à notre homme, mort ou vif cela m'importe peu. Je saurais me contenter d'une dépouille!


Ma voix se fit plus ferme sur cette dernière phrase. Rapidement, je le détallais du regard, le jaugeant de bas en haut, mes mirettes sautant ici et là de mon interlocuteur à son animal, tout en étant en plein introspection. En vérité, je ne savais guère ce que j'espérais trouver là-bas. Toutefois, je ressentais le besoin, la nécessité absolue de savoir si je pouvais en tirer quelque chose. Il le fallait! C'était impératif! Qu'importe si cette expédition ne menait à rien. Il fallait que je sache. D'ailleurs rien, c'était peut être mieux. Non? Honnêtement, je doutais de nos chances de retrouver la silhouette en question dont je n'avais guère aperçu le visage. Cette idée m'agaçait. Néanmoins, j'espérais toujours tomber sur sa monture qui peut être pourrait m'indiquer un voie à suivre?


- Si cela vous conviens et que vous n'avez rien d'autres à rajouter, je vous conseille d'avaler le fond de votre verre d'une traite, car vous êtes engagés! Je vous dédommagerais une fois sorti des marais. J'ai une monture qui m'attend dehors, et vous?
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Ven 12 Fév - 14:27
*Moi qui voulait lui faire peur c'est raté, j'ai l'impression d'avoir fait tout le contraire... Je suis mal barré en plus si je veux m'enfuir elle va sûrement me tuer ou pire encore...*


Il fallait reconnaître que Dilio était un sacré comédien, même si ses informations semblaient vraies pour mentir ou dire la vérité il n’hésitait pas à jouer un rôle. Si quelque chose devait arriver durant cette aventures il serait le premier à se cacher ou faire preuve de courage mais c'est une chose qui arrive très rarement, enfin sauf si il y a de l'argent à la clé. Gretel attendait avec impatience le départ, les marécages regorgeaient des pires créatures qui soient mais aussi de petites bêtes appétissantes pour cette chienne courageuse. D'habitude elle détestait qu'une autre personne du sexe opposé parle à son maître, peut être par jalousie qui sait ? Elle s'empressa de finir sa gamelle d'eau et de s'étirer pour s'en aller de cette auberge le plus vite possible, l'odeur d'urine et de bière n'était pas des plus agréable. Elle mordit la cape de Dilio pour l'obliger à se lever. Prêt ou pas prêt le jeune marchand devait l'être.


-Gretel je n'ai pas encore fini mon verre, je sais que les marécages ne te font pas peur mais ce n'est pas le cas de tout le monde.


La chienne bouda dans son coin voyant que son maître avait peur de repartir dans les marécages, quand à Dilio il écoutait sans couper la parole la jeune femme. Au moins elle savait ce qu'elle voulait un homme mort ou vif, le taux de survie dans ce genre de territoire était très faible. Pour tout dire il espérait que l'homme soit mort pour éviter d'autre problème mais si cet imbécile avait galopé en direction des marécages c'est qu'il savait où aller. Dilio essaya de ne pas stresser mais quand quelqu'un vous parle de dépouille... Du courage que diable. Le jeune homme avait déjà vu un dragon plus prêt que n'importe qui et il savait mieux que personne comment survivre sur les terres d'Endora. Fuir était aussi une forme de courage il ne faudrait pas l'oublier.


- Non je ne possède pas de monture, nous voyageons à pied. Ne vous inquiétez pas pour moi je cours vite j'ai l'habitude.


Il attrapa son verre et but d'une traite son contenu en grimaçant, Gretel se redressa heureuse de voir Dilio se lever.


- Si vous voulez y aller c'est maintenant !
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