[Terminé] Rencontre sur les chapeaux de roues w/ Tsubaki

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Mar 20 Oct - 18:35


Un genou enfoncé dans la terre boueuse du lieu, la jeune femme observait tranquillement des traces de pas, quelques doigts de sa main droite posés sur les empreintes. Simplement un troupeau de licornes noires, Nabym semblait d'ailleurs avoir sentit quelques odeurs puisqu'elle s'agitait, oreilles dressées. La louve se redressa lentement, relevant son visage aux traits fins en direction de la cime des arbres étranges et peu agréables du marécage, guettant l'arrivée de son aigle. Ce-dernier était partit en reconnaissance depuis quelques minutes et n'était toujours pas revenu, avait-il trouvé quelque chose d'inquiétant ? Probable vu l'endroit où ils se trouvaient. Soupirant légèrement, Cirilla s'approcha de sa monture, déposant deux mains sur le dos musclé de la jument avant de se hisser dessus. Si Nabym n'avait ni selle ni bride, elle arborait des bandes de cuir sur les flancs qui servaient à retenir les vivres et les équipements de la Crocs-de-Sang, par ailleurs, les bandes de cuir retenaient également des têtes. Une tête de mort-vivant du côté gauche, une de broux du côté droit. Le cavalier et la monture se remirent en route à travers ledit dangereux marécage, domaine de Nabym et bien connu par la louve.

Une heure plus tard, de nouvelles traces intriguèrent la jeune femme à la crinière noire, ce n'était plus des traces de pas de licorne mais d'humains. Des empreintes terriblement fraîches, trop récentes, qui signifiaient qu'ils étaient encore non loin. Que de simples humains fabriquaient par-ici ? Une mission ? Perdus ? La rôdeuse arqua un fin sourcil et fit arrêter la licorne noire qu'elle montait, balayant l'endroit du regard avec minutie. Si des êtres étaient perdus ici, son devoir était de leur venir en aide, bien qu'ils soient des humains et que la demoiselle apprécie peu cette race. Parce qu'ils avaient le naturel pour la traiter de monstre, comme si la plupart d'eux étaient sains et innocents parce qu'ils étaient humains.

« Je vous ai repéré, humain. »

En dépit de l'humidité et des mauvaises odeurs de l'endroit, l'odorat de la louve avait trahi les êtres cachés, tout comme ses prunelles dorées qui laissaient rarement passer une silhouette. Cirilla descendit d'une impulsion légère du dos de Nabym, lui offrant une tape sur la croupe afin qu'elle s'éloigne de là, ne sait-on jamais. Le pressentiment que cette situation offrait à la Crocs-de-Sang n'était pas bon, ces types n'étaient pas perdus, ils attendaient quelque chose. Quelqu'un. Une dizaine d'hommes sortirent de leurs cachettes, en armures et armés, mines peu accueillantes sur le visage. Celui qui sembla être le chef de la troupe vint à quelques mètres à peine de la jeune femme aux orbes d'or. Un sourire carnassier fendit les lèvres de l'humain de tête qui portait plus ou moins discrètement une main à une hache de guerre à la lame aiguisée.

« Nous recherchions un vampire gênant mais, Cirilla Crocs-de-Sang, tu es également une cible de choix pour l'un de nos clients. »

Les pupilles de la jeune femme se rétractèrent alors que la lame de la hache fendait l'air, cette-dernière lui aurait sans aucun doute fendue le crâne si la rapidité de Ciri n'avait pas été impressionnante. La lame de la hache percuta dans un hurlement métallique la lame de l'une des épées courtes de la louve. Un grognement trancha alors l'air tandis que la forme de la jeune femme changeait déjà, un collier de fourrure gris apparaissant autour de sa gorge, de sa nuque, la main tenant la garde de son arme fut pourvue de griffes, tout comme l'autre. Sa taille grandit de façon aberrante, ses prunelles devenaient plus animales, des crocs lui poussaient, une queue touffue, ses os grossissaient, ses muscles se développaient. Sous quelle forme était Cirilla ? La dernière. Elle n'avait pas le temps de s'amuser. Pas avec ces pitoyables humains. Par ailleurs, ils étaient nombreux. Armés et certainement dangereux. Puisqu'ils n'étaient pas contre le fait d'attaquer en même temps. En même temps que sa transformation, son aura se déchargea sur les alentours, alourdissant, terrifiant, assujettissant. Une onde ténébreuse qui enveloppait chaque être présent ici, ne lui inspirant que profonde terreur devant cette monstrueuse bête. Pourtant, ils restaient vaillants : tous ensemble, ils vaincraient le loup-garou.

Une lame vint entamer la chair du flanc de la bête qui poussa un hurlement de fureur, lâchant son épée pour préférer ses griffes dangereuses, battant l'air et déchirant le cuir de l'armure de l'un de ses ennemis. Une rage sans nom inondait le corps du loup-garou dont la bave s'écoulait entre ses crocs luisants qui cherchaient à trancher la chair, les tendons de ses nombreux adversaires. Des bruits de combat avaient donc finalement entravés le silence du marécage, des grognements, des hurlements de bête furieuse et des cris de guerre humains. Le sol boueux et humide était inondé par des gerbes de liquide pourpre, venant autant des attaquants que du loup-garou qui se défendait du mieux possible, assaillit par trop de moucherons pour qu'il puisse donner de la tête partout. Une brèche. Cirilla envoya valser contre un arbre un premier corps, plongeant ses griffes acérées dans un autre avant de s'élancer à quatre pattes, le dos courbé, disparaissant beaucoup trop rapidement pour être suivie.

« ON VA TE RATTRAPER CIRILLA ! »

Suivre sa trace grâce à son sang serait en effet assez simple. Ou ses énormes empreintes qui s'enfonçaient dans la boue. Seulement, ses blessures étaient profondes et elle n'avait pas Nabym et donc, ses affaires pour se soigner dans l'immédiat. Mieux valait avoir une stratégie pour détruire ces misérables êtres. La loup-garou se battait habituellement contre des animaux, des bêtes, des créatures. Rarement contre des humains ou autres races de ce genre. Le souffle brûlant, la gueule ensanglantée, la bête filait à une vitesse constante à travers les marais, les arbres tordus, bondissant par-dessus d'énormes racines, continuant sa course suffisamment longtemps pour distancer ses agresseurs.

L'énorme loup aux yeux d'or fut finalement arrêté, ses flancs se soulevaient à un rythme anormale, ses flancs entachés de sang et d'entailles. La bête, adossée à un arbre émettait de légers grognements, parfaitement audibles. Grognements qui s'arrêtèrent en même temps que la forme de Cirilla changeait, devenant plus petite, moins poilue, plus agréable au regard, moins effrayante. La jeune femme se laissa glisser le long du tronc en se tenant le flanc gauche de sa main droite, les mâchoires serrées, les sourcils froncés. Pourquoi fallait-il qu'on lui tombe sans cesse dessus ? Il fallait croire que les Crocs-de-Sang avaient fait passer le message même au sein du Clan de l'Eau : Ne pas épargner Cirilla Crocs-de-Sang. Ramener sa tête à la meute. Belle récompense. Et bien entendu, un portrait de la demoiselle.

« Argh, j'avais perdu l'habitude de ce genre de blessures. »

La jeune femme à la chevelure sombre avait baissé son regard sur son flanc gauche, une belle entaille y courait, partant du début de son dos et venant jusqu'au commencement de son ventre plat. Entaille sur la joue droite, dans le dos, à la cuisse. Ils n'avaient donc aucune honte à s'en prendre à une jeune femme à quinze ? Certainement pas quand cette femme se transformait en un monstre qui ne ferait qu'une bouchée d'eux s'ils étaient seuls. Cirilla soupira légèrement, scrutant avec un calme remarquable les alentours. Pourrait-elle trouver des plantes adéquates pour le soin dans ce marécage ? Peu probable. Cependant, il fallait essayer. Pourtant, quelque chose la dérangeait. Ces types n'étaient pas ici pour elle mais pour un vampire. Devait-elle trouver cet être pour le prévenir ? Bien que ce n'était aucunement dans sa nature, juste pour emmerder ces brigands, elle le ferait avec plaisir. La louve eut un léger sourire, ignorant un instant les bruits des alentours, réfléchissant à quoi pouvait bien ressembler un vampire.
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Mar 20 Oct - 21:39




Errance Solitaire...?



Elle était là. Il le savait. Il sentait sa présence. Il suivait sa trace depuis de longues minutes maintenant, notait chaque empreinte qu'elle avait laissé dans le sol vaseux, reniflant chaque cadavre qu'elle laissait derrière elle. Et soudain, il la vit. Sublime. Luisant sous les rares rayons de lumière qui perçaient la canopée du marécage... Il s'aplatit encore davantage au sol, cherchant à étudier sa réaction, à savoir si ses sens aiguisés l'avaient détecté. Son œil humide teinté d'intelligence semblait guetter quelque chose, mais ce n'était clairement pas lui. Un sourire carnassier se dessina alors sur son visage. Enfin. Après tous ces efforts, il allait être récompensé.
Tel un fauve il bondit, et l'attrapa d'un geste vif et alerte. Il l'avait ! Le vampire émit un grognement satisfait. Il ouvrit légèrement ses doigts pour laisser la grenouille sortir sa tête. C'était une grenouille marron, assez commune d'aspect, mais ses prunelles violettes semblaient clamer l'inverse. Le vampire en était à sa troisième grenouille aujourd'hui, et il n'en était pas peu fier. Ces batraciens n'étaient pas de simples animaux. En effet, ils avaient deux autres atouts. Le premier était de sécréter un violent poison, et certains assassins n'hésitaient pas à en napper leurs lames. Le second, un peu moins connu, était que leur venin, à petite dose et préparé d'une certaine manière, faisait un excellent désinfectant et, et c'était là ce qui intéressait le vampire, était un très bon imperméabilisant et protecteur pour le cuir. Le vampire n'avait aucune autre raison d'être sur les terres du Clan de l'Eau d'ailleurs. Et encore moins dans ce marécage sinistre, dont le seul avantage était d'être tellement peu fréquenté que l'on pouvait s'adonner à la chasse aux grenouilles comme un enfant sans subir le regard moqueur ou dubitatif d'une quelconque tierce personne.

Le vampire, satisfait de sa "récolte", rangea l'animal avec ses confrères dans une bourse attachée à sa ceinture et s'engouffra plus profondément dans le marais, s'éloignant du calme plan d'eau à côté duquel il avait chassé. Il se sentait à l'aise dans cet environnement. L'air y était moite, presque lourd par endroit, et même s'il regrettait parfois le vif vent de ses Montagnes, le côté figé de l'endroit avait ses avantages. Déjà, le moindre bruit résonnait à des dizaines de mètres à la ronde pour qui savait écouter. Ensuite, les Spires était encore plus discernables dans ce lieu chargé d'humidité, et le vampire se dirigeait uniquement grâce à eux, ignorant pour beaucoup le monde matériel.

Tsubaki continua ainsi de longues minutes, se déplaçant souplement et dans le plus grand silence entre les arbres. Soudain, une odeur. Le vampire fronça le nez. Métallique. Du sang. Il se concentra davantage. L'odeur venait de sa droite, à quelques centaines de mètres à peine semblait-il. Comment était-il possible qu'il ne l'ait pas remarquée avant ? Cherchant à comprendre davantage, le vampire huma l'air une nouvelle fois, comptant sur son expérience pour déterminer de quelle créature il pouvait bien s'agir. Après quelques autres bouffées d'air, le vampire n'était sûr que de deux choses. Ce n'était ni un humain, ni un herbivore, l'odeur était trop âpre pour ça. Sa curiosité piquée, le vampire, plus silencieux que jamais, entreprit de se mouvoir vers la source du sang. Il s'acharna à comprimer son aura meurtrière au maximum pour la rendre la plus imperceptible possible. Quelques minutes plus tard, la senteur, qui l'entourait telle un nuage exquis, lui apporta une nouvelle information. La chose était en vie, et seule. Encore plus intéressé, notre Camélia accéléra son pas.

Arrivé à ce qu'il estima de nez être une trentaine de mètres de la victime, il s'arrêta et disparut dans un silence absolu. Il reparut sur la branche d'un arbre tout en souplesse, usant de ses bras comme de ses jambes pour se mouvoir de manière féline entre les cimes des arbres, veillant à ne pas secouer ni les feuilles ni les autres branches plus fines sur lesquelles il n'était pas. Il n'était plus qu'à dix mètres. L'odeur corsée était encore plus forte. Il ferma les yeux, plongeant dans les Spires. Il voyait, dans son univers de lignes bleues, un corps contre un arbre non loin. Visiblement une femme, mais il savait à l'odeur qu'elle n'était pas humaine, même s'il n'arrivait pas à déterminer sa nature exacte. Il s'enquit alors de son état physique. Il sentait plusieurs sources de sang, dont une très importante, sur son côté gauche. Quelles que soit ses intentions, le vampire doutait fortement qu'elle ne soit dangereuse dans l'immédiat.

Il se laissa glisser lentement au pied de l'arbre dans lequel il était, prenant bien soin de dissimuler son visage, et surtout ses yeux aux reflets rougeoyants, sous sa lourde capuche de cuir. Il resta silencieux un instant, réfléchissant à ce qu'il pouvait bien dire dans une situation pareille, surtout lui qui n'était pas doué du tout pour engager la conversation, et à une mourante encore moins...
Il sentit une grenouille se débattre contre sa cuisse avant de lâcher d'une voix sombre voulue neutre:

" Sale journée j'imagine..? "

Il se maudissait déjà de sa question stupide. Ce n'était pas la première fois. Décidément, les relations humaines n'étaient pas un de ses atouts...
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Mer 21 Oct - 0:30

La jeune femme leva lentement ses prunelles d'or vers l'inconnu qui venait de parler, debout, en position de dominance qu'elle n'appréciait aucunement cela en dépit du fait que l'inconnu ne considère peut-être pas cela ainsi. Cirilla eut finalement un léger soupire fatigué, scrutant l'homme pour tenter de découvrir quelque chose, un indice, qui était-il ? Avait-elle été suivit par l'un des hommes de tout à l'heure ? Camouflé comme il était, difficile de déceler quoique ce soit et, si c'était l'un des hommes de tout à l'heure, il n'aurait aucunement perdu de temps à converser avec la bête blessée. Soit il l'aurait achevé, soit il aurait appelé le renfort pour être certain d'en finir. Mais, une question persistait, devait-elle craindre l'inconnu ? Oui. Blessée comme elle était, elle ne durerait pas longtemps dans un nouveau combat. La Crocs-de-Sang grogna légèrement, reniflant l'air qui lui apporta en premier l'odeur de son propre sang, celle de l'humidité, celle de l'homme. Qu'était-il ? Qui était-il ? Elle peinait à reconnaître cette odeur qui n'appartenait aucunement à celle d'un être humain. C'était déjà ça.

« T'es du genre à avoir le sens de l'observation, je me trompe ? »

Répliqua dans un grognement la louve alors qu'elle se redressait, le dos contre le tronc et poussant simplement avec ses jambes afin de faire le moins de geste possible. Seulement, un léger gémissement plaintif s'échappa d'entre ses lèvres rosées, la blessure de son dos avait malheureusement été en bref contact avec l'écorce, douloureux. Dans tout les cas, malgré son état, Cirilla ne perdait pas son sens de la moquerie, affichant un léger sourire amusé en scrutant l'homme. Du bout des doigts de sa main gauche, elle effleura la légère taillade à sa joue droite, fronçant ses fins sourcils sombres en grognant de nouveau comme une bête.

« Tout ça à cause d'un foutu vampire qu'ils recherchaient... 'Faut toujours que ça tombe sur moi, les embrouilles. »

La louve fut finalement stabilisée sur ses appuis, observant une dernière fois ses blessures. Que comptait faire cet inconnu ? Venait-il simplement prendre des nouvelles d'une jeune femme ensanglantée, passait-il simplement par-là ? Le fait qu'il soit plus ou moins tombé de l'arbre lui indiquait l'inverse. Aurait-il suivi sa trace de part ses empreintes, son sang ? Si tel était le cas, les humains de tout à l'heure ne serait pas non plus bien long à arriver. Il fallait partir de façon urgente, ils étaient trop nombreux pour qu'elle s'en débarrasse seule et au corps à corps. Surtout que ces misérables attaquaient tous en même temps, l'enfermant dans un cercle impossible à franchir, piquant de leurs lames avant de reculer, l'empêchant presque de se bouger. Une technique assez intelligente face à une bête comme elle qui avait tout de même besoin d'assez d'espace pour se mouvoir. Ils n'étaient pas si imbéciles que cela, ces humains.

« Après tout, tu es aussi peut-être là pour ce vampire ? Dans tout les cas, les types qui m'ont attaqué vont bientôt arriver, tu comptes m'empêcher de fuir ou non ? Afin qu'on soit fixé. »

Fuir. Du moins tenter avant que le sang qu'elle perdait ne soit trop important, qu'elle perde connaissance. Le mieux aurait été de retrouver Nabym afin de se procurer des soins rudimentaires, elle n'avait au final par le temps de s'amuser à chercher des plantes maintenant. Cirilla s'avança légèrement, passant aux côtés de l'inconnu à la capuche en le bousculant légèrement, sans vraiment y faire attention. La demoiselle aux yeux dorés porta des doigts à sa bouche et siffla longuement, se stoppant ensuite. Ce qu'elle venait de faire était encore plus risqué, les brigands pourraient en plus se repérer à l'aide de cet unique sifflement. Mais, la licorne noire était plus rapide. La jeune femme tourna de quelques centimètres son visage sur le côté pour observer l'homme, les yeux plissés, intriguée autant que dérangée.

« Qui es-tu ? »

Elle ressentait quelque chose d'étrange, il dégageait un aura peu rassurant mais, c'était très faible. Comme s'il tentait de le camoufler. Un frisson léger arpenta l'échine de la demoiselle qui s'était finalement détournée complètement, reculant de quelques pas. Si elle avait peur ? Aucunement, c'était juste une impression désagréable que dégageait l'être face à elle.



Big Bad Wolf.





« I smell the blood of a petty little coward, here... »
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Mer 21 Oct - 1:51

Le vampire scrutait la moindre des réactions de la jeune femme. Elle était très mal en point, mais il tenait à savoir un tout petit peu plus de quoi il en retournait avant de l'aider. Il en profita pour la détailler davantage et essayer d'emmagasiner un maximum d'informations sur elle. Il ne s'attarda pas ni sur ses cheveux, ni sur ses courbes félines. Il cherchait uniquement des signes distinctifs clairs. Il nota ses prunelles ambrées et les quelques cicatrices qu'il pouvait apercevoir sur le corps de la jeune femme. Ce n'était clairement pas une aristocrate habituée à être enfermée dans un donjon. Et ses yeux lui confirmaient, une fois de plus, qu'elle n'était pas humaine; mais cela l'agaçait davantage de ne pas pouvoir déterminer immédiatement ce qu'elle était. Il discernait plusieurs odeurs sur ses vêtements, en dehors du sang. De la boue, et plusieurs odeurs animales. Il reconnut celle d'un cheval, assez caractéristique, mais ne put discerner les autres. Le nez d'un vampire n'était pas vraiment taillé pour grand chose d'autre que la reconnaissance du sang, après tout, même si Tsubaki se plaisait à penser qu'il avait le nez plutôt fin.
L'inconnue lui envoya une réplique qui aurait pu être cinglante si elle avait été dans un meilleur état, au visage. Le vampire haussa un sourcil, surpris. Il avait connu des gens qui pensaient davantage à leur image qu'à leur bien-être mais il devait avouer que celle-ci paraissait particulièrement attachée à sa liberté d'expression. Il dû réprimer un sourire, le mordant de la jeune femme aurait plu à l'un de ses anciens amis.

Alors qu'il patientait en silence que la jeune femme lui en dise plus pour s'avancer, celle-ci s'exécuta, et ce qu'elle raconta au vampire le prit par surprise. Un vampire recherché ? Pour mettre dans un tel état la jeune femme, les poursuivants dudit vampire ne devaient pas être des tendres. Il se demanda un instant si ce vampire pouvait être lui. Impensable. Il n'avait pas mis les pieds sur les terres de "son" Clan depuis des années. Enfin, sa dernière visite avait été plutôt sanglante et il avait mis à sac l'une des grandes familles de la mafia d'Aquaris, certes... Mais était-ce réellement une raison ? Un frisson dans l'air. Il tourna la tête, scrutant les profondeurs du marais de ses yeux rougeoyants. Rien d'inquiétant apparemment. Pour le moment.

Il ramena son regard vers la jeune femme, qui lui posa la question la plus directe et tranchante qu'on avait pu lui poser depuis bien longtemps. Il haussa un sourcil. Blessée comme elle l'était, elle ne pouvait pas être bien dangereuse, et rester ainsi la tête couverte face à une Dame n'était guère poli. D'un rapide mouvement de main, le vampire ôta sa capuche, révélant son visage sévère balayé par des mèches noires luisantes aux reflets turquoises. Ses yeux d'un noir profond fixaient la jeune femme, et alors, d'une voix grave voulue égale, il répondit.

" Je me nomme Tsubaki, ma Dame. - Il insista sur la dernière partie de sa phrase avec cynisme - Je ne suis ici que par pur quête personnelle. Mais si je peux un tant soit peu vous aider, nous trouverons un accord. "

Se faisant, le vampire s'avança d'un pas lent et décidé. La jeune femme ne pouvait pas dire grand chose de toute façon. Une fois à moins de trois mètres d'elle, il s'accroupit. Levant sa paume devant lui, il fit apparaitre quelques flocons virevoltants au-dessus de celle-ci, comme pour informer l'inconnue de ses intentions. Il plongea ses yeux dans ceux de l'inconnue une seconde, puis, captant son souffle irrégulier, se décida à agir sur le champ. Il apposa sa main sur le sol et y fit courir sa magie. Bientôt, plusieurs tentacules gelées s'élevèrent du sol et s'enroulèrent élégamment autour de ses membres, ne gelant de façon solide que les plaies suintantes, stoppant immédiatement les saignements. Tsubaki eut cependant plus de mal à cautériser la blessure du torse de la jeune femme. Il fit de son mieux pour rapprocher les chairs déchirées, mais il savait que malgré tous ses efforts, la solution ne serait que temporaire.

Une fois sa tâche achevée, le vampire rappela sa magie à lui, ne laissant visibles que les plaques de glace translucide et luisante à l'endroit des plaies. Il fixa un instant la blessée, à la recherche d'une quelconque réaction négative, puis leva la tête. Du bruit. Pas juste à côté, mais se rapprochant. De plusieurs endroits. Il lui sembla capter une lueur au loin, mais sa vision n'était pas aussi bonne que son ouïe. Alors, il entendit distinctement un cri au loin. Il se releva d'un coup sec, cherchant la source. Plusieurs personnes arrivaient, à plus de cent mètres de là. Ils arriveraient rapidement. Le vampire grogna, dévoilant ses canines effilées.

" Et bien, j'ai l'impression que vos petits amis nous ont retrouvés... "

Le vampire n'avait pas l'intention de la laisser mourir là, mais il ne savait pas si elle préférait finir exécutée par ces bouchers ou sauvée, pour l'instant, par un inconnu.
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Mer 21 Oct - 3:04


La jeune femme observa le visage finalement découvert de son interlocuteur qui inspirait énormément de froideur, il avait cependant un faciès agréable au regard. Les prunelles d'or se heurtèrent un bref instant à celle d'ébène alors que le jeune homme s'exprimait finalement. Empreint d'une pointe de cynisme à l'un des moments de ses paroles, chose que Cirilla releva effectivement, fronçant ses fins sourcils sombres et affichant une moue agacée. Cependant, cette expression se modifia lorsque le jeune homme à la crinière sombre s'approcha lentement mais avec détermination, s'arrêtant non loin sous le regard intrigué de la louve. Cette-dernière scrutait ledit Tsubaki, le souffle toujours aussi chaud, sans rythme, distordus au possible autant à cause de la douleur que son essoufflement. La magie. Il avait pour l'instant de bonne intentions puisque des tentacules glacées vinrent s'enrouler autour des membres de la louve peu rassurée, venant stopper les saignements en cautérisant les plus grandes plaies. Le travail fut plus ou moins bien fait, pour la plupart ce fut le cas mais pas pour celle du torse. Cirilla avait les dents serrées durant toute l'opération, les muscles tendus, un grognement imperceptible résonnant dans son être tout entier.

Tout fut ensuite terminé et la louve observa attentivement le travail du jeune homme, effleurant de ses fins doigts blancs son oeuvre. Glacé. C'était froid mais, ainsi, elle risquait bien moins. Aucune réaction négative ne s'émanait de la jeune femme qui finit par déposer un regard neutre sur Tsubaki. Déclarant dans un murmure.

« Merci. »

En dépit de son arrogance, de son caractère bien peu agréable, elle se devait au moins de le remercier. Il aurait très bien ne pas pu faire cela, la laisser ainsi et poursuivre son chemin. Hors, il ne l'avait pas fait. Tandis que Cirilla allait de nouveau s'exprimer, un cri l'interpella, à l'instar de Tsubaki, elle redressa son corps svelte. Plissant ses orbes d'or, scrutant à travers les arbres, distinguant du mouvement. Ils étaient rapides et déjà là. La louve se mit à grogner sourdement, sa peau se plissant au niveau de l'arête de son nez fin, découvrant ses dents blanches. Son grognement s'arrêta quand celui du jeune homme à ses côtés débuta, il découvrit également ses dents et en particulier... deux canines particulièrement impressionnantes, effilées. Définitivement pas un être humain. Mais quel race arborait des canines pareilles ? Se souvenir. Souvenir. La voix de Tsubaki brisa le silence, déclarant simplement que les pseudo amis de la demoiselle débarquaient. En effet, les voix, les rires gras se rapprochaient. Certainement se pensaient-ils à la chasse, à pister une bête blessée. Cirilla ne comptait aucunement se laisser faire, ses entailles étaient fermées par les soins du jeune homme, autant en profiter, surtout que celui-ci semblait apte à apporter son aide.

« Et bien je les attends avec plaisir. »

La voix auparavant plutôt douce malgré sa froideur de la jeune femme avait complètement changé, devenue grave, rauque, plus rien de vraiment humain. Tout comme l'allure qu'elle présentait maintenant. Si Tsubaki se retournait, ce n'était plus la jeune femme à la chevelure sombre qui était là mais une bête. Entre sa forme humaine et celle totale, Cirilla présentait des mâchoires impressionnantes et pourvues d'énormes crocs aiguisées, un collier de fourrure touffue gris foncé autour de la tête, une queue touffue, ses bras n'étaient au bout plus des mains mais de larges pattes pourvues de griffes énormes. Tout comme ses pieds n'en étaient plus. Cependant, la jeune femme conservait sa légère armure de cuir sombre et déjà déchirée par sa précédente transformation et les attaques subies. Le loup-garou entrouvrit son immense gueule, faisant claquer ses mâchoires alors que l'aura sombre et puissante se dégageait de la bête, naviguant autour d'elle et s'étendant de plus en plus. Tout comme son hôte, l'aura n'inspirait que rage, fureur et colère pure, bestiale.

Une dizaine d'hommes arrivèrent alors face aux deux êtres. Le chef, en armure de peau d'ours et tenant une hache de guerre ensanglantée, s'avança en riant grassement, sourire carnassier. Cirilla grogna en guise de réponse, les oreilles basses, scrutant ses ennemis. Cette fois, elle ne se laisserait pas encerclé aussi bêtement, cette fois, elle les dévorerait un par un.

« C'est notre jour de chance les gars ! Deux de nos cibles, on va être riche ! TUONS-LES ! »

Le silence habituellement pesant du marécage fut alors pour de bon tranché par des cris de guerre des hommes qui s'élançaient à quatre sur leurs cibles, brandissant leurs lames sous l'obscurité des arbres du marais. Cirilla évita amplement une épée qui fut abattue avec force, ignorant royalement les légères douleurs de ses précédentes blessures, s'emparant plutôt entre ses pattes du bras de l'humain tenant l'arme. Le lui arrachant d'une force aberrante. Hurlement. Le loup-garou se jeta ensuite sur l'humain dépourvu de son bras droit, plantant ses crocs dans sa chair, grognant de fureur bestiale, bien différente que précédemment. Il n'y avait réellement plus rien de la jeune femme souffrante de tout à l'heure. Plus qu'une bête enragée à la mécanique de combat huilée, animée par un pure désir de destruction. Pourtant, ce qui était certain c'est qu'une fois cet affrontement terminé, Cirilla serait en bien plus piteux état que précédemment.
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Mer 21 Oct - 16:10

Le bruit allait croissant. Ils allaient bientôt avoir de la compagnie. En entendant les hurlements plus distincts de leurs assaillants, le vampire comprit qu'il n'y aurait que la voix des armes pour faire cesser cette folie. Il soupira allégrement, vidant ses poumons bruyamment. Et bien, lui qui tentait de vivre loin du sang, il fallait croire qu'il était condamner à y revenir... Il approxima le temps qu'il lui restait avant l'assaut. C'était suffisant. Sans se presser, presque avec délicatesse, le vampire ôta sa précieuse veste de cuir et la fit disparaitre. Il l'avait téléportée dans le creux d'un arbre, un peu à l'écart des combats. Il était à présent vêtu d'un simple débardeur de toile noire, doublé par endroits de plaques de cuir pour plus de robustesse. Il ajusta alors ses mitaines de combat. Il n'avait pas l'intention d'user d'armes, il ne le faisait jamais d'ailleurs, et ces mitaines étaient adaptées à son style de combat au corps à corps. Doublées d'une plaque de métal, elles pouvaient lui permettre de dévier les lames vicieuses qui tentaient de raccourcir sa vie. Il était prêt.

Il jeta un oeil à la... Jeune femme ?.. Elle n'en avait plus vraiment l'apparence. Tsubaki fut assez surpris de constater qu'il avait à présent à ses côtés une étrange créature mi-bête mi-humaine. Une louve, se dit-il, et par vraiment la plus petite qu'il aie connu. Il n'avait jamais été réellement confronté à des lycans, en tout cas pas en tant qu'allié. Il en avait vu un certain nombre tomber sous ses coups cependant, notamment lors de sa dernière visite au Clan de l'Eau. Ce n'était sûrement pas le meilleur moment pour en discuter. Déjà, les poursuivants de la jeune femme étaient sur eux. Le vampire espéra que la convalescente ne se démènerait pas trop pour ne pas trop aggraver son état. Mais déjà, il ne pouvait plus penser à autre chose qu'à l'affrontement inévitable qui se présentait.

" C'est notre jour de chance les gars ! Deux de nos cibles, on va être riche ! TUONS-LES ! "

Le vampire haussa un sourcil. Pourquoi est-ce qu'il attirait toujours tous les débiles du coin en manque de pièces ? Les hommes semblaient être une petite dizaine. Et tous humains. Tsubaki retint un rictus amusé. Il allait falloir faire mieux que ça pour l'impressionner. Le plus dur n'allait sûrement pas être de les mettre hors d'état de nuire, mais plutôt de ne pas les tuer, comme les nouveaux principes du vampire le voulaient. C'était parti. Un grand chauve taillé comme un boeuf lui fonça dessus, une lourde hache semblant plus faite pour briser que pour trancher à la main. Il l'abattit avec violence, dans le vide. Le vampire, d'un mouvement souple, le regard dans le vide, avait esquivé sans problème. S'il y avait bien une chose qui ne fonctionnerait pas contre lui, c'était de telles attaques rustres et lentes. Il asséna un violent coup de poing dans le plexus solaire de l'assaillant, lui coupant le souffle soudainement, et l'amena au sol d'un sec coup du tranchant de la main sur sa nuque, contrôlant juste suffisamment sa force pour ne pas rendre le coup mortel. Un de moins.

Deux autres se jetèrent sur lui en même temps. Pour éviter les sabres, le vampire se jeta au sol vivement, puis faucha les jambes de l'un d'un coup de genou, faisant glisser le deuxième sur une plaque de glace de sa fabrication. Un puissant coup de pied dans les côtes et un coup de coude dans la glotte mirent KO les deux agresseurs. Tout allait très vite. Le vampire, lançant pieds et poings comme d'autres auraient lancé dagues et flèches. Ses yeux luisaient à la lueur du sang. Son style de combat, purement martial (il essayait de ne pas utiliser sa magie pour des humains, ce qui lui demandait encore davantage de maitrise), était bien moins flamboyant et impressionnant que celui de la jeune femme qu'il avait secourue. Elle tranchait, déchirait, sans état d'âme. Certains des assaillants étaient d'ailleurs bien plus impressionnés par la louve, même si celle-ci était blessée, et venaient tenter leur chance auprès du vampire, qui les accueillait d'un coup bien senti qui les faisait regretter leur choix. Le combat n'était pas sans tirer sur l'endurance du Camélia. A bondir, dévier les lames, viser les points sensibles sans viser les points vitaux, esquiver, prévoir les mouvements des autres adversaires,... C'était une concentration intense de chaque instant et après avoir passé plusieurs semaines, voire plusieurs mois, isolé, les muscles du vampire sentaient l'effort. Mais il tiendrait. La seule chose dans la situation actuelle qui le rendait plutôt satisfait était qu'à part un poignard empoisonné qu'il avait envoyé valdinguer, les brigands ne semblaient pas vouloir tenter d'autre coup fourré.

Après plusieurs dizaines de minutes éreintantes, tout était fini. Le vampire prit une grande inspiration. Il balaya la scène du regard. De son côté, les corps gémissaient dans leur inconscience. Aucun n'était mort, même si celui qui avait tenté de l'empoisonner avait éveillé sa colère et devait compter une bonne dizaine de fractures. Lui, il n'avait pas grand chose. Une bonne crampe à la cuisse gauche, plusieurs hématomes, notamment sur le dos, et quelques estafilades sanglantes dues à des esquives trop lentes.
Une fois le bilan de son camp effectué, il analysa la scène qu'offrait la louve. Du sang. Beaucoup. Elle ne faisait décidément pas dans la dentelle, ce qui lui aurait plutôt plu quelques années plus tôt, mais la vie avait à présent trop de valeur à ses yeux. Elle avait bien combattu au vu de son état, mais maintenant, elle faisait triste mine. Le vampire commença à s'avancer vers elle afin de lui offrir son aide. Il avait dans ses sacoches, avec sa veste, un nécessaire de premier soin qui pouvait se révéler utile, mais il n'était pas guérisseur.

Il resta à quelque distance de la jeune femme, se méfiant d'elle comme d'une bête blessée.

" Il va falloir qu'on te sorte de là. "

Dit-il, ses yeux encore rouge par la furie du combat.
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Mer 21 Oct - 18:52

Cirilla n'avait jamais fait attention à la valeur de la vie chez ses ennemis, se fichant complètement de savoir s'ils avaient une famille, des enfants qui les attendaient, une femme, des proches. Seul importait sa survie et la bête ne laissait pas de survivants lorsqu'elle attaquait. Ou très rarement. Quand la machine se mettait en marche, c'était un carnage, le goût du sang, l'odeur, la peur, les hurlements. Il n'y avait pas de compassion, pas d'empathie, pas de pitié. Ce n'était qu'un monstre dont la mécanique était purement dicté par la chair et le sang. L'homme à qui elle venait d'arracher un bras gémissait encore, s'arrêtant bientôt lorsqu'un coup de griffe terrifiant en termina avec sa vie. Deux des attaquants ralentirent, s'observant. Attaquer la bête avait-été plus simple tout à l'heure, pourquoi maintenant, elle inspirait bien plus de terreur ? Son état de bête blessée lui réveillait une envie de survivre hallucinante, à tel point qu'elle se jeta d'elle-même sur les deux attaquants, en envoyant un valser dans la boue et arrachant littéralement et purement la tête de l'autre. Une lame vint se ficher dans son dos, faisant un instant flancher le loup-garou enragé qui se détourna vers l'assaillant, lueur carnassière dans les prunelles. L'humain recula, abandonnant son poignard dans le dos du monstre qui leva son bras droit, lacérant le corps faible de l'humain.

Une lance manqua d'empaler le corps alternatif de la jeune femme qui parvint à l'attraper de sa main gauche, la renvoyant avec une force ahurissante vers le lanceur. Grognements, une autre lance. Celle-ci avait été particulièrement bien envoyée, tranchant juste derrière le genou gauche de la bête qui flancha de nouveau, handicapée dans ses mouvements. Cependant, elle s'empara également de cette lance et la renvoya dans un hurlement furieux, attrapant entre ses griffes ceux qui osaient trop s'approcher, dévorant la chair sans une once de remords. Elle n'en aurait pas pour eux. Jamais.

Ce carnage fut terminé après d'autre cadavres. Cirilla avait reculé, le corps faible et tremblant autant par l'essoufflement que les blessures qui brûlaient terriblement, son souffle était chaud, distordu. Toujours sous sa forme alternative, elle scrutait les corps gémissants du côté de l'être vampirique qui s'était battu avec énormément d'application, neutralisant avec habileté ses ennemis sans leur ôter la vie, tout l'inverse de la bête grise. La louve était à quatre pattes, se laissant ensuite doucement glisser à genoux, fixant le sol, ses flancs se soulevant parfois rapidement, parfois lentement, le cœur battant bien trop rapidement. Se calmer. Doucement. Calme. En dépit de son piteux état, le visage mi-humain mi-lupin de la jeune femme restait incroyablement neutre, comme si elle était sonnée. Du bruit la sortit finalement de sa torpeur et sa tête se tourna rapidement en direction du vampire aux prunelles devenues rubescentes lors du combat. Malgré que le jeune homme semblait plein de bonnes intentions, Cirilla ne pu s'empêcher de grogner, le scrutant, les pupilles rétractées. Pourtant, la simple phrase du vampire sembla quelque peu apaiser la bête blessée.

Des bruits de sabots se firent entendre, suivit d'un petit hennissement. Une licorne noire débarqua alors, arborant des larges lanières de cuir servant à retenir des sacs emplis de vivres, vêtements et autre. Une tête de broux se trouvant sur le côté droit et une de mort-vivant sur le gauche. Nabym. Cirilla, toujours sous forme alternative leva les yeux vers sa monture et tendit doucement un bras, la pointant du doigt avant de s'exprimer à l'attention de Tsubaki.

« Prends... le manteau noir dans le sac de droite. Il me le faut pour reprendre ma forme humaine. »

La jument était arrêtée non loin du duo de combattants, observant sans aucun bruit le champ de bataille où les corps s'étaient amoncelés. Cirilla observait à présent l'être vampirique, l'air fatigué. Si il lui fallait le manteau, ce n'était pas réellement parce qu'elle en avait besoin pour reprendre sa forme humaine, elle aurait pu le faire sans problème mais, avec ses transformations à répétition et les lames qui avaient déchirés sa légère armure de cuir, elle n'avait plus rien. Et loin d'elle était l'envie de se retrouver en sous-vêtements ici. La louve jeta un œil à sa jambe gauche amochée, soupirant lentement. Elle qui appréciait l'aide seulement à petite dose, voilà que l'être vampirique ici présent lui serait encore d'une grande aide pour la suite des choses.

« Je crois que je ne peux plus marcher sur cette jambe. »



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Mer 21 Oct - 19:24

Une chose était sûre, la louve, dans toute la splendeur de sa fureur, n'avait pas ménagé ses efforts. Le vampire regarda d'un oeil las les membres arrachés et les flaques de liquide écarlates dans lesquelles l'inconnue avait combattu. Ah ça, comparé à Tsubaki, elle avait été à la fois plus violente et plus désordonnée. Mais seul le résultat comptait. Il remarqua qu'un de ceux qu'il avait sonnés montrait des signes de réveil, et s'assura qu'il resterait sagement endormi d'un bon coup de talon. Sale besogne que la guerre. Il était d'autant plus dépité que ces pauvres hommes, bien que lourdement armés pour leur tâche, semblaient n'avoir reçu qu'une éducation rudimentaire au combat. Il se demandait quel dignitaire revanchard avait bien pu leur souffler l'idée de courir à leur perte. Il soupira. Ah, les humains...

Il reporta son attention sur la louve, qui avait grogné à son approche, et remarqua alors la licorne noire, étrangement arnachée, qui s'avançait. A la demande de la jeune femme blessée, il lui tendit son manteau, réussissant à s'en emparer malgré les renaclements nerveux de la bête qui devait sentir la situation de sa maitresse. Il en profita pour fouiller les sacoches à la recherche d'un nécessaire de soin. Ne voulant pas paraitre indiscret, et ne trouvant rien en surface, il entreprit d'aller chercher d'un saut dans l'espace ses propres affaires, prenant bien garde à laisser sa précieuse veste à l'abri du sang et de la terre qui maculaient son corps. Alors que la jeune femme vaquaient à ses occupations, il l'entendit parler de sa jambe. Il y jeta un oeil discret. Elle avait raison. Il espérait juste pour elle que les tendons n'étaient pas totalement tranchés. Il acquiesça d'un geste bref:

" Tu arrives à bouger tes orteils ? "

Il savait que la jeune femme devait souffrir, et en arrivait presque à respecter sa pudeur et son contrôle de la douleur. Il avait lui-même frôlé la mort à de multiples reprises et avait appris à respecter les vrais guerriers qui combattaient d'abord avec la force de leur esprit. Sorti de ses réflexions par un hennissement léger de la licorne qui semblait vouloir s'enquérir de l'état de sa cavalière, il se remit à fouiller dans sa propre besace. Il en sorti plusieurs bandages et même un onguent antiseptique et antivenin de sa fabrication. Le vampire en avait toujours sur lui, au cas où il se ferait attaqué pour une raison ou une autre avec une lame empoisonnée, mais, et il le savait, il n'était absolument pas guérisseur. A part cet onguent et poser des bandes, il ne savait pas faire grand chose. Il préférait laisser son corps de vampire faire le travail pour lui.
Il s'approcha néanmoins de la jeune femme avec ses affaires et les posa auprès d'elle, comme pour lui montrer que ce n'était rien d'exceptionnel ni dangereux.

" Tu me laissera te rafistoler au mieux pour te remercier ou ta licorne est aussi médecin ? "

Une tentative d'humour assez pitoyable, mais encore une fois, il n'était vraiment pas doué pour ça. Il s'était accroupi face à la louve et la fixait, les reflets rouges de ses yeux noirs commençant à s'atténuer maintenant le danger écarté.
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Mer 21 Oct - 20:17

S'étant traînée contre un tronc, le demoiselle étendait ses jambes devant elle, usant de délicatesse pour la gauche qui était terriblement douloureuse. Elle avait également vêtit le long manteau noir, laissant la capuche en arrière après avoir reprit sa forme humaine où les douleurs semblaient encore plus difficile à supporter. A présent, pouvait-elle bouger les orteils ? Cirilla grogna de douleur en tentant l'opération, relevant son regard en direction de Tsubaki qui semblait fouiller ses affaires. Nabym s'approchait de sa cavalière, visiblement peu assurée par les blessures qui ornaient le corps de la louve, en dépit de son indépendance, la jument avait développé une grande amitié pour celle qui était devenue sa cavalière au prix de quelques blessures et de longs jours. La Crocs-de-Sang soupira légèrement en tapotant affectueusement le nez humide de la licorne sombre, ne lâchant cependant pas du regard les faits et gestes de l'être vampirique, se remémorant quelques histoires de son géniteur. Arthys Crocs-de-Sang n'avait jamais supporter les vampires, comme beaucoup de loup-garou à ce qu'elle avait pu comprendre à travers divers récits. Cirilla n'y avait jamais réellement fait attention, elle aurait largement préféré une compagnie vampirique à une compagnie lycanthrope.

Dans tous les cas, ce vampire semblait tout à fait enclin à l'aider un minimum. Pourquoi faisait-il cela ? La louve n'en avait strictement aucune idée mais ne comptait pas cracher sur cette aubaine de sortir de là en vie. Alors, lorsqu'il s'approcha en déposant les affaires auprès d'elle, s'accroupissant face à elle tout en tentant un peu d'humour, Cirilla eut un léger sourire en coin. L'air amusé, ses prunelles d'or scrutant celles étranges du vampire qui reprenaient leur couleur initiale, encore quelques reflets persistants. Il était réellement puissant, certainement bien plus qu'elle.

« Je te devrais quelque chose en échange de tout ça, Tsubaki. »

Soupira la louve en appuyant l'arrière de sa tête contre l'écorce, les bras ballants et le corps totalement relaxé, détendu. Elle pardonnait bien au jeune homme sa tentative bancale d'humour, elle qui en avait encore moins. Surtout depuis qu'elle était réduite à l'état de bête traquée, que malgré la force démentielle qui l'habitait grâce à son statut de loup-garou, son cœur était toujours baigné dans une once de peur à l'idée d'être encore trouvée, de devoir encore partir. Nouveau grognement agacé à cette idée avant qu'elle ne repose ses orbes dorées sur le jeune homme, se rappelant alors que si elle connaissait son nom, elle ne l'avait pas donné.

« Je suis Cirilla Crocs-de-Sang. Et si ce n'est pas indiscret, en fait je m'en fiche que ce le soit ou non, pourquoi es-tu recherché ? T'as pas vraiment la tête du type qui cherche les histoires. »

La louve et son tact si évident. Cependant, cela intriguait tout de même la demoiselle, Tsubaki n'avait pas réellement l'air d'être un être cherchant les embrouilles, mais, n'y a t'il pas des dictons disant qu'il ne fallait pas se fier aux apparences ? Peut-être que ce vampire était un monstre sans nom. Très peu probable puisqu'il était actuellement accroupi dans la terre humide à offrir des soins rudimentaires au loup-garou.



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Mer 21 Oct - 21:06

Et bien, se dit le vampire alors qu'il s'affairait à panser la louve, ils n'y avaient pas été de main morte. Il s'appliquait, essayant d'employer au mieux ses maigres connaissances en médecine. La plupart des plaies étaient plutôt propres, déchirures nettes dues à des lames suffisamment aiguisées, et il ne s'y attarda pas, les désinfectant juste et gelant un vaisseau sanguin récalcitrant au besoin. D'autres étaient plus profondes, plus tortueuses, et c'était sans parler de la longue déchirure qu'elle avait sur le côté gauche. Le vampire s'appliqua à rapprocher les chairs au maximum, les fixant à la fois avec sa glace et avec des bandages serrés, s'assurant qu'au moins, l'hémorragie était stoppée. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était le genou de la jeune femme. Derrière celui-ci, une méchante blessure ouverte. Pour l'instant, à part arrêter le saignement et immobiliser la jambe avec une attelle de fortune et des bandages, il ne pouvait pas faire grand chose.

En s'affairant, il remarqua les muscles fins et déliés de la jeune louve. Cela ne faisait que corroborer ce qu'il pensait d'elle. Elle était rompue à l'exercice physique. Il avait rarement vu une jeune femme avec une telle puissance musculaire latente, mais là encore, ses faibles connaissances en matière de lycans l'empêchaient d'être trop catégorique.
Alors qu'il lui bandait la jambe, la jeune femme le remercia et se présenta, lui demandant pourquoi il était recherché. A bien y réfléchir, le vampire se le demandait aussi. Il n'avait pas causé de réel trouble à l'ordre public depuis près d'un an. Lorsque la jeune femme insinua qu'il ne semblait pas chercher ni provoquer les ennuis, sa bouche se déforma en un rictus cynique. Oh, il n'avait pas besoin de les provoquer les ennuis, ils semblaient le trouver tous seuls. Il répondit alors tranquillement, tout en terminant son office:

" Enchanté. Pour ces pauvres bougres - dit-il en désignant d'un mouvement de têtes les corps dispersés autour d'eux -, je n'en ai aucune idée. Je n'ai rien fait d'extraordinaire dernièrement, mais il y a surement assez de raisons de vouloir m'écorcher vif au cours du dernier demi-siècle pour qu'ils aient besoin de plus que ça pour vouloir ma peau. Même si je doute qu'on leur ai vraiment expliqué les risques... "

Il ne disait pas ça en se pensant trop supérieur à ces hommes, mais plutôt parce qu'ils étaient mal entrainés, mal équipés, et certains clairement trop jeunes pour avoir une quelconque expérience du combat. Venant de finir de bander la jeune femme, il se redressa, hochant la tête pour lui même d'un air plutôt satisfait, même s'il savait qu'ils avaient intérêt à trouver un réel médecin rapidement. Alors qu'il essuyait soigneusement ses mains couvertes de sang dans un des bandages restant, il chercha à nouveau le regard d'or de la jeune femme.

" Ah. Moi c'est Tsubaki. "

Les bonnes manières n'avaient jamais été son fort, même lorsqu'il était un haut dignitaire de sa troupe. Remarquant avec dégoût la terre sur ses bras et ses vêtements; le vampire était un maniaque; il se leva et retira son débardeur souillé, révélant son torse musclé parsemé de bleus, coupures en cours de cicatrisation accélérée et autres cicatrices. Il passa sa main sur son torse, usant de sa magie pour se laver au mieux. Il aurait bien besoin d'une bonne douche...

Il nettoya son corsage au mieux, dépoussiérera son pantalon et son visage, puis reprit sa veste de cuir sur une branche pour la revêtir, soupirant de contentement en sentant la douce doublure de fourrure entrer en contact avec sa peau nue. Une fois toiletté, il lança pour la jeune louve.

" On campe là où tu te sens d'aller chercher un vrai guérisseur ? "
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Jeu 22 Oct - 0:00

Malgré la surprise qui s'empara un instant de la jeune femme, elle n'en montra rien, conservant un air neutre tandis que le jeune homme faisait son possible pour rapprocher les chairs et offrir des premiers soins. C'était également douloureux mais, il fallait bien passer par-là. Alors la louve ne disait rien, plutôt intriguée par ce vampire qui disait avoir vécu déjà plus d'un demi-siècle, il était donc si vieux que cela ? Les êtres vampiriques devaient rester jeune même lorsqu'ils étaient extrêmement âgés ? Doué d'immortalité ou ayant simplement une longévité impressionnante, un peu comme les elfes. Cirilla eut un sourire amusé, c'était clair que ces brigands avaient été fous de vouloir s'en prendre ainsi au vampire, il renfermait une grande puissance, la louve le pressentait. Une bonne vitesse, également. Vitesse que la louve n'avait pas en combat, lourde carcasse qu'elle devait mouvoir avec attention, on avait tout le temps de l'attaquer dans le dos lorsqu'elle déchirait en deux un être. Autant en course elle était remarquable, autant lorsqu'elle se battait, c'était une toute autre histoire. Enfin, le loup-garou savait qu'elle ne pouvait pas être doté en plus d'une force phénoménale et d'une vitesse à couper le souffle.

Lorsque Tsubaki eut terminé, Cirilla observa attentivement le travail du jeune homme, un fin sourire flottant sur ses lèvres rosées, sa jambe était enfermée dans une attelle rudimentaire mais utile et de nombreuses parties de son corps étaient bandées. Les prunelles dorées de la jeune femme se levèrent alors en direction de son sauveur qui se nettoyait de la boue et du sang, ayant enlevé son débardeur afin de se nettoyer avec plus de minutie, dévoilant un corps musclé et formé au combat, quelques blessures superficielles y résidant suite au combat. Le laissant se nettoyer, la Crocs-de-Sang tenta une première fois de se relever, ne pouvant aucunement plier sa jambe gauche tendue, pliant alors la droite et s'appuyant contre le tronc avec difficulté, glissant son dos contre l'écorce et se hissant à la force de ses bras et de sa jambe droite. Un bras contre l'arbre, elle se stabilisa plus ou moins. Un grognement agacé franchit la barrière de ses lèvres aux dernières paroles de Tsubaki, remontant fièrement son menton, la louve répliqua.

« Je suis peut-être amochée mais, ce n'est pas cela qui va m'empêcher de continuer. J'en ai vu pires. »

Elle avait surtout perdu l'habitude contre de trop nombreux ennemis. Et surtout aux races qui résidaient dans les clans, davantage habituée à se battre contre les créatures et monstruosités qui hantaient les terres hostiles. Cirilla évalua la distance qui la séparait de sa monture mais, avant qu'elle ne fasse un pas, la licorne s'approcha d'elle, renâclant brièvement avant de s'ébrouer. La louve passa une main sur le chanfrein de l'équidé puis glissa lentement son regard en direction de Tsubaki, son visage neutre revenu au galop.

« En route ? Je n'ai pas spécialement envie qu'un Basilic nous tombe dessus. Tu veux monter sur Nabym ou tu préfères marcher à côté ? »

Disant cela, la jeune femme avait posé deux mains sur le dos musclé de la licorne noire, attendant également de l'aide de la part du vampire pour y monter. Par ailleurs, Cirilla ne connaissait aucunement le chemin de la capitale, y étant allé que très peu de fois et, la dernière fois qu'elle avait réellement visité le marécage, c'était simplement pour se rendre au lac, et non à Aquaris. Soupirant, la louve détourna de quelques centimètres son visage, scrutant du coin de l’œil le jeune homme qui était pourtant pas si jeune que cela.

« Pour les soins... Hrm. Merci. »

Fit la jeune femme avec un peu plus de froideur qu'elle ne l'aurait désiré, ayant perdu l'habitude des remerciements et qu'on lui vienne ainsi en aide. Le peu de personnes qui venaient la voir, c'était soit pour attenter à sa vie, soit pour quémander de l'aide. Cela lui faisait donc assez étrange qu'on s'occupe ainsi d'elle, qu'on lui offre un minimum d'attention autre que pour l'exterminer. Dans tout les cas, ces remerciements ne lui brûlaient pas la langue et en dépit de ce qu'elle démontrait, Cirilla était bien contente d'avoir un peu de compagnie.



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Jeu 22 Oct - 1:05

Quelle ne fut pas la surprise du vampire quand la jeune louve refusa avec véhémence de faire une pause. Il dû réprimer un sourire doux. La jeune femme lui rappelait vraiment quelqu'un avec ses répliques cinglantes et son caractère bien trempé. Son regard sévère se teinta de nostalgie l'espace d'un souffle. Il se reprit en voyant la louve le fixer de ses prunelles d'ambre. Apparemment, la jeune femme attendait votre serviteur pour monter sur sa jument. En comprenant ses intentions, le jeune homme haussa un sourcil amusé. Il s'approcha de la jeune femme sans lâcher son regard, s'amusant d'y déceler si facilement autant d'émotions. Il proposa alors son aide à la demoiselle, la soulevant à bout de bras de façon à ce qu'elle puisse passer sa jambe par-dessus le dos de la licorne sans aucun effort.

Une fois la jeune femme installée, celle-ci lui demanda s'il voulait monter avec elle ou préférait marcher à ses côtés. Pour Tsubaki, la réponse était claire. Il n'avait jamais aimé l'idée de mettre sa destinée entre les pattes d'une bestiole, aussi mignonne soit-elle. D'autant qu'il se déplaçait bien assez vite par lui-même. Il répondit alors rapidement, rattachant ses diverses sacoches de cuir à sa taille:

" Très peu pour moi. Je suivrai, quelle que soit l'allure choisie. "

Comme pour affirmer sa position, le vampire croisa les bras. Alors, jetant un dernier clin d'œil à la scène morbide autour d'eux, le vampire initia la marche, se dirigeant naturellement dans la direction la plus directe pour s'échapper des marais néfastes, attentif à l'attitude de la jeune femme, au cas où celle-ci avait une idée précise de la direction qu'elle souhaitait prendre. Avant que celle-ci ne puisse répliquer quoi que ce soit, il posa alors une question qui lui brulait la langue depuis un petit moment maintenant:

" Au fait... Comment est-ce que tu as réussi à te mettre ces gus à dos si ce n'était pas toi qu'ils cherchaient ?.. "

Au vu du caractère de la demoiselle, nulle doute que son agressivité avait joué, mais il se demandait jusqu'à quel point...
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Jeu 22 Oct - 2:48

Cirilla hocha simplement sa tête, se tenant droite sur sa monture qui se mit au pas, suivant tranquillement le vampire qui avait débuté la marche. Nabym accélérant un peu son allure sous une légère pression de la part de sa cavalière qui désirait très peu rester plus longtemps au sein de ce marécage. L'étrange convoi quittait alors le champ de bataille où quelques victimes gémissaient encore, certainement bien refroidis dans leur quête d'argent, après ce qu'il venait de se passer. La jeune femme n'esquissait aucun geste, silencieuse, observant droit devant elle, l'air pensive. Ce fut jusqu'à l'interpellation de Tsubaki, ce dernier posant une question tout à fait pertinente et qui devait peut-être courir depuis un petit moment dans l'esprit de l'être vampirique. La louve soupira légèrement, déviant ses prunelles d'or en direction du jeune homme.

« Disons que ce sont... Des histoires de famille, ils m'avaient visiblement aussi dans leurs contrats et que je passe par-là était une aubaine pour eux. »

Des histoires de familles bien compliquées et harassantes, en particulier depuis que les Crocs-de-Sang avaient réussi à mettre une bonne partie des membres du Clan du Feu sur le dos de Cirilla, et même quelques uns du Clan de l'Eau. Du moins, beaucoup d'assassins et de types en quête d'argent. Combien de fois avait-elle déjà du changer d'emplacement d'habitations ? Trop. Et la Forêt Rousse devenait un piètre repaire, elle allait devoir la quitter, même quitter le territoire du Clan du Feu. Rester sur celui de l'Eau était également exclu, peut-être allait-elle finalement se retrancher dans une habitation au sein de son Clan ? Non, la louve n'en éprouvait pas l'envie. Du moins, pas pour le moment. Enfin bref, les douleurs de son corps étaient toujours bien présente et Ciri crevait d'envie de sortir de là, en particulier pour sa jambe, que ferait-elle si elle la perdait ? Impensable. Une rôdeuse comme elle devait avoir deux jambes en parfait été, c'était crucial.



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Jeu 22 Oct - 18:05
HRP/ Je vérouille ! Suite à Aquaris :B
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